«L'effritement des parades» d’Alan Lake: puissante ode à la terre nourricière

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Impossible de passer sous silence l’expérience vécue à la 5e Salle de la Place des arts de Montréal mardi dernier en compagnie de l’Alan Lake Factori(e).

Programmée par Danse Danse, L'effritement des parades transporte les spectateurs dans le monde onirique du chorégraphe ou quatre danseurs et danseuses célèbrent la terre, ses saisons et ses moissons.

Un spectacle poétique, à la croisée de la danse, du théâtre et de la musique. Un spectacle d’un autre monde, qui fait étrangement penser à l’univers de son homologue circassien James Thierrée et qui ne laisse personne indifférent.

Envoutant et mystique pour certains. Long et farfelu pour d’autres. Il n’y a pas de mi-mesure.

Magique si l’on rentre dans le jeu sur scène, que l’on se laisse envouter par la musique d’Antoine Berthiaume, l’interprétation d’Odile-Amélie Peters, Fabien Piché, David Rancourt, Esther Rousseau-Morin et la scénographie de Julie Lévesque et d’Alan Lake. Mais une expérience qui peut également être vue comme chaotique, déjantée par certains qui s’attendraient à une présentation plus conventionnelle.

Personnellement, et bien que c’était la première fois que j’assistais à une œuvre d’Alan Lake, j’ai été immédiatement séduit.

Sur scène, la mère nourricière dévoile ses secrets. Dans un premier temps, la mythique Perséphone fait son apparition, tirée dans un carrosse de fortune et recouverte d’huile dorée. Elle émerge sur terre pour rendre possible les saisons et les moissons qui en découleront dans les tableaux qui se succéderont, mettant en scène chaque danseur ou danseuse en solo ou en groupes. Recouverts de gerbes de blés, se noyant de grains, en équilibre sur un piédestal, les scènes sont langoureuses, poétiques à souhait, théâtral.

Je vous invite vivement à réserver vos billets pour cette création qui est présentée jusqu’au 23 octobre à la 5e Salle de la Place des Arts ou en Webdiffusion. 

Plus de renseignements : Alan Lake - L'effritement des parades | Danse Danse

Crédit photo : Sébastien Durocher