Le Lac des Cygnes par le Ballet national d’Ukraine – époustouflant

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La Salle Wilfrid-Pelletier s’est remplie hier soir pour la première représentation à Montréal de la célèbre création de Tchaïkovski : Le Lac des Cygnes, interprétée cette fois-ci par les danseurs du Ballet national d’Ukraine.

Tchaïkovski, beaucoup de Montréalais le connaissent à travers la représentation annuelle de Casse-Noisette jouée lors de la période de Noël (http://patwhite.com/node/11839). Mais cette fois-ci, l’invitation des Grands Ballets Canadiens de Montréal faite au Ballet national d’Ukraine est un événement en soi!

Quel spectacle! Une fois encore, l’une des plus grandes compagnies au monde interprète le classique romantique qui fait rêver n’importe quel danseur : Le Lac des Cygnes. Un an après la sortie de Black Swan, interprété avec force et passion par Natalie Portman, Tchaïkovski soulève les foules même si sa création a vu le jour à la fin des années 1870. Et dire qu’il est mort avant d’avoir vu le résultat de ce chef d’œuvre musical dont la chorégraphie de Marius Petipa et de Lev Ivavov a commencé à faire des ravages en 1885!

Denis Matvienko, à la fois directeur artistique du Ballet national d’Ukraine depuis 2011 et premier danseur, se retrouve sur scène accompagné d’Anastasia Matvienko, de Natalia Matsak, de Denis Nedak, de Jan Vana et d’Oleksandr Shapoval, premiers danseurs. Bien sûr, ce ballet n’aurait pas autant de brio sans la soixante d’autres danseurs et la présence du chef d’orchestre invité, Oleksiy Baklan, pour diriger l’ensemble musical des GBCM.

Ce ballet en quatre actes, inspiré d’une légende allemande et d’une durée d’environ trois heures, conte l’histoire du prince Siegfried qui tombe éperdument amoureux de la reine des cygnes, Odette, dont seul un serment d’amour éternel peut sauver la jeune femme d’un terrible sort lancé par le magicien Rothbard… Amour, passion, haine et vengeance font partie intégrante de ce classique romantique.

À travers la chorégraphie d’Alexandre Gorski (d’après Petipa et Ivanov), le Ballet national d’Ukraine montre au public québécois le summum de la danse classique. Imaginez seulement les 32 fouettés de la première danseuse, le travail acharné effectué en pointes, les pirouettes à répétition qui donnent le tournis au public voir même les arabesques d’un autre monde tellement elles sont légères et gracieuses. Une chorégraphie aussi complexe comporte quelques dangers. De manière globale, les artistes s’en sortent avec brio. La précision des gestes, la coordination de la troupe, tous les atouts sont de leurs côtés. Seules quelques petites erreurs de la part de certains danseurs principaux viendront ternir le tableau de cette superbe production. Rien de grave, des détails d’un autre monde comme dirait les personnes assises à notre rangée!

Une chose est sûre, Le Lac des Cygnes s’élève au rang de Giselle (http://patwhite.com/node/12154), création jouée l’année dernière par le Ballet national de Cuba. Les GBCM ont encore du chemin à faire pour arriver à ce niveau de perfection, même si les dernières productions présentées à Montréal montraient une amélioration constante de la part des danseurs.

On espère et on en rêve.

D’ici là, courez à la Salle Wilfrid-Pelletier avant qu’il ne soit trop tard…

On se quitte avec ce Pas de quatre :

Plus de renseignements sur :

http://www.grandsballets.com/fr/spectacle.php?spectacle=28

Photo : Grands Ballets Canadiens de Montréal