Les Canadiens de Montréal : Pour le bonheur…ou pour le pire

La dernière enquête de l’IRB (indice relatif de bonheur) dévoile toute l’importance qu’occupe Les Canadiens de Montréal et le hockey dans la vie des Québécois. Ainsi, ils sont 18% à prétendre que les performances des Canadiens influencent leur niveau de bonheur, proportion qui grimpe à 25% chez les hommes et à 28% chez les jeunes de 18-24 ans. En ce sens, la pérennité du club semble bien assurée.

La ferveur que suscite les Canadiens de Montréal ne fait pas que des heureux. L’enquête démontre que le quart des répondants (25%) considèrent que l’écoute assidue des matchs représente une source de dispute dans les couples. Cet avis est autant partagée par les hommes que par les femmes, mais décroît avec l’âge, seulement 12% des personnes de 55 ans et plus étant de cet avis.

Le «CH» du Canadien bien tatoué sur le coeur des Québécois.
Interrogés à savoir ce qui contribue le plus à l’actuelle popularité des Canadiens de Montréal, la majorité (58%) a d’abord identifié «le fort besoin d’identification des Québécois» avant même «la bonne performance du club» (52%).

Une forte proportion (42%) attribue la popularité des Canadiens à «la grande couverture médiatique du club» alors que 20% croît que cette popularité provient d’une «nécessité des Québécois à s’associer à une cause gagnante» et 14% afin de «combler un vide collectif au Québec».

Raisons contribuant à la popularité des Canadiens de Montréal

1) Un fort besoin d’identification des Québécois 58%
2) La bonne performance du club sur la glace 52%
3) La très grande couverture médiatique du club 42%
4) La nécessité des Québécois de s’identifier à une cause gagnante 20%
5) Un vide collectif au Québec qui est non comblé 14%
6) La longueur et la morosité d’un long hiver 13%
Il est intéressant de noter que le volet hockey et performance du club arrive au premier rang chez les hommes (58%), alors que le besoin d’identification atteint des sommets auprès des femmes (68%) et des jeunes de 18-24 ans (67%).

Pour Pierre Côté, fondateur de l’IRB, cette forte identification des jeunes aux Canadiens de Montréal n’est pas sans rappeler d’autres données qui démontrent bien leur besoin d’avoir des projets collectifs et rassembleurs au Québec. «Les jeunes ont un plus grand sens de la solidarité et ont besoin d’avoir des projets, de croire en quelque chose et de s’accrocher à un rêve. En ce sens, les Canadiens de Montréal semblent, en partie, combler ce vide».

Les Canadiens de Montréal, véritable institution «supra nationale»
Questionnés à savoir ce que représenterait l’hypothétique départ des Canadiens vers une autre ville, 30% prétendent qu’il s’agirait là d’une catastrophe nationale, proportion qui grimpe à 36% chez les hommes. Plus de la moitié (51%) qualifierait ce départ comme «une perte importante pour la société québécoise» alors que seulement 4% affirme que ce départ représenterait «un bon débarras».

L’éternel dilemme des joueurs québécois.
Si l’attachement et l’identification des Québécois envers les Canadiens de Montréal relève principalement d’un fort besoin d’identification, il n’est pas difficile d’imaginer la situation si le nombre de joueurs francophones dans l’équipe était plus élevé. À cet égard, les deux tiers des répondants (66%), dans ce contexte, croient que l’identification au club serait plus forte alors que 25% affirment que cela ne changerait rien à la situation

Pour Pierre Côté, cette donnée peut certes effrayer des joueurs vedettes francophones qui ne veulent pas nécessairement assumer des responsabilités qui les dépassent et qui les confrontent à un rôle qu’ils ne souhaitent assumer et a une pression additionnelle qu’ils ne veulent pas supporter.

Cette enquête a été réalisée entre le 6 et le 27 mars 2008 auprès de 1 339 répondants, ce qui lui confère une marge d’erreur de 2,5%.

Pour les résultats détaillés de cette enquête: HYPERLINK "http://www.indicedebonheur.com" www.indicedebonheur.com

L’IRB (Indice relatif de bonheur) est le seul indice à évaluer le bonheur à partir de la propre perception des répondants. Il se veut un observatoire social et explore et détermine les caractéristiques, attitudes, attributs et comportements qui favorisent l’amélioration du bonheur des collectivités et de ceux et celles qui la composent.

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