Les parutions de la rentrée 2012 chez Lévesque éditeur

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Lévesque éditeur propose huit titres pour la rentrée littéraire 2012.

JANVIER

Nicolas Tremblay, Une estafette chez Artaud, roman.

Une estafette, dans le monde de la boxe olympique, est le messager chargé de transmettre le résultat d’un combat à l’annonceur. Ce rôle avait été dévolu à Nicolas Tremblay dans sa prime adolescence, au moment où son identité sexuelle était encore ambiguë, telle celle du jeune empereur romain décadent Héliogabale. Mais qu’arrive-t-il lorsque le messager, alter ego de l’auteur du roman que vous tenez, est à la fois un voleur et un pasticheur qui se croit le créateur du message qu’il devait livrer ? Une histoire d’usurpation commence là où le vrai et le faux se confondent. Une estafette chez Artaud est un ouvrage qui mélange les genres littéraires. C’est une autofiction dérisoire qui intègre une biographie condensée d’Artaud, une présentation de son mythe tout comme une étude de son oeuvre. On y trouve une prose enlevante à laquelle s’ajoutent, ici et là, de la poésie et même du théâtre.

Nicolas Tremblay enseigne la littérature au Collège Lionel-Groulx et est le directeur de la rédaction d’XYZ. La revue de la nouvelle. Il a publié en 2010, chez Lévesque éditeur, un recueil de nouvelles intitulé L’esprit en boîte. Une estafette chez Artaud est son premier roman.

FÉVRIER

Sergio Kokis, Amerika, roman.

Au début du xxe siècle, à Lazispils, une petite bourgade d’une région de Livonie (Lettonie), le pasteur protestant Waldemar Salis, constatant le misérabilisme de ses paysans, se met à rêver de la mythique Amérique. Il convainc les habitants que la richesse se trouve en Amérique du Sud et se prépare à assurer leur départ par bateau de la Lettonie jusqu’au Brésil. La traversée s’avère des plus éprouvante pour les voyageurs qui rêvent de trouver le bonheur dans le village de Nova Europa qu’ils fondent en arrivant dans la région de São Paulo au Brésil. Finalement, le rêve tant convoité sera un effroyable échec. «Cette histoire fut écrite parce que l’auteur la gardait dans son esprit depuis l’enfance, et il ne voulait pas qu’elle se perdît lorsqu’il ne serait plus là pour continuer à s’en souvenir […] Même s’il ne vécut pas cette épopée, elle marqua sa vie d’un sceau profond et elle fut à la source de certaines directions qu’il a imprimées, volontairement ou non, à sa propre existence. »

Sergio Kokis est né à Rio de Janeiro en 1944 et vit à Montréal depuis une quarantaine d’années. Depuis ses débuts comme écrivain en 1994, il a écrit dix-huit livres. Parmi ses oeuvres les plus connues, soulignons Le pavillon des miroirs, L’art du maquillage, Le magicien et Les amants de l’Alfama, qui lui ont valu des prix prestigieux. Nombre de ses livres ont été traduits en plusieurs langues.

MARS

André Carrier, Rue Saint-Olivier, roman.

On a trouvé David pendu à la branche d’un arbre dans le parc Cavalier-du-Moulin à Québec. Suicide ou meurtre ? Ce fut la fin, mais peut-être aussi l’accomplissement, du bonheur tranquille d’une famille. Le fils cadet ira disperser les cendres de son frère dans le désert peint de l’Arizona. Les idées peuvent être une merveilleuse tentative de bonheur si la vie, tant heureuse que douloureuse, requiert du sens. Plusieurs voix s’entremêlent au parcours du fils pour tendre à dépeindre les entours d’une situation contingente, à peine redressée par l’entrée dans l’imaginaire. On ne peut être tenu responsable d’une faille qui un jour vous fracture en se révélant.

André Carrier est professeur de philosophie et juriste. Il a reçu une formation en sémiologie à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) de Paris. Il a publié de la poésie dans la revue Estuaire et dans les Cahiers de Limoilou. Il a aussi publié en collaboration des ouvrages sur Platon à des fins d’enseignement et dirigé la collection « Philosophies vivantes » (CEC). Rue Saint-Olivier est son premier roman.

Marcel Moussette, La photo de famille, roman.

L’auteur a hérité de sa mère d’une photographie ancienne d’un groupe familial avec cette seule mention que son père et sa grand-mère pourraient y figurer. La recherche d’identification du père sur la photo l’amène à y découvrir, outre sa grand-mère et son père, de nombreux personnages qui ont marqué sa propre existence, en particulier sa trisaïeule, une Métisse amérindienne, laquelle s’est trouvée plus tôt dans sa vie au centre d’un drame dont les répercussions se font encore sentir chez ses descendants jusqu’aux générations actuelles. OEuvre de fiction fondée sur des événements réels, le roman met en scène le destin de ces protagonistes dont l’image, point de départ de ce récit, est saisie instantanément sur ce cliché jauni par le temps.

Archéologue de profession, Marcel Moussette s’intéresse, à travers ses écrits, à la représentation du réel, aux rapports entre la fiction et la réalité. Dans cette veine, il a publié deux romans, Les patenteux (Éditions du Jour) et L’hiver du Chinois (XYZ), ainsi qu’un récit archéologique, Prendre la mesure des ombres (GID), construit à partir de ses fouilles menées sur un site occupé par des colons français aux xviie et xviiie siècles.

AVRIL

Stéphane Ledien, Un Parisien au pays des pingouins, récit.

Ça y est, il débarque de l’avion. C’est beau, c’est grand, mais, « bordel », qu’est-ce qu’il fait froid ! Déboulant en pleine tempête de neige fin novembre, le Parisien rejoint enfin sa blonde, une bien jolie brune. Il vit alors la grande aventure de son premier hiver québécois : couches interminables de vêtements pour sortir souper au coin de la rue, quiproquos de langage en parlant d’une « chaudière » avec le plombier, dégustation de sirop d’érable qui vire à la « tire infernale »… Notre héros résistera-t-il à la rigueur de la saison et à l’accueil chaleureux des Québécois ? Et s’il lui prenait l’envie d’en « faire une montagne », en bon Français râleur ? Et au fait, le Québec est-il vraiment le « pays des pingouins », comme l’affirmait un plaisantin juste avant son départ ? Autant de questions qui trouvent leurs réponses dans ce récit tantôt drôle, tantôt poétique, d’un véritable choc thermique et culturel. Un roman qui fera bien rire tous ceux que le verbiage des Français amuse.

Créatif publicitaire, Stéphane Ledien est aussi rédacteur en chef depuis 2002 de la revue d’analyse cinématographique Versus. Pour ce natif de la région parisienne désormais installé à Québec, la vie ne vaut la peine d’être vécue qu’en écrivant et, comme il le raconte dans ce récit imagé et étonnant : « en raquettes ». Inspiré des premiers mois d’hiver qui ont suivi son arrivée au Québec, Un Parisien au pays des pingouins est sa première publication.

Fernand J. Hould, Les cavaleurs, nouvelles.

Alexis, Christophe, Romain, Christian, Sébastien et Théodore se présentent comme des hommes énigmatiques et complexés, voués à des destinées singulières. Ils vivent des aventures sentimentales intenses et insolites auprès de femmes exceptionnelles ; des relations amoureuses souvent démesurées et quelquefois impudiques. Sous l’emprise des morsures du désir, ils caressent des rêves et des espoirs qui se font et se défont au rythme de leurs déboires. Ces hommes cavaleurs éprouvent le malaise des illusions perdues et des instants manqués. Fernand J. Hould s’arrête à ces adeptes de cavales amoureuses et se penche sur des fragments de vies qui recèlent tout un monde d’émotions et de passions débordantes d’amitié, de désir, d’érotisme et d’amour.

Fernand J. Hould est pédiatre retraité et conférencier. Il signe ici son premier ouvrage de fiction.

MAI

Sergio Kokis, L’amour du lointain, récit en marge des textes, et Le fou de Bosch, roman.

La réédition en format compact de deux ouvrages de Kokis. Le premier, une pause dans son œuvre romanesque, est une réflexion sur la lecture, la littérature, l’écriture et la création. «Dans Le fou de Bosch, Kokis le psychologue s’immisce dans la tête d’un bibliothécaire paranoïaque qui s’imagine traqué par des espions imaginaires. À travers la quête démentielle de ce héros qui se croit représenté dans les tableaux de Jérôme Bosch, Kokis nous révèle peu à peu les événements qui ont construit la folie du personnage. À un rythme parfois déferlant, comme le sont les pensées d’un fou, il dresse un portrait qui donne le vertige. » (Sylvie Saint-Jacques, La Presse)

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