Le peintre Alexandre Chartrand a remis 1779$ à la CLASSE ce matin - Fin de son expo solo le 13 mai

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Étant donné que Jean Charest ne semble comprendre que les arguments économiques, le peintre Alexandre Chartrand a décidé de soutenir économiquement les étudiants en grève, par le biais du plus grand mouvement étudiant, la Coalition large de l'Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (CLASSE). Les 1779 $ symboliquement demandés pour la toile Le Mépris et l'entêtement (pas de CLASSE) ont été remis aux dirigeants du mouvement étudiant ce matin à 10h, à la galerie Point rouge de Montréal.

Étant donné que Jean Charest gouverne comme s'il n'avait aucun compte à rendre aux citoyens, qu'il a laissé s'envenimer le conflit étudiant et qu'il s'en lave maintenant les mains en rejetant toute la responsabilité sur le mouvement étudiant, il est représenté par le portion « Mépris » de ma toile.

Étant donné que Line Beauchamp a d'abord refusé de s'assoir avec les leaders étudiants pour savoir ce qu'ils proposaient, qu'elle a ensuite consacré une maigre journée à une négociation marathon et qu'elle refuse maintenant de poursuivre les pourparlers avec eux, elle est représentée par la portion « entêtement ».

Vous aurez peut-être compris que ces deux termes sont interchangeables et s'appliquent aux deux personnages !

La toile fait parti de la série On se fait tous fourrer, présentée à la galerie Point rouge depuis le 3 mai dernier.

Littéralement, la série présente des gros plans de visages, colorés et alléchants, entre l'orgasme et la souffrance. C'est en prenant la peine d'en lire les titres qu'on comprend le sens que l'artiste a voulu donner à toutes ces images.

Redevances minières dérisoires, Monarchie constitutionnelle, Ottawa abandonnant Kyoto, ou encore Huffington Post/AOL sont quelques unes des œuvres de la nouvelle série de Chartrand. Peinte sur une période d'un peu plus d'un an et inspiré par l'actualité, chaque œuvre exprime une raison pour laquelle on se fait tous fourrer.

Pour Chartrand, le rapport entre le titre et l'œuvre fait parti intégrante de la démarche et s'inscrit dans la poursuite de l'exploration surréaliste de René Magritte. Le peintre belge a exploré un tel rapport au tournant des années trente avec, entre autres, La Trahison des images où la représentation d'une pipe est accompagnée de l'inscription Ceci n'est pas une pipe. Magritte a également écrit à ce sujet dans un ouvrage intitulé Les mots et les images.

« Les titres des tableaux ne sont pas des explications et les tableaux ne sont pas des illustrations des titres. La relation entre le titre et le tableau est poétique, c'est-à-dire que cette relation ne retient des objets que certaines de leurs caractéristiques habituellement ignorées par la conscience, mais parfois pressenties à l'occasion d'événements extraordinaires que la raison n'est point encore parvenue à élucider. »

Chartrand cherche toutefois à amener cette relation entre la toile et son titre à un autre niveau, en profitant du court texte associé à une œuvre pour introduire l'image dans le monde qui l'entoure, dans l'actualité, par une prise de position affirmée.

Il s'agit d'une troisième exposition solo en autant d'années pour Chartrand. Après Totalitarisme économique (2010) et Hommage à Godin (2011), le peintre non-subventionné consolide sa démarche en l'inscrivant en ligne droite avec la première, où les titres dénonçant les frasques économiques accompagnaient d'alléchants portraits colorés.

du 2 au 13 mai 2012
Closing le dimanche 13 mai, de 13h à 17h

À la galerie Point rouge
2471 Notre-Dame Ouest
Montréal Qc H3J 1N6
http://galeriepointrouge.com
514-586-0554

https://www.facebook.com/axcchartrand
http://chartrand.jimdo.com/

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