Les films primés du FIFA à Québec du 10 au 13 avril 2008

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Les films primés du 26e Festival International du Film sur l’Art seront présentés au Musée national des beaux-arts du Québec. .

Programmation 2008

Dimanche 13 avril, 14 h
Lancement du film L’ATELIER DE MON PÈRE
Jennifer Alleyn, Canada, 2008, 70 min, français
Prix de la meilleure oeuvre canadienne (Beaux-arts)
Ex aequo

En novembre 2001, le peintre québécois
Edmund Alleyn (1931-2004) accepte
de se laisser filmer dans son atelier
par sa fille, la cinéaste Jennifer Alleyn.
Quelque chose d'inespéré se produit
: une authentique rencontre, sans
détour, sans masque. Autour de quelques
questions existentielles – la vie,
la peinture, la mort –, l’artiste se livre.
Emporté par le cancer, Edmund Alleyn
disparaît en décembre 2004 sans que
sa fille ait pu le filmer à nouveau. Ayant
hérité de son atelier à son décès, elle
se retrouve dans ce lieu sacré encore
imprégné de la présence et de l'imaginaire
paternels. Le film tente de prolonger
le dialogue amorcé et cherche à
comprendre la quête d'Edmund Alleyn,
homme intense, intègre et complexe,
qui a marqué l'art contemporain canadien,
et pour qui la pratique de l'art
était une « maladie incurable ».

Tarification
Chaque film : 8 $ (Abonnés-Amis et étudiants : 5 $)
Série de 9 films : 40 $ (Abonnés-Amis et étudiants : 25 $)
Si Sullivan m’était contée… film hors FIFA : gratuit
www.mnba.qc.ca
418 643-2150 / 1 866 220-2150
Parc des Champs-de-Bataille , Québec

Samedi 12 avril, 15 h 35
BY THE WAYS, A JOURNEY WITH WILIAM EGGLESTON
Vincent Gérard, Cédric Laty, France, 2005, 87 min, anglais, s.-t. français
Prix du Jury (Photographie) / Parrainé pa r les membres du conseil d’administration du FIF A
Né en 1939 à Memphis, au Tennessee, ville où il vit toujours, William Eggleston
a grandi dans une plantation de coton du Mississippi. Depuis le début des
années 1960, Eggleston photographie son environnement quotidien, sans distinction
ni hiérarchie, d'abord en noir et blanc, puis en couleur. Tout sujet est
pour lui digne d'intérêt, et il n'a pas son pareil pour saisir la complexité et la
beauté de la vie ordinaire. En 1976, il est consacré par une rétrospective de ses
photos en couleur au MoMA à New York, un tournant qui marque la reconnaissance
artistique de la photographie en couleur dans un contexte encore dominé
par le noir et blanc. Caméra à l'épaule, Vincent Gérard et Cédric Laty l’ont suivi
durant quelques mois et ont conçu une fiction qui se télescope avec le réel,
brossant son portrait par petites touches. Les 12 chapitres du film se déroulent
de Memphis à Rome et à New York et de New York à la Nouvelle-Orléans et à
Arles. Des témoins, comme David Byrne, Rosalind Solomon ou Dennis Hopper,
font d'étranges révélations sur cet insaisissable dandy du Sud profond, grand
amateur de Bach et de Hitchcock.

Dimanche 13 avril, 11 H
ACHEVER L’INACHEVA BLE
Jean Bergeron, Canada, 2007, 52 min, français
Prix de la meilleure oeuvre canadienne (Beaux-arts, science)
Ex æquo
Ce documentaire explore le chef-d'oeuvre inachevé Exposition d'estampes, de
l'artiste Maurits C. Escher, à travers le regard du mathématicien Hendrik Lenstra
qui surprend tout le monde en jetant un pont fantastique entre l'intuition de
l'artiste et la sienne, fracassant le mur de l'infini. Le film nous convie à cette
spectaculaire rencontre entre l'art et la science, au coeur de la magie de l'intuition
humaine.

programme
Jeudi 10 avril, 19 h
JIMY RO SENBERG – THE FA THER, THE SON & THE TALENT
Jeroen Berkvens, Pays-Bas, 2006, 78 min, néerlandais, anglais, sinti, s.-t. anglais
Grand Prix (Musique) / Parrainé pa r Investissements Trévi
À 15 ans, le guitariste de jazz manouche Jimmy Rosenberg se produit dans
le monde entier et décroche un contrat très lucratif chez Sony Classics à New
York. On le compare d'ores et déjà à Django Reinhardt, et il joue avec d'autres
légendes du jazz tels que Stéphane Grappelli, Les Paul et George Benson. Mais
lorsque son père est condamné pour meurtre, la vie de Jimmy s'écroule. Dix
ans plus tard, le réalisateur Jeroen Berkvens part à la rencontre de cet ancien
enfant prodige qui tente de vaincre sa toxicomanie. Portrait bouleversant d'un
musicien sensible et d'un homme fragile, unanimement salué par la critique.

Jeudi 10 avril, 20 h 25
HERE AFTER
Wim Vandekeybus, Belgique, 2006, 60 min, anglais, français, néerlandais
Prix de la création / Parrainé pa r l’Office national du film du Canada (Danse)
Adaptation cinématographique du spectacle Puur (2005), de Wim Vandekeybus,
par le chorégraphe lui-même, Here After est une danse fiction. Il s’agit d’un
collage du court-métrage qui avait fait partie du spectacle et d’images des
21 danseurs de la compagnie Ultima Vez interprétant la pièce dans des environnements
scéniques extérieurs et en studio. Le texte narré de l’auteur
P. F. Thomèse raconte comment survit une communauté tyrannisée et
endeuillée par le massacre de ses enfants. Des thèmes et des états existentiels
comme la vie, la mort, la culpabilité, l'innocence, le regret, la négation, le
pouvoir et la liberté y sont également abordés.

Samedi 12 avril, 11 h
SI SULLIVAN M’ÉTAIT CONTÉE…
Lauraine André G., Canada, 2007, 85 min, français
Hors FIFA (Danse, beaux-arts)
Françoise Sullivan, l’une des grandes figures de la modernité artistique canadienne
de la seconde moitié du xxe siècle, a été tour à tour danseuse, chorégraphe,
photographe, sculpteure et peintre. Si Sullivan m’était contée… un
film qui traite de la vie et de l’oeuvre de Françoise Sullivan, mais également des
automatistes, du Refus global et de l’évolution de l’histoire de l’art au Québec
depuis les années quarante, en écho avec celle des milieux artistiques de Paris
et de New York.

Vendredi 11 avril, 20 h
ELSWORTH KELY: FRAGMENTS
Edgar B. Howa rd, Tom Piper, États-Unis, 2007, 67 min, anglais
Prix du meilleur film pour la télévision (Beaux-arts, gravure, sculpture) /
Parrainé pa r Digital Cut
Peintre, sculpteur et graveur américain,
Ellsworth Kelly (né en 1923) est largement
considéré comme l'un des plus illustres
représentants de l'abstraction. Depuis ses
débuts, il a joué un rôle clé dans l'évolution
de l'art abstrait aux États-Unis, en raison
de la place prépondérante qu'il accorde
à la pureté de la forme et de la couleur,
en supprimant l'apparence du geste et en
abolissant la notion d'espace, préférant
les surfaces planes. Tourné en haute définition, ce documentaire met en lumière
la complexité du travail de l'artiste à Paris où il a séjourné pendant ses années
de formation, des années déterminantes pour son orientation artistique.

Vendredi 11 avril, 19 h
ANDY WARHOL: DENIED
Chris Rodley, Royaume-Uni, 2006, 52 min, anglais
Prix du meilleur reportage (Beaux-arts) / Parrainé pa r l’Hôtel du XIXe siècle
Cette oeuvre permet de découvrir les rouages complexes, contradictoires et
même carrément surprenants de l'authentification d'une oeuvre d'art signée
Andy Warhol, l'un des artistes les plus originaux et influents du 20e siècle. Le
présentateur Alan Yentob a rencontré à New York les proches collaborateurs
de Warhol pour tenter de comprendre les critères d'authentification du Andy
Warhol Art Authentification Board (AWAAB), l'un des clubs les plus sélects du
monde de l'art, selon l'expert en art Peter Falk.

Samedi 12 avril, 13 h
LE FRIVOLE ET LE COMPLEXE —
LA DENTELE D’ALENÇON
Alain Fleischer, France, 2007, 90 min, français
Prix du meilleur essai (Métier d’art, textile) / Parrainé pa r Vision Globale
La dentelle au point d'Alençon, née au 17e siècle, a longtemps été le signe
extrême de la richesse et du goût. Principalement attribut de l'élégance
masculine, elle est présente dans bon nombre de portraits de grands seigneurs
peints par les plus grands artistes du passé, tels que Van Dyck. Elle
devient aujourd'hui un sujet théorique, où s'opposent le gratuit et le coûteux,
le frivole et le complexe, le montré et le caché, la valeur symbolique et la
valeur d'usage. Il faut neuf ans pour former une dentellière, et il n'en reste
aujourd'hui que six à la manufacture nationale d'Alençon, qui se fait un point
d’honneur de perpétuer cet art désormais sans fonction sociale.

Samedi 12 avril, 14 h 35
EILEN GRAY — INVITATION TO A VO YAGE
Jörg Bundschuh, Allemagne, 2006, 52 min, anglais
Prix du meilleur portrait (Architecture, design) / Parrainé pa r Vidéo Service
Née en Irlande d'une famille aristocratique britannique, Eileen Gray (1878-1976),
artiste spécialiste de la laque, architecte, designer d'intérieur et de mobilier, a
fui une existence trop privilégiée pour s'établir à Paris en 1907, où elle a vécu
pendant plus de 70 ans. À sa naissance, la reine Victoria régnait, et à sa mort,
les hommes marchaient sur la lune. Au cours de sa vie qui couvre presqu’un
siècle, elle fréquenta les plus grands architectes et designers de son temps. Le
film décrit la scène artistique parisienne au tournant du 20e siècle, dominée par
de grandes expositions qui ont défini le style des décennies à venir.

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