Le printemps 2008 au Cinéma Parallèle

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Le printemps se sera fait attendre, mais il sera chaud au Cinéma Parallèle. Un véritable voyage d’images en mouvement attend les cinéphiles en avril et en mai. Un marathon de douze films qui vous promet un périple vers le Brésil, l’Algérie, la Gaspésie et le long de la Seine, ainsi que dans les univers des arts visuels et de l’environnement. Assistez aussi à un événement qui présentera les meilleurs courts métrages universitaires. Voici un parcours unique signé Cinéma Parallèle.

En AVRIL… un parcours du Brésil vers la Gaspésie

En sélection officielle au Festival international du Film de Berlin 2007, L’Année où mes parents sont partis en vacances (O ano em que meus pais saíram de férias), de Cao Hamburger, nous amène au Brésil, en 1970, à l’époque où la Coupe du Monde de football bat son plein et le régime politique se durcit. C’est dans ce contexte chaotique que les parents de Mauro, 12 ans, décident de « partir en vacances ». En réalité, ils fuient la dictature et confient leur fils à son grand-père. Mais celui-ci n’est pas au rendez-vous et Mauro est recueilli par la communauté haute en couleur du quartier juif de São Paulo. L’été de tous les dangers devient celui de tous les bonheurs. Présenté dès le 28 mars en version originale portugaise avec sous-titres français. Avec : Michel Joelsas, Germano Haiut, Daniela Piepczyk, Simone Spoladore.

Entrez ensuite dans le monde de Mme Aldjéria avec Délice Paloma, de Nadir Moknèche. Celle qui s'est donnée le nom de son pays ne recule devant aucune combine pour survivre dans l'Algérie d'aujourd'hui. Pour peu qu'elles soient jolies et peu scrupuleuses, ses recrues peuvent faire carrière. La dernière, Paloma, fait grand effet, en particulier sur Riyad, le fils de Mme Aldjéria. Le rachat des Thermes de Caracalla, le rêve qui devait permettre au clan d'Aldjéria de changer de vie, sera l'affaire de trop. Présenté dès le 11 avril en version originale arabe et française avec sous-titres français. Avec : Biyouna, Nadia Kaci, Aylin Prandi.

Un rendez-vous annuel à ne pas manquer ! Comme à chaque année, après plus de dix villes visitées, Le Proje(c)t Y terminera sa course au Cinéma Parallèle. Le Festival propose depuis maintenant douze ans une tournée annuelle présentant les meilleurs courts métrages universitaires du Québec. Ces films sont nés des efforts de jeunes créateurs portés par leurs désirs d'expérimentation et la passion pour leur art. Programme de 108 minutes présenté les 26 et 27 avril. Tarif spécial : 7,50 $.

Prenez maintenant la route 132 en direction de la Gaspésie. Dans Cabines, Johanne Fournier nous guide à la rencontre de Bel Azur ou Riviera, Étoile d’Or ou Goëmons-sur-Mer, de petites cabines alignées face à la mer ou à la route. Nées vers 1930 sur le bord des routes d’Amérique, certaines résistent au temps qui passe et à l’air du temps. Cabines est un poème visuel tout simple dédié aux maisonnettes et à leurs attachants propriétaires. Présenté le 25 avril et du 28 avril au 1er mai en version originale française. Tarif spécial : 7,50 $.

En MAI… une trajectoire d’images

Poursuivons notre parcours avec Suivre Catherine. Dans ce journal vidéo ludique, nous partageons les déambulations de la réalisatrice Jeanne Crépeau le long de la Seine, sa stupéfaction devant les méandres de l'administration, ses terreurs bien dissimulées au volant d'une automobile et plein d'autres petites et grandes choses encore. Un tricotage d'images, de textes et de sons qui rendent compte, avec ironie, tendresse et gravité, des bilans qu'on peut faire au mi-temps de sa vie. Présenté du 2 au 8 mai en version originale française.

L’Atelier de mon père est un véritable voyage visuel et sonore dans les mondes de Edmund Alleyn. C’est à la fois un hommage à l’artiste et une lettre au père disparu. Après le décès de son père, la cinéaste Jennifer Alleyn se retrouve dans son atelier, cet espace intime encore imprégné de l’imaginaire paternel. Telle une anthropologue, elle scrute le lieu, révélant le parcours fascinant d'un artiste ayant marqué l'histoire de l'art contemporain, questionnant au passage le rôle de l'art dans notre société. Présenté dès le 9 mai en version originale française et anglaise avec sous-titres français.

Birlyant, une histoire tchétchène de Helen Doyle, c'est l'histoire d'une femme simple, soliste d'une troupe nationale, qui se retrouve au cœur de la guerre. Après avoir fui son pays, la chanteuse tchétchène Birlyant Ramzaeva s’est d’abord réfugiée en Géorgie. En 2004, elle est venue vivre au Québec avec ses filles. Ce documentaire intimiste est le récit de cette femme, à travers entrevues et documents d'archives, aussi précieuses qu'uniques. Présenté du 9 au 15 mai en version originale anglaise, française, russe et tchétchène avec sous-titres français.

Du El Salvador à la Palestine, le photojournaliste canadien Larry Towell s'est acharné au fil des ans à capter la réalité d'hommes, de femmes et d'enfants vivant dans des pays fragilisés par des conflits armés. Photographe de renommée internationale, il est le seul Canadien membre de la prestigieuse agence Magnum Photos. Par le biais de son œuvre et de ses propos sur l'art et la vie, Territoires, de Mary Ellen Davis, brosse un portait de l'artiste méconnu. Présenté du 9 au 15 mai en version originale anglaise avec sous-titres français. Précédé du court métrage Un Jour en Palestine de Mary Ellen Davis (sans dialogue).

Avec son dernier opus, Au pays des colons, Denys Desjardins nous plonge dans le monde de Hauris Lalancette, soixante-treize ans, colon, cultivateur et politicien; une figure mythique de l'Abitibi et de sa résistance à l’inévitable déclin de la région. Malgré l’aridité du lieu et de ces terres durement défrichées, de génération en génération, la famille Lalancette persiste à construire l'avenir sur sa terre, à vivre de l'agriculture en dépit des contraintes de la mondialisation et du contrôle du territoire par les compagnies minières et forestières. Marchant, entre autres, dans les traces de Pierre Perrault, ce film raconte un chapitre significatif de l'histoire du Québec et soulève des questions fondamentales sur le développement des régions. Présenté dès le 16 mai en version originale française.

Pour souligner La Journée Mondiale de la Biodiversité (qui sera le 20 mai cette année), le Cinéma Parallèle vous présente deux œuvres marquantes. Tout d’abord, Homo Toxicus de la réalisatrice Carole Poliquin. Elle a fait le test et découvert une centaine de substances chimiques accumulées dans son organisme. Des substances cancérigènes, neurotoxiques, immunotoxiques ou encore associées à des problèmes de fertilité. Avec rigueur et humour, elle enquête. Ses conclusions sont troublantes. Une expérience planétaire est en cours et nous en sommes les cobayes… Présenté du 16 au 22 mai en version originale française et anglaise avec sous-titres français.

À partir de documents inédits, de témoignages de victimes, de scientifiques et d’hommes politiques, Le Monde selon Monsanto, de Marie-Monique Robin, reconstitue la genèse d’un empire industriel qui, à grand renfort de mensonges, de collusion avec l’administration américaine et de tentatives de corruption, est devenu le premier semencier du monde. Avec Monsanto, nous sommes à l’ère de l’extension planétaire des cultures OGM, sans aucun contrôle sérieux de leurs effets sur la nature et la santé humaine ! Venez voir le film qui fait débat en France en ce moment. Présenté dès le 23 mai en version originale anglaise et française avec sous-titres français.

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