Le groupe canadien Thomson se paie le groupe britannique Reuters

Catégories:

Le groupe britannique Reuters a accepté le 15 mai d'être racheté par son concurrent canadien Thomson. Ce dernier déboursera 8,7 milliards de livres, soit près de 19 milliards $ CAN, en vue de devenir l'un des deux plus grands groupes d'informations financières au monde avec l'Américain Bloomberg.

L'entité fusionnée s'appellera Thomson-Reuters.

Thomson, qui a son siège historique à Toronto mais dont le siège opérationnel est à Stamford, dans le Connecticut, détiendra 70 pour cent des actions de cette nouvelle entité qui sera dirigée par Tom Glocer, 47 ans, l'actuel chef de la direction de Reuters.

M. Glocer devra maintenant réaliser les économies d'échelle de 500 millions $ US que les deux entreprises ont promises d'ici trois ans.

Cette fusion a été approuvée par les actionnaires fondateurs de Reuters qui disposaient d'un droit de veto.

"Nous croyons que la formation de Thomson-Reuters représente un point tournant dans le secteur de l'information mondiale et qu'elle viendra renforcer la force, l'intégrité et la viabilité de Reuters en tant que leader mondial de l'information générale et financière, et ce pour plusieurs années", a déclaré Peter Gyllenhammar, le président des fiduciaires de Reuters.

La transaction reste soumise au feu vert des autorités de régulation compétentes.

Chaque actionnaire du groupe Reuters, dont le titre est transigé à Londres, recevra environ 7 $ US en espèces et 0,16 action de Thomson, dont le titre est transigé à Toronto.

La valeur de 19 milliards $ CAN de cette transaction découle de la valeur du titre de Thomson en date du 3 mai, la veille de l'annonce d'une fusion possible des deux entreprises. L'action de Thomson valait alors 48,50 $, mais mardi, à Toronto, elle a terminé la journée à 46,35 $, en recul de 0,01 $.

Les activités combinées des secteurs finance et média de Thomson-Reuters s'appellera Reuters et les activités existantes de Thomson, notamment les divisions de services d'informations juridiques, fiscales et comptables, qui génèrent l'essentiel du chiffre d'affaires du groupe canadien, seront renommées Thomson-Reuters Professional.

David Thomson deviendra le président de Thomson-Reuters et Niall FitzGerald, actuellement président de Reuters, et W. Geoffrey Beattie seront les vice-présidents du nouvel ensemble.

M. Glocer a indiqué que 60 pour cent du chiffre d'affaires de l'entité née de la fusion avec Thomson proviendrait des activités d'information financière.

Questionné au sujet de l'impact que pourrait avoir la transaction au Canada, le président et chef de la direction de Thomson, Richard Harrington, qui prendra sa retraite dès que la fusion sera complétée, a expliqué que "l'un des plus importants fournisseurs d'information mondiale à l'intention du marché des affaires et des entreprises sera d'origine canadienne".

Il a ajouté qu'en plus de la participation majoritaire de la famille Thomson, les actionnaires minoritaires de Thomson sont "principalement canadiens".

L'annonce de mardi survient dans la foulée de la vente par Thomson, vendredi dernier, de sa filiale Thomson Learning pour 7,75 milliards $ US à la firme américaine Apax Partners et à la division de fonds de placement privé d'OMERS, le fonds de retraite des employés municipaux de l'Ontario.

Source: AP

Partager

Facebook icon
Twitter icon
Google icon