Le pavillon du Canada à la 55. Esposizione Internazionale d'Arte

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Le Musée des beaux-arts du Canada et le Conseil des arts du Canada ont annoncé aujourd'hui l'inauguration de Shary Boyle. Une musique pour le silence, une exposition de nouvelles oeuvres de Shary Boyle présentée au pavillon du Canada dans le cadre de la 55. Esposizione Internazionale d'Arte - la Biennale di Venezia. L'installation de Shary Boyle au pavillon du Canada est présentée par le commanditaire principal RBC Gestion de patrimoine et appuyée par le commanditaire majeur Aimia.

Pour sa présentation nationale aux Giardini di Castello, l'artiste torontoise Shary Boyle a créé une installation immersive qui explore les thèmes du silence, de l'isolement et de la solitude. Cette œuvre in situ ambitieuse, qui fait écho à la longue tradition théâtrale et mythologique de Venise, transforme le pavillon du Canada à l'intérieur et à l'extérieur.

Une musique pour le silence propose une réinterprétation de l'espace national canadien, où elle associe à l'imaginaire et au folklore des préoccupations humanistes, féministes et sociales. Les visiteurs du pavillon du Canada seront invités à pénétrer dans le monde visionnaire de Boyle qui, par la sensualité et la puissance émotionnelle de son travail, rejoint tant l'intime que l'universel.

À l'approche de Une musique pour le silence, les visiteurs découvrent une sentinelle en bronze, un enfant effrayé perché sur le toit du pavillon qui entrelace des rubans le long d'une colonne en béton pour en faire un mât de mai. À l'intérieur, de petites figures en porcelaine transportent de lourdes et volumineuses planètes, une image qui évoque les notions de résilience, d'euphorie et de chagrin. Un film muet en noir et blanc est présenté, mettant en scène une femme sourde qui s'exprime en langue des signes, sans sous-titres. Le personnage traduit un texte de dédicace rédigé par Boyle où l'artiste décrit ses intentions à l'égard de l'exposition. Un réseau de grottes sous-marines grandeur nature devient un refuge : le lieu de repos d'une ancienne divinité marine abritant un nourrisson humain. Des rétroprojecteurs projettent sur la grotte et les personnages en plâtre un photomontage saturé de détails, insérant une dimension psychique peuplée de personnages mystérieux, oubliés et réduits au silence.

Une musique pour le silence met en évidence l'exceptionnelle finesse d'exécution qui caractérise la pratique de Boyle dans un large éventail de moyens d'expression, dont la sculpture, le dessin, la peinture et l'art de la performance. Pour sa présentation à Venise, Boyle a créé une composition visuelle axée sur le temps. Elle déclare : « Pour la conception de cette installation, je me suis longuement interrogée sur le droit qu'on se donne de ressentir une émotion lorsqu'on est touché par une chanson. J'ai voulu proposer une expérience artistique semblable à l'expérience musicale où l'on se fie à la perception et à l'intelligence de son sentiment. Chaque objet est une note; qui construit un arc et se répète; qui suggère des cycles et un rythme. »

Le pavillon du Canada a été construit en 1958 sous la direction du Musée des beaux-arts du Canada par le célèbre architecte italien Enrico Peressuti du cabinet d'architectes milanais Studio Architetti BBPR. Il est situé dans les Giardini di Castello, entre les pavillons de la Grande-Bretagne et de l'Allemagne.

Le directeur général du Musée des beaux-arts du Canada a déclaré :
« À titre d'établissement organisateur de la 55. Esposizione Internazionale d'Arte, le Musée des beaux-arts du Canada est fier de présenter le travail de Shary Boyle, l'une des artistes les plus brillantes et les plus originales du Canada. »

George Lewis, chef de groupe, Gestion de patrimoine et Assurance a indiqué :
« Chez RBC Gestion de patrimoine, tout en poursuivant notre expansion à l'échelle mondiale, nous avons aussi à coeur de maintenir notre fidèle engagement envers les arts, afin de redonner aux collectivités au sein desquelles nous vivons et travaillons. Nous sommes fiers de contribuer à présenter à un public international ce qu'il y a de mieux au Canada. »

Vince Timpano, président et chef de la direction d'Aimia au Canada, a affirmé :
« Mécène enthousiaste des arts, Aimia appuie les artistes et les initiatives artistiques partout au Canada. Voilà huit ans que nous soutenons la Biennale et l'inauguration du pavillon du Canada est devenue une tradition pour nous. »

À propos de l'artiste : Shary Boyle
Née en 1972 à Scarborough, en Ontario, Shary Boyle a obtenu son diplôme à l'École d'art et de design de l'Ontario en 1994. Elle a été l'objet d'expositions individuelles au Canada, aux États-Unis et en Europe, dont les plus récentes sont Canadian Artist à la BMO Project Room, à Toronto (2012); La chair et le sang, tenue à l'UQAM, à Montréal (Québec), ainsi qu'au Musée des beaux-arts de l'Ontario et à la Contemporary Art Gallery de Vancouver (2011); The Illuminations Project avec Emily Duke à l'Institute of Contemporary Art, à Philadelphie (2011); Moon Hunter au festival Fumetto, à Lucerne, en Suisse (2009) et The History of Light à la Southern Alberta Art Gallery, à Lethbridge (2008).

Boyle a aussi participé à L'Espace des métamorphoses, à la Biennale internationale de Vallauris, en France (2012); à My Winnipeg, à La Maison Rouge, Fondation Antoine de Galbert, à Paris (2011) qui s'est aussi rendue au Musée international des arts modestes, à Sète, en France et à Plug In ICA, à Winnipeg (2012); à l'exposition Le sort probable de l'homme qui avait avalé le fantôme organisée conjointement avec le Nouveau Festival, au Centre Pompidou, à Paris (2009); et à Noise Ghost (Shary Boyle et Shuvinai Ashoona), à la Justina M. Barnicke Gallery (2009).

Shary Boyle a présenté une nouvelle oeuvre théâtrale, Everything under The Moon, avec sa collaboratrice musicale Christine Fellows à l'Enwave Theatre, au Harbourfront Centre de Toronto, en février 2012. Elle s'est aussi produite à La Maison Rouge, à Paris (2011), à la Brooklyn Academy of Music (2008); au Hammer Museum, à Los Angeles (2006, 2008); à l'Olympia de Paris (2005); et au Festival Sónar, à Barcelone (2005). Elle a reçu le Prix de la Fondation Hnatyshyn (2010), le Prix Gershon-Iskowitz (2009) et a été finaliste du prix Sobey (2007, 2009).

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Source: Musée des beaux-arts du Canada