Les sorties de disque de la semaine

Voici une sélection de disques sortis cette semaine: Archive: "Lights" (Warner). Le départ du chanteur irlandais Craig Walker n'a pas entraîné la fin du groupe. Cet opus semble au contraire sonner l'heure d'une nouvelle ère avec Pollard Berrier, jeune chanteur américain installé en Autriche et ancien membre du très novateur Bauchklang. Son timbre sensuel est mis en valeur par les ondulations lascives, parfois psychédéliques d'un album très aérien, parfois cinématographique.
Archive passe d'un titre aux sonorités trip-hop à un autre carrément rock comme le single "System" avant de proposer "Lights", un morceau qui marie à la fois la mélancolie et les rythmes électroniques saccadés.
Darius Keeler et Danny Griffith, producteurs et multi-instrumentistes, ont fondé le collectif trip-hop en 1994. Archive a connu son premier succès en 1996 avec "Londinium", mais c'est le troisième album, "You All Look The Same To Me", et surtout le recrutement de Craig Walker qui permettra au groupe d'accéder à la notoriété, grâce notamment au single "Again".
En 2003, Archive a réalisé la bande-son du film "Michel Vaillant" produit par Luc Besson. Le groupe se produira notamment le 2 juillet à Belfort dans le cadre du festival des Eurockéennes, le 8 à Paris pour le festival Solidays ou encore le 18 au festival de Vienne.
Pet Shop Boys: "Fundamental" (EMI). C'est le neuvième album studio d'un groupe toujours aussi inspiré après vingt ans de carrière. Neil Tennant et Chris Lowe se sont associés les services de Trevor Horn, auteur entre autres du fameux "Relax" de Frankie Goes To Hollywood.
L'ambiance disco est encore bien présente sur ce disque avec des titres taillés pour les pistes comme "Minimal" ou "Integral" qui referme l'opus, mais aussi de délicates ballades à l'instar du très planant "Indefinitive Leave To Remain".
Derrière la musique se cachent aussi des propos parfois acerbes. Ceux de la chanson "I'm With Stupid" dénoncent le comportement de certains politiques tels George W. Bush.
Michel Jonasz: "Best Of" (Warner). Ce double CD rassemble 37 des plus belles chansons de Michel Jonasz comme "Les vacances au bord de la mer", "Super Nana", "La boîte de jazz", "Je voulais te dire que je t'attends", "Lucille", "Dites-moi", "Minuit sonne", "Les wagonnets", "Joueur de blues", "J'veux pas qu'tu t'en ailles", "Lord Have Mercy", "La fabuleuse histoire de Mister Swing", mais aussi deux inédits: "Le ragtime à la Scott Joplin" et "Le premier baiser".
Sniper: "Trait Pour Trait" (Warner). "Sobre, simple. On t'emmène dans notre monde. Allez, grimpe... On reste vrai, prêt et discret. Mec, c'est du trait pour trait", assure le trio dans "Trait Pour Trait", le premier titre qui donne son nom à l'album. Il fait un constat, parfois drôle ("Génération Tanguy"), sensible sur la vie à deux ("Elle"), mais aussi révolté, voire agressif, dans "Brûle" sur lequel les rejoint Joey Starr pour une diatribe colérique contre les politiques d'immigration et les élus taxés "d'irresponsables qui multiplient les maladresses".
Les trois membres de Sniper qui se sont rencontrés à Deuil-la-Barre en banlieue parisienne ont en commun d'avoir commencé le rap, très jeune, dès l'âge de 13 ans.
Le groupe a été créé pendant les "Hip Hop Folies" des Francofolies de La Rochelle. Leur premier album, "Du rire aux larmes" sorti en 2001, s'est écoulé à plus de 250.000 exemplaires. C'est en 2003 que Sniper s'est affirmé comme l'un des poids-lourds de l'industrie du rap français en vendant 400.000 copies de "Gravé dans la roche", son second opus.
Elisa Tovati: "Je ne mâche pas les mots" (Mercury). Pour ce nouvel opus, Elisa Tovati est servie par une belle équipe. Elle pose sa voix, tantôt légère, parfois plus grave, toujours enjôleuse, sur des textes finement écrits par Vincent Baguian comme "Débile Menthol": "A bouche perdue, je mastique... Tu m'as rendue débile menthol. Tu m'as rendue accro au Sorbitol. Désormais, je te colle", chante-t-elle sur des airs country-folk. Plus sensuelle encore, elle évoque les plaisirs solitaires avec "5 minutes pour moi toute seule": "Le doigt guidé par la morale, je fais le bien, jamais le mal"...
La trentenaire parle aussi de son "Psy" qui a changé sa vie, explique qu'elle se fout de prendre des kilos ("Je compense donc je suis") avant de partir pour un voyage solitaire "Au fond de son bain". Sur "Fin de partie", elle fustige les hommes, accros au football, capables de s'affaler en jogging sur un canapé à regarder un Chelsea-Liverpool.
Après avoir été animatrice pour la télé, Elisa Tovati, formée au cours Florent, a tourné dans plusieurs séries comme "Navarro" avant de faire ses premiers pas au cinéma dans "Macho" de Bigas Luna en 1983. Mais c'est son rôle de fiancée de José Garcia dans "La vérité si je mens! 2" de Thomas Gilou qui l'a fait connaître du grand public.
Source: AP

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