Lipsynch de Robert Lepage: très très fort

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Très très fort, voici les mots pour décrire le nouveu spectacle Lipsynch de Robert Lepage, qui réunit du 31 mai au 7 juin au Festival TransAmériques de Montréal (FTA) une dizaine de collaborateurs d’origines et de spécialités diverses (chanteurs d’opéra, comédiens et spécialistes de la voix de Grande-Bretagne, d’Espagne, du Brésil, d’Allemagne et du Canada). Photo: Victor Diaz

Honnêtement, je suis de près l'oeuvre de Robert Lepage depuis 1986 au Théâtre Périscope et je dois avouer que Lipsynch est l'aboutissement ultime de la carrière de M. Lepage.

Ce «work in progress» de 5h20 (incluant deux entractes respectifs de 30 minutes et 20 minutes) suscite une réaction instantanée et intense chez le spectateur. On parle d'une pièce fleuve hyper drôle et à la fois sérieuse sur bien des sujets. Le sujet principal cependant est la voix humaine sous toutes ses formes.

On en vient à la conclusion que la parole est prise pour acquis par les gens de la société, alors que c'est un don, un besoin et une nécessité à la fois.

Le spectacle amène aussi une réflexion sur les abus sexuels, sur la création de l'Univers et sur les relations familiales.

L'humour est très présent dans ce spectacle, qui est très rafraîchissant. On rit tellement de bon coeur à certains moments, qu'on se croirait même dans une pièce de théâtre d'été (je dis ça au sens non péjoratif du terme). On rigole dans ce spectacle et on aime l'humour prononcé de Robert Lepage.

Lipsynch, est une coproduction Québec-Angleterre-Allemagne et Espagne. La pièce est joué en anglais, en allemand, en français et en espagnol, le tout présenté avec ds sous-titres français sur un écran numérique.

Le spectacle, qui devrait faire l'objet d'un film selon moi, raconte la vie de sept personnages, tous intereliés d'une certaine manière. L'histoire est celle d'une jeune prostituée de 17 ans, Guadalupe, qui meurt d'une overdose de drogue dans un avion, ce qui amène l'adoption de son bébé Jeremy par une chanteuse d'opéra, Ana. À partir de cela, on suit l'évolution de Ana et et de Jeremy, à travers des passages à Tenerife, Montréal, Hambourg, Londres, Newcastle, Madrid...On se paie même quelques flashbacks dans la vie de Lupe (Guadalupe).

On retiendra leu jeu juste et convaincant de la soprano Rebecca Blankenship et du Canadien Rick Miller, une belle découverte en ce qui me concerne.

Je persiste à croire que le génie de Robert Lepage est toujours en évolution dans la bonne voie. Les 5h20 d'hier étaient un pur bonheur.

Sur la photo: Le monsieur en costard derrière bouge de gauche à droite imitant l'arrivée à une station de train de métro. C'est ça le punch visuel des touts petits extraits présentés à la presse cet après-midi. Très cool mais sur une pièce de cinq heures, mais c'est une infime virgule pour nous mettre dans l'ambiance de ce chef-d'oeuvre.

www.fta.qc.ca

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