Les Nuits en Or - 9 courts métrages à découvrir…

Début de l'événement: 

16 juin 2010 - 12:30
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9 courts métrages, 9 nationalités, 9 styles qui ne se ressemblent en rien, mais qui pourtant retranchent le spectateur dans ses réflexions. En plus d’avoir été élus meilleurs courts métrages dans leurs pays respectifs, les œuvres des jeunes cinéastes sélectionnés sont un véritable tremplin pour ces artistes qui désirent percer dans le monde du cinéma. Et au cours de cette soirée, la salle bondée du Cinéma Beaubien attendait avec impatience de visionner ces œuvres internationales. Petit plus : les spectateurs se voyaient remettre un questionnaire afin de voir quelle est, selon nous, la meilleure réalisation. C’est parti!

The Six Dollar Fifty Man (Nouvelle-Zélande)
Une réalisation de Louis Sutherland & Mark Albiston dans laquelle Andy, un garçon fougueux de 8 ans se voit forcé de quitter son univers imaginaire de super héros afin de se confronter à des tyrans de son école.
---- Dommage, on commence avec mon coup de cœur de la soirée (j’ai voté pour lui)! Simple, émouvant, Andy joue à la fois le rôle du super héros et du souffre-douleur. Les plans sont réalistes, humains, et les caractères, malgré leur jeune âge, évoluent naturellement. L’histoire n’est pas commune, et pourtant, c’est un peu similaire à nos actes de bravoure et nos petites faiblesses…
---- La morale de cette histoire : tout est possible quand on y croit (même si parfois un petit coup de pouce est utile)!

Please Say Something (Allemagne)
David O’Reilly définit une relation troublée et troublante entre un chat et une souris dans une ville futuriste
---- Un futur à choix multiple. Un moment crucial détermine le reste de notre vie (si bien raconté dans le film Jeu d’enfants dirigé par Yann Samuell). Une animation qui ne paye pas de mine, mais qui dans sa simplicité, révèle des côtés humoristiques ou des détails qui nous auraient échappés par un trop-plein d’éléments (à vous de les trouver).
---- Drôles, sentimentaux, le chat et la souris arriveraient-ils à s’apprivoiser?

L’arbitro (Italie)
Paolo Zucca raconte une histoire au cœur de l’infernale pagaille d’un match de football de dernière division, où les destins de deux voleurs vont se croiser…
---- Hilarant! Deux histoires s’emmêlent pour n’arriver qu’à une seule conclusion. Un scénario brillant dont seul le dénouement peut démêler la trame du court métrage. On adore les personnages pittoresques, les actions dignes d’un match de soccer anglais et la mamie violente (qu’est-ce qu’on rit!).
---- Ce n’est qu’à la fin que l’on comprend où le réalisateur voulait en venir. Une question subsiste : jusqu’où irait-on pour sauver sa peau?

Next Floor (Canada)
Denis Villeneuve nous emmène trace un portrait macabre de notre société. Au cours d’un opulent et luxueux banquet, onze convives, servis sans retenue par une horde de valets et de serviteurs attentionnés, participent à un étrange rituel aux allures de carnage gastronomique.
---- Un groupe de personnes pour le moins surprenant (on suppose une famille de la mafia) se regroupe pour engloutir des quantités gargantuesques de nourriture. Pourtant, une jeune femme se retient, visiblement dégoutée par ce défilé écœurant. Elle décide pourtant de prendre part au jeu. Et malheur, la balance bascule et le trou béant se crée.
---- Surement l’œuvre des Nuits en Or qui critique le plus notre société. La ‘surconsommation’ peut contaminer les personnes les plus intègres. Pourtant, on le sait, TROP c’est trop (ou pas assez pour certain…). Et lorsque les gens raisonnables s’y mettent, les conséquences sont irrévocables.
Morale de cette histoire : modération ou surconsommation, il faut choisir son camp.

C’est gratuit pour les filles (France)
Marie Amachoukeli & Claire Burger définissent leur histoire dans une banlieue française. Dans quelques jours, Laetitia obtiendra son brevet professionnel de coiffure. Mais avant de passer son examen, elle veut aller à une fête.
---- Un humour subtil, une référence à une société où les jeunes ne mesurent pas complètement la portée de leurs actes, c’est ce que l’on apprend dans ce court métrage français. Peu de personnes dans la salle ont apprécié cette œuvre. Pour ma part (je suis Français), j’y ai vu un portrait fidèle de la situation des jeunes de quartiers là-bas. Bravo!
----- Morale de cette histoire : Peu importe les erreurs que l’on commet, notre seule raison d’être, c’est avancer.

La Dama y la Muerte (Espagne)
Javier Recio Gracia présente sous forme d’animation une femme âgée qui vit seule dans sa ferme en attendant patiemment la mort pour rejoindre son mari adoré…
---- Une animation comique sur un sujet macabre. On ne parle pas d’humour noir (peut-être un peu), on parle surtout d’un combat entre un docteur et la Mort, pour la pauvre vie d’une grand-mère qui ne désire qu’une chose… rejoindre son mari! Une animation parfaite, des personnages attachants, on aime!
---- Coup de cœur humoristique. Morale de cette histoire : il faut avoir du cran pour franchir le pas…

Miracle Fish (Australie)
Luke Doolan réalise un film pour le moins troublant. En effet, Joe, 8 ans, n’est pas prêt d’oublier cet anniversaire. Suite aux railleries de ses copains, il se cache dans l’infirmerie, en souhaitant que tout le monde disparaisse...
---- Le poisson révélateur de personnalité, c’est un cadeau banal pour un enfant de primaire. Accablé par les tyrans de sa classe, Joe décide de se réfugier dans l’infirmerie. À son réveil, il se rend compte qu’il peut manger à volonté les chocolats de la cantine… Quelque chose cloche, mais cet enfant ne s’en apercevra pas…
---- Comment mettre l’innocence et la cruauté des enfants en lumière? Venez voir ce court métrage…

Café Paraiso (Mexique)
Une réalisation d’Alonso Ruizpalacios dans laquelle deux immigrés mexicains travaillent en tant que cuisiniers au Café Paraíso. Tout en préparant une infinité de plats, le plus jeune imagine sa démission héroïque.
---- Une fois encore, le final de ce court métrage décide de la trame de celui-ci. On se laisse surprendre agréablement. Un véritable challenge au niveau de l’interprétation. Pourtant, les acteurs passent le concours haut la main.
---- Morale de cette histoire : On parle beaucoup, on agit peu…

Logorama
H5 (François Alaux, Hervé de Crécy, Ludovic Houplain) réalise un court métrage surprenant. Une course poursuite effrénée, des animaux sauvages lâchés dans la ville, une prise d’otage qui tourne au drame… et bien plus encore dans Logorama.
---- Une ville logotisée- des marques présentes à travers des immeubles, couchés de soleil, planètes, personnages et autres éléments du décor. Un vrai régal publicitaire… (un peu écœurant d’ailleurs)
---- Morale de cette histoire : nous sommes dirigés par des marques…

LE PLUS DE LA SOIRÉE

Un coup de cœur à part : la publicité de la marque de voitures Renault…
(voir http://www.culturepub.fr/videos/renault-partenaire-officiel-des-nuits-en...)

Une soirée unique au Cinéma Beaubien… Les courts métrages seront disponibles sous peu je l’espère!

Plus de renseignements sur : www.lesnuitsenor.com

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