Les Grands Ballets dansent Échos : un retour aérien et émouvant... 

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Les Grands Ballets présentent, du 20 au 25 avril 2021, au Théâtre Maisonneuve, leur tout nouveau spectacle, Échos, concocté durant la pandémie, et se voulant une ode au temps qui passe, au besoin de connexion qu'éprouvent les êtres humains et à la joie éprouvée lors des retrouvailles...

Composé d'un très beau florilège de pièces de ballet classique et de danse contemporaine, soigneusement choisies par le directeur artistique des Grands Ballets, Ivan Cavallari, Échos explore, d'un côté, la douleur provoquée par la séparation des êtres, le deuil et la souffrance vécue lors de la pandémie, et de l'autre, la Vie qui rejaillit toujours, la Rencontre, les retrouvailles et l'Amour... C'est donc à un spectacle riche en couleurs et en émotions que nous convie la compagnie Les Grands Ballets, pour cinq jours seulement.

Le spectacle, d'une durée de 70 minutes, présente les créations de 8 grands chorégraphes. La facture très personnelle de chacun offre au spectateur un spectacle global très poétique, aux accents diversifiés, colorés et empreints d'un kaléidoscope de symbolismes reflétant la lumière et l'obscurité du temps qui passe.

Spring waters

En ouverture, on présente la pièce Majisimo, (14 min.) du chorégraphe Jorge Garcia, sur une musique de Jules Massenet. On y retrouve toute la force et la finesse du ballet cubain, s'inspirant des traditions de la danse espagnole. On enchaîne ensuite sur une musique de Sergei Rachmaninoff, avec une courte pièce du chorégraphe Asaf Messerer, Spring Waters, qui évoque le printemps et la renaissance. Ce pas de deux, extrêmement exigeant au plan technique, nous en met plein la vue! C'est complètement ébahis que nous accueillons Blushing, (5:40 min.), du chorégraphe Peter Quanz. Ce pas de deux tout en finesse et délicatesse, illustre le ballet de deux amants, à l'aube de leur relation : une incursion au cœur d'un romantisme savoureux... La quatrième pièce, Fête sauvage, d'une durée de 10:35 min., rompt totalement avec l'atmosphère des pièces précédentes. Sur une musique moderne, « Dear criminals, Solo Daph, Disco 1, la chorégraphe québécoise Hélène Blackburn nous entraîne dans une succession de solos et de duos évoquant la rencontre fortuite et impromptue des êtres. On sent ici l'appel irrépressible des humains envers leurs semblables. La lumière, mettant en avant-plan certains danseurs et en laissant d'autres dans la pénombre, accentue le sentiment oppressant de la recherche de l'Autre...

Ensuite, Le Talisman, de Pyotr Guzev, (11 min), reflète toute l'âme russe du chorégraphe. S'ensuit Solace, du chorégraphe Garrett Smith, dont la pièce Danser Beethoven, avait conquis le public en février 2020. L'avant-dernière pièce, La Belle au Bois dormant, (10 min.) de Marcia Haydée, sur une musique de Tchaïkovski, constitue un classique du ballet. Les spectateurs retrouvent avec plaisir une musique et une histoire qu'ils connaissent bien. C'est une pièce réconfortante, classique. La chorégraphe a gardé l'essentiel du ballet classique original du XIXème siècle.

Enfin, le dessert, la pièce Requiem, du chorégraphe Andrew Skeels, est une œuvre poignante et magistrale, qui illustre la profondeur des connexions humaines. L'oeuvre musicale monumentale que constitue le Requiem de Brahms, accompagne solennellement et magistralement cette œuvre chorégraphique. C'est une œuvre poignante qui nous étreint et nous ravit, clôturant d'une façon sublime ce spectacle hors du commun.

L'éclairage des scènes apporte en lui-même sa propre signification et ajoute aux chorégraphies une valeur et une saveur incomparables. Chapeau bas à toute l'équipe de conception et de production.

Représentations à 14:00 et à 17:30 h. jusqu'au 25 avril.

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