«Le petit voleur» de Robert Lalonde: Voleur imparfait ou parfait créateur?

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Disponible en librairie dès aujourd’hui, le 8 mars 2016, le nouveau roman de Robert Lalonde s’intitulant "Le petit voleur" rend hommage à un grand homme de l’écriture qu’est Anton Tchékhov. Cet écrivain prolifique de la littérature russe avec ses quelque 600 œuvres. Ce vibrant hommage de M. Lalonde nous faire découvrir cette vie de dramaturge d’une autre époque. Au fil des pages, on y découvre la vie, la vraie, avec son lot d’obligations ainsi que des personnes qui se prendront au jeu de l’amour. Les lecteurs et lectrices auront le plaisir de rencontrer Robert Lalonde au Salon du livre de Trois-Rivières qui se déroulera du 17 au 20 mars prochain. M. Lalonde agira en tant que président d’honneur pour cette 28e édition de l’événement.

L’histoire se déroule autour des années 1900, on y découvre la Russie, la Pologne, la France et l’Allemagne de l’époque. L’époque y est dépeinte avec, non seulement des descriptions précises, mais encore, une réelle ambiance du temps. Le personnage de Tchékhov travaille comme médecin pour gagner l’argent nécessaire pour faire vivre sa famille, composée de frère et sœur. Il se passionne pour l’écriture. Il écrit des pièces de théâtre, et aussi, des nouvelles. Il écrit avec brio, reconnu partout où il va. Dans l’esprit de Iégor, il est le maître, de qui il espère apprendre.

Le saut dans le temps est magnifique! On y croit. Tout est là : les descriptions des rues, les transports, les discussions sur les philosophies, les obligations monétaires, l’élévation du créateur, sans oublier la langue écrite… tout est réel. Chaque pas est décrit. On accompagne le personnage à travers son récit : récit extérieure qui relate l’ambiance d’époque et récit intérieur, la quête des amitiés, des amours ainsi que de l’art d’écrire.

Au-delà du parcours terrestre, s’insère adroitement le parcours de l’âme. On se laisse emporter par envoûtement; on suit le parcours intérieur de l’homme qui se questionne. On monte à bord du train, tout en suivant l’ébullition de l’esprit, l’esprit qui doute la raison. L’esprit qui doit se convertir pour gagner sa croûte. L’esprit qui veille et espère désespérément autre chose que ce qu’il voit et entend, par habitude.

Un grand homme d’écriture qui devine les scènes espérées, retirant des pièces d’argent, mais le cœur n’y est pas. Le cœur espère écrire un roman. Tout écrire ce qui se berce dans son esprit. C’est le maître de qui on vacille et apprend. Le maître de qui on espère s’imprégner pour continuer cette avancée de pensées pures. On se laisse transporter, on veut aussi connaître à fond le maître incroyablement mystérieux qui livre ses espérances, petit à petit, au même rythme que la confiance envers son fidèle, Iegor. On veut tout savoir aussi du maître. Il semble détenir de fines clés du savoir, une maîtrise parfaite sur son cœur; bravant la maladie et les sentiments. On veut qu’il nous apprenne, comme son élève qui réussit à se dénicher une place privilégiée, des sentiments gagnant le cœur du maître mystérieux. À mi-chemin, on n’en peut plus de cette pesanteur qu’on sent s’abattre sur son âme : on veut qu’il aime!

L’écriture qui rassemble deux inconnus, à un point tel qu’ils se tissent des liens indéfinissables, que rien ne peut unir, mis à part l’acte d’écrire. Écrire les rejoint. Écrire les relie d’une force, d’un certain amour même. L’écriture est source de vie! L’auteur qui a le désir du créateur : des révélations sur sa vie, des sentiments ressentis. Tant de regards poétiques sur sa vie. L’espérance de livrer toujours mieux son âme. L’écriture qui fait vivre et permet aussi de dépeindre les coups durs, les cruautés ressentis ou vécus. L’écriture qui devient l’ultime moyen de poursuivre…

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