Le Messie de Haendel par les Violons du Roy : toujours aussi grandiose!

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Pour la dix-septième année, les Violons du Roy et la Chapelle de Québec ont présenté le Messie de Haendel à Québec le 9 décembre, puis à Montréal, le lendemain. Dirigés par Maestro Jonathan Cohen, l'orchestre, les solistes et le choeur ont donné toute une performance, à la hauteur de leur réputation d'excellence. La Maison symphonique a résonné de toute sa puissance acoustique lors de cette présentation grandiose.

Noël ne serait pas Noël sans la présentation annuelle du Messie, le chef d'oeuvre de Haendel! Ce magnifique oratorio, écrit en 1741 en seulement 24 jours, met vraiment en valeur tous les versets bibliques relatés par Charles Jennens dans son livret. Lorsque Haendel a reçu le livret de Jennens, il fut vraiment surpris qu'il n'y ait point de personnages ni d'action dans son texte : juste une sorte de compilation de versets bibliques ayant pour sujet Jésus. La musique composée par Haendel a donné toute sa grandeur au texte. Le Messie a reçu un accueil triomphal lors de sa toute première présentation à Dublin, en 1742. Le succès de l'Oratorio fut tel que le Journal de Dublin avait écrit : «  Les mots manquent pour exprimer le plaisir exquis qu'il donna au public nombreux et admiratif. Le sublime, le grandiose et le tendre, adaptés aux mots les plus nobles, majestueux et émouvants conspiraient à transporter et à charmer le cœur et l'oreille ravis. » Ces mots décrivent très bien ce qu'on ressent encore aujourd'hui en écoutant Le Messie. C'est l'une des œuvres les plus grandioses que nous ait léguées l'Histoire musicale. Pour plusieurs mélomanes, dont je suis, assister au Messie, chaque année à l'orée de Noël, est devenu un incontournable...

Charles Jennens a découpé son livret comme suit : La prophétie annonçant la venue du Messie et sa réalisation; De la Passion au triomphe; Le rôle du Messie dans la vie après la mort. Quant au texte de l'Hallelujah et à celui qui précède le monumental Amen- qui clôt l'Oratorio - ils sont empruntés à l'Apocalypse. Cette compilation avait donc avant tout un rôle d'éducation et de renforcement de la foi en un siècle où se côtoyaient libertinage, Lumières et franc-maçonnerie. Soulignons qu'en 1942, le roi George, lorsqu'il a entendu l' Hallelujah, fut si enthousiaste et ému qu'il se leva d'un bond pour saluer ce chant exceptionnel. Cette tradition demeure toujours. Vendredi soir dernier, le public s'est aussi levé, pour souligner la beauté de cet hymne.

Les solistes invités cette année étaient Joëlle Harvey, soprano, Allyson McHardy, mezzo-soprano, Andrew Staples, ténor et Neal Davies, baryton-basse. Maestro Jonathan Cohen était impressionnant : il dirigeait l'orchestre tout en jouant sur un instrument rappelant un petit piano. La Chapelle de Québec, qui accompagne l'orchestre, est composé d'une trentaine de choristes professionnels, triés sur le volet. Ce choeur de chambre est l'un des plus importants ensembles vocaux d'Amérique du Nord. Il se spécialise dans le répertoire avec orchestre des XVIIème et XVIIIème siècles. Créé en 1985 par son chef fondateur et directeur musical Bernard Labadie, La Chapelle de Québec se produit régulièment avec Les Violons du Roy, dont il est l'alter ego.

La musique sacrée du Messie de Haendel nous reviendra l'an prochain.

Pour suivre la programmation des concerts des Violons du Roy et de la Chapelle de Québec :

https://www.violonsduroy.com/fr/