Les Black Crowes à Montréal

Le 15 mai, le Black Crowes sont débarqués au Métropolis pour livrer une musique d’inspiration Southern Rock quelque peu psychédélique avec des accents stonesiens ou soul. Les frères Robinson en tête, Chris, à la voix, et Rich, à la guitare, les Black Crowes ont offert presque deux heures de rock, parfois pur, parfois plus planant. Une excellente performance cependant parsemée de certaines longueurs.
Sur une scène décorée de nombreuses chandelles électriques, les Black Crowes ont démarré le show en lions avec les pièces Stare It Cold et Go Tell the Congregation. Debout à l’avant, à quelques pieds du groupe, je pouvais sentir l’encens qui brûlait sur scène. Le Métropolis se prêtait très bien à la performance des Crowes. Une plus grande salle aurait gâché la sauce et cette sensation d’intimité du public avec le groupe. La soirée s’annonçait prometteuse. Chris Robinson (M. Kate Hudson dans la vie de tous les jours) possède une merveilleuse présence sur scène et était bien en forme sur le plan vocal.
Toutefois, au milieu de la soirée, j’admets que certains jams s'éternisaient (Thorn in my Pride), les pièces plus "mellow" s'étiraient et oui, par moment, j'avais vachement hâte que le groupe enchaîne avec des trucs plus connus et plus grouillants. Le show, qui avait démarré à vive allure, perdait du rythme. Mais bon, finalement, le groupe s’est racheté à la fin du spectacle et a enchaîné avec les chansons que plusieurs spectateurs attendaient. Les pièces finales (Jealous Again, Hard To Handle ainsi que les rappels Willin' et Remedy), à mon avis, valaient le déplacement.
Musicalement, malgré les quelques irritants mentionnés ci-haut, rien ne clochait. Et en dépit du côté souvent plus planant de la performance des Crowes, celle-ci possédait ce petit côté "psychédélique-cosmique-flottons dans l'atmosphère" qui avait quelque chose de trippant.
Résidante de Québec, je n’ai pas regretté d’avoir fait l’aller-retour à Montréal tout spécialement pour voir les Black Crowes en spectacle. J’ai bien apprécié leur prestation. Ce qui m’attriste quelque peu, après avoir effectué des recherches sur le Web, c’est que l’événement ne semble pas tout du tout avoir été couvert par les journaux montréalais.
Un mot sur les 22-20’s qui se produisaient en première partie et offrait un mélange de rock alternatif et de country parfois teinté de blues bien potable. Ces jeunes Britanniques auraient cependant tout à apprendre du leader des Black Crowes en ce qui a trait à la présence scénique. Les 22-20’s possèdent autant de charisme qu’un paquet de viande hachée congelée.
Par Julie Rhéaume, pigiste sérieuse, animatrice d’une émission culturelle et oiseau de nuit à ses heures.

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