«Le principe», de Jérôme Ferrari

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Jérôme Ferrari soumet un livre qui n’est pas tout à fait historique, et pas tout à fait romanesque, avec «Le principe». On y raconte l’histoire d’un jeune aspirant philosophe désanchanté qui tente de prendre la mesure du mal toujours à l’oeuvre dans le monde contemporain. Par le fait même, il veut assumer l’incomplétude et les défaillances de sa propre existence.

C’est en mettant en relief les conflits de la dernière guerre mondiale et une modernité rongée par les passions économiques que l’auteur nous plonge dans l’histoire. Le jeune apprenti philosophe jette les bases de sa réflexion sur la figure du physicien allemand Werner Heisenberg, qui a élaboré le “principe d’incertitude” et qui est le père de la mécanique quantique.

Quel rapport entretenait réellement Heisenberg face au régime nazi? Cet homme a travaillé au programme nucléaire du Reich, mais il a affirmé après la guerre qu’il était déterminé à le freiner s’il aboutissait.

C’est un livre parfois difficile à lire, dans lequel le lecteur peut se perdre, mais qui vaut la peine d’être lu jusqu’à la fin. Dense, l’écriture de ce livre est recherchée, les phrases coulent d’elles-mêmes et font ressentir les émotions véhiculées. Chose certaine, il faut apprécier la philosophie pour aimer ce roman.

«Le principe», de Jérôme Ferrari, qui a eu le prix Goncourt 2012, est publié chez Actes Sud.