Les Éditions du Boréal nous promettent du beau à paraître en janvier et en février

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Lire pendant la saison hivernale est toujours un plaisir que j’aime m’offrir lors de mes vacances. C’est toujours agréable que d’ouvrir un nouveau roman dans lequel on se plonge longuement en oubliant nos soucis et en ne faisant que profiter de l’instant présent.

Pour prolonger nos vacances estivales des Fêtes, je vous propose de faire un tour de piste des parutions à venir pendant les mois de janvier et de février chez les Éditions du Boréal.

Six romans à (s’) offrir en cadeau

- Chez les sublimés de Jean-Philippe Martel

Chez les sublimés de Jean-Philippe Martel

Paraîtra le mardi 19 janvier.

Résumé

Un soir d’automne, Thomas reçoit la visite de deux amis d’enfance, Vincent et Emmanuel Sylvestre, dans l’appartement de Sherbrooke où il vit seul. Une décennie s’est écoulée depuis leur dernière rencontre. Vincent lui annonce qu’Emmanuel s’installera chez lui : son logement a brûlé. Il sait imposer sa volonté, et Thomas, recyclé sans bonheur en conseiller pédagogique depuis qu’il a renoncé à la littérature, a peu de projets personnels. Vincent, de son côté, est déjà monopolisé par des magouilles politiques. Nous sommes en 2013, et la crise de la Charte des valeurs québécoises bat son plein.

Dans la promiscuité forcée avec son nouveau colocataire, Thomas découvre que quelque chose ronge son vieil ami. Aux prises avec un mal sans nom, Emmanuel semble obsédé par les traces de ceux et celles qui ont vécu avant lui. C’est l’oncle légendaire qui met fin à ses jours dans sa chambre nuptiale, la mère condamnée à l’errance pour échapper aux soldats ennemis, le compositeur malade qui espère être sauvé par une création nouvelle. À ces fantômes s’ajoutent ceux des adolescents qu’ont été les trois amis, revenus rappeler à Thomas leurs ambitions perdues.

Avec un souffle et une ambition rares, Chez les Sublimés dresse le portrait d’une génération qui, après s’être nourrie de la révolte de Smells Like Teen Spirit, a vu ses idéaux humiliés. Satire brillante d’une société où la logique de performance domine, mais aussi réflexion mélancolique sur ce qui subsiste d’une vie humaine après sa fin, ce roman questionne, avec lucidité et ferveur, le pouvoir salvateur de l’art.

- Rien dans le ciel de Michael Delisle

Rien dans le ciel de Michael Delisle

Paraîtra le mardi 26 janvier.

Résumé

J’ai tout mis dans des boîtes à chaussures que j’ai été porter dans la cour. J’ai imbibé le carton de combustible à fondue et j’ai allumé. Le feu a été long. En voyant les couleurs qui montaient du bûcher, mes yeux se sont embués. Ce bleu vert qui fendait l’air, était-ce le polaroid de ma confirmation? Quelle fête ancienne expirait de ce grésillement? J’avais la gorge serrée : je tuais quelque chose. Je pleurais mes traces.

Un collectionneur passionné de bandes dessinées se voit menacé d’éviction par son propriétaire, car son appartement, encombré d’innombrables albums, est réputé insalubre. Au moment où il prend sa retraite de l’enseignement, un homme est amené à réexaminer un épisode mystérieux de son enfance et se rend compte, à un demi-siècle de distance, qu’il a sans doute été témoin d’un meurtre. Un vieil acteur argentin, jadis célèbre, en tournage au Québec dans une coproduction internationale, confie à son chauffeur combien il trouve scandaleux, à son âge, de devoir gagner sa vie en faisant semblant d’être quelqu’un d’autre. Au cours d’une retraite dans un monastère, un homme renoue avec un oncle qu’il avait depuis longtemps perdu de vue et qui s’est récemment mis en ménage avec une toute jeune femme, qu’il appelle « sa fille ». Un homme, à qui on a diagnostiqué un cancer, ne lui donnant plus que deux mois à vivre, brûle tous ses souvenirs et achète un aller simple pour le Cambodge.

Dans chacune des nouvelles de ce recueil, il y a un personnage qui prend conscience que sa vie est finie, comme on le dit d’un ensemble fini. Que faire du temps qui reste, alors? Que faire de soi? Des objets qu’on a accumulés et qui seraient la seule trace de notre passage sur terre? À qui se donner? La prose si personnelle de Michael Delisle fait encore une fois merveille pour sonder la profondeur de l’instant en apparence le plus banal, pour éclairer ce qui se cache sous la surface lisse de la vie, pour éclairer le mystère sans jamais lui faire perdre son pouvoir de fascination.

- La vie au long cours d'Isabelle Daunais

La vie au long cours de Isabelle Daunais

Paraîtra le mardi 26 janvier.

Résumé

Depuis des années, Isabelle Daunais poursuit une réflexion tout à fait unique sur le roman, art majeur des Temps modernes. Lire et méditer comme elle le fait ici les grandes œuvres de l’histoire du roman (Cervantès, Balzac, Flaubert, Proust, Kundera, Philip Roth, Gabrielle Roy) aussi bien que certaines de ses réalisations les plus actuelles (Marie NDiaye, Karl Ove Knausgaard, Hallgrímur Helgason, Yannis Kiourtsakis ou Dominique Fortier) n’est pas un exercice d’érudition, mais une véritable quête philosophique et morale, l’examen à travers des personnages et des univers fictifs de certaines des questions les plus concrètes et les plus pressantes que nous nous posons du seul fait de vivre la vie que nous vivons, faite d’incertitude, d’imperfection, de temps qui passe, bref, de simple et commune humanité.

Avec la sensibilité, l’intelligence, la culture et l’imagination critique qui illuminent sa pensée comme sa prose, Isabelle Daunais explore dans la vingtaine de textes qui composent La Vie au long cours une dimension essentielle de l’art romanesque qui passe trop souvent inaperçue : de toutes les formes d’art, le roman est le seul qui a le pouvoir (et le souci) de saisir la vie humaine et le monde dans leur durée. Plus qu’aux moments mémorables ou spectaculaires qui ponctuent la vie et parfois la transforment, c’est à la continuité du monde et de la réalité qu’il s’intéresse, à tout ce que les actions, les désirs ou les révoltes de l’individu n’atteignent pas et qui, à long terme et quoi qu’il arrive, demeure le fond permanent de l’existence humaine, sa base, son appui. La vie, nous dit le roman, est une entreprise au long cours, dans laquelle le réel finit toujours par triompher du rêve, les petites choses des grands mots, et l’ordinaire de l’exceptionnel. Toujours le monde résiste, et c’est cette résistance qui en fait un lieu à la fois d’humilité, de consolation et de beauté.

- La reconstruction du paradis de Robert Lalonde  

La reconstruction du paradis de Robert Lalonde

Paraîtra le mardi 2 février

Résumé

Clair et nuiteux à la fois, dans ma chance dernière. Plus clair que sombre, j’ose espérer. Je réapprends à vivre en poète et à écrire de même, à regarder pour faire voir, à écouter pour faire entendre, refusant de toute ma force de me laisser soigner par des thaumaturges ennemis du désir, passionnés d’autodestruction programmée, désirant composer avec la vie comme avec une catastrophe. Bienheureux incendie qui m’a redonné l’inutile et indispensable passion de me laisser vivre.

Dans la nuit du 26 décembre 2019, la maison de Robert Lalonde a complètement brûlé. Cette demeure, qu’il avait construite avec sa compagne et entretenue avec ardeur pendant plus de trente ans, n’est plus qu’un tas de cendres fumant au milieu du jardin dévasté. Les pompiers ont bien tenté de faire sortir à la queue leu leu les quatre mille livres que recelait la maison en flammes. En vain, ou presque. Les maîtres de céans, après avoir cherché une porte dans l’étouffante boucane noire, se sont retrouvés, en plein cœur de l’hiver, tous les deux nus comme au premier jour.

Pendant toute une année, ils ont caboté d’un chalet à l’autre en attendant qu’une nouvelle demeure les accueille. De cet épisode, Robert Lalonde tire un de ses textes les plus lumineux. Les livres, aussitôt partis en fumée, ne demandent bien sûr qu’à renaître, et un beau matin, dans un de ces chalets de fortune, une idée vient à l’auteur : traduire Walt Whitman, tout Leaves of Grass, pour s’occuper. Ces carnets, ponctués de passages tirés de l’œuvre maîtresse du grand poète américain, racontent comment l’écrivain est chassé d’un paradis pour en voir un autre se construire sous ses yeux. On retrouve avec bonheur le Lalonde débarrassé de la tyrannie de conter en droite ligne et disposé à admettre l’allure que prend la vérité quand elle est mêlée à la mort.

- Chasseur au harpon de Markoosie Patsauq

Chasseur au harpon de Markoosi Patsauq

Paraîtra le mardi 16 février

Traduit de l’inuktitut (Canada) par Valerie Henitiuk et Marc-Antoine Mahieu

Résumé

« Les ours mettent souvent les hommes en échec, même quand ils sont traqués. La chasse à l’ours est la plus exigeante de toutes. Parfois, si un ours est arrêté par les chiens, il peut les tuer. Parfois aussi, il peut tuer un homme. Les ours blancs sont terribles. On les chasse malgré tout, car il n’y a pas le choix. Ils donnent de la nourriture et des vêtements. »

En pleine tempête de neige, un ours polaire attaque un campement inuit et éviscère de nombreux chiens. Convaincus que l’animal est malade et qu’il s’en prendra de nouveau aux leurs, des chasseurs se lancent à sa poursuite au péril de leur vie. Parmi eux, le jeune Kamik, qui rêve de manier le harpon avec la même aisance que son père, découvrira rapidement les dangers d’une existence que l’environnement arctique ne cesse de menacer.

Paru il y a cinquante ans, Chasseur au harpon est considéré comme le premier roman en inuktitut jamais publié. Dans ce livre qui a grandement contribué à l’essor de la littérature autochtone au Canada, Markoosie Patsauq nous offre une aventure trépidante, marquée de bout en bout par la violence et la mort, et nous plonge dans la réalité d’une communauté encore préservée de l’intrusion de la modernité. Surtout, à travers la traque symbolique d’un ours et le dur apprentissage d’un jeune garçon, il met en scène le combat immémorial que ces hommes et ces femmes doivent livrer pour survivre.

Pour la toute première fois, cette édition propose une traduction en français établie à partir du texte original en inuktitut, et non à partir de son adaptation en anglais. Accompagnée d’une préface de Mary Simon, ancienne présidente du Conseil circumpolaire inuit, d’une postface inédite de Patsauq et d’une note des traducteurs, elle offre une lecture nouvelle et une remise en contexte bienvenue de ce roman fondateur.

- Les grossièretés de Jacques Cartier de Camille Bouchard 

Paraîtra le mardi 23 février

Résumé

Charles-Antoine aime bien sa petite vie normale. Ses parents, son amie Marisol, son modeste village de la Côte-Nord... Mais tout bascule le jour où son grand-oncle Lionel hérite d’une vieille maison de la part d’une mystérieuse parente un peu excentrique. Charles-Antoine s’envole pour la Colombie-Britannique en compagnie de Lionel pour voir la maison de ses propres yeux.

Dans cette bâtisse qui tombe en ruines, il fait une découverte qui changera sa vie : ce qu’il croyait être un simple coffret est en fait un « Exploratus », capable de ramener à la vie du moins pour quelques heures les fantômes d’explorateurs disparus depuis des centaines d’années. La dernière chose à laquelle Charles-Antoine s’attendait, c’est de voir apparaître devant lui un Jacques Cartier verbomoteur qui passe son temps à dire des énormités!

Avec cette nouvelle série pour les jeunes lecteurs, Camille Bouchard promet de nous faire rigoler tout en nous faisant découvrir, à chaque tome, un explorateur qui a contribué à façonner le monde dans lequel nous vivons. Grâce à une bonne dose de magie, l’auteur parvient à accomplir un tour de force : parler d’histoire sans jamais quitter notre époque.

À partir de 9 ans.

Pour en savoir plus sur les Éditions du Boréal, cliquez ici : https://www.editionsboreal.qc.ca/.

 

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