Le Musée des beaux-arts du Canada consacre une importante rétrospective au photographe Geoffrey James

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Du 30 juin au 19 octobre 2008, le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) accueille sa première grande rétrospective de l’œuvre d’un des plus brillants photographes paysagistes contemporains canadiens, Geoffrey James. Présentée par Pratt & Whitney Canada, l’exposition comprend 91 photographies réalisées entre 1987 et 2002. Pour en savoir davantage, visitez le micro site consacré à cette exposition au www.beaux-arts.ca/james.

Plus de trois décennies de photographie paysagiste
Reconnu comme l’un des plus éloquents interprètes du paysage au Canada, Geoffrey James fait de la photographie depuis le début des années 1970. Ses premières photographies illustrent des jardins et expriment une conception classique de la beauté, révélant la géométrie et les structures sous-jacentes du jardin à la française. Ces petites photographies panoramiques (8,5 cm x 26,5 cm) évoquent une passion tranquille pour les aménagements et les sanctuaires naturels d’autrefois. Dans ses œuvres plus récentes, James s’intéresse plus particulièrement à la façon dont la nature et la culture se croisent. Bien qu’elles ne s’intéressent pas au « romantisme des ruines », ses photographies n’en évoquent pas moins la déchéance.

« Une rétrospective de cette envergure permet de découvrir l’ensemble du travail que produit un artiste au cours d’une carrière », a indiqué le directeur du MBAC, Pierre Théberge. « Une telle exposition, qui réunit en un même lieu un nombre représentatif d’œuvres d’un même artiste, nous offre aussi l’occasion d’examiner plus étroitement les différents thèmes et préoccupations qui en émergent. »

L’exposition est sous la direction de la conservatrice adjointe des photographies du MBAC, Lori Pauli. « Je suis impressionnée tant par les subtilités de ses tirages que par la puissance graphique de ses photographies », a-t-elle expliqué. « Cette exposition retrace la fascination de longue date de James pour la façon dont la nature et la culture se rencontrent et sa remarquable contribution à l’art canadien. »

Oscillant entre des lieux idylliques – jardins à la française, parcs forestiers – et des espaces désertiques laissés par des mines et une frontière internationale conflictuelle, ses photographies auscultent les paysages aménagés du passé et ceux plus involontaires du présent.

L’exposition met en lumière des thèmes iconographiques récurrents : ponts, routes, sentiers, arbres et étangs, façades de maisons et de magasins. Les photographies sont regroupées par séries : vues panoramiques de jardins européens, photographies de parcs américains conçus par F.L. Olmsted, les séries Paris, Asbestos, Lethbridge and Toronto ainsi que Running Fence, un projet sur la clôture frontalière érigée entre le Mexique et les États-Unis.

L’exposition Utopie/Dystopie. Les photographies de Geoffrey James, est rendue possible grâce à un partenariat avec les secteurs privé et public. Les prêts proviennent de collections privées, de l’artiste lui-même et de prestigieuses institutions, parmi lesquelles figurent le Centre Canadien d’Architecture, le Musée d’art contemporain de Montréal, le University of Toronto Art Centre, et le Museum of Modern Art de New York.

« C’est un honneur que d’être associé au Musée des Beaux-arts du Canada et d’encourager l’excellence dans les arts et la culture d’un océan à l’autre », a déclaré Nancy German, vice-présidente – Communications, de Pratt & Whitney Canada. « Nous sommes heureux de présenter les œuvres d’un artiste canadien au talent exceptionnel qui porte sur des sujets importants comme la relation entre l’homme et l’environnement.»

Le Musée des beaux-arts du Canada, le Musée canadien de la photographie contemporaine et l’œuvre de Geoffrey James

Le Musée des beaux-arts du Canada débute sa collection d’œuvres de Geoffrey James en 1988, lorsque des collectionneurs belges, Francis et Evelyn Coutellier, lui font généreusement don de trois photographies. Par la suite, la collection de photographies et le département d’art contemporain du MBAC enrichissent ce corpus par l’acquisition d’épreuves des séries Olmsted et Asbestos. C’est en 1975 que le Musée canadien de la photographie contemporaine, maintenant affilié au MBAC, entreprend l’acquisition de photographies de James; il en compte aujourd’hui 108.

Activités éducatives
Rencontre avec l’artiste Å| Le samedi 31 mai à 14 h
Dans le cadre de l’exposition Utopie/Dystopie. Les photographies de Geoffrey James, le public est invité à rencontrer l’artiste Geoffrey James, en conversation avec Robert Enright, collaborateur principal à la rédaction de Border Crossings et professeur de recherche en théorie et critique de l’art à l’Université de Guelph. L’activité se tiendra à la Salle de conférences du Musée. Compris dans le droit d’entrée à l’exposition.

Catalogue
Un catalogue en anglais et en français accompagne l’exposition. Mettant en valeur la diversité des investigations photographiques de James, la publication comprend 87 planches grand format et une cinquantaine d’illustrations.

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