Le FTA dévoile sa programmation: Festival TransAmériques 22 mai au 5 juin 2008

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Après le succès de sa première édition en 2007, le FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES revient en force. La directrice générale et artistique du nouvel événement international en danse et théâtre, Marie-Hélène Falcon, a composé un menu des plus alléchants pour cette deuxième édition : vingt-deux spectacles dont deux événements extérieurs gratuits, une programmation novatrice qui témoigne plus que jamais du dynamisme et de la diversité des arts vivants.

En un tour du monde qui mêle les noms prestigieux et les voix émergentes, c’est l’occasion de découvrir ce que la création actuelle offre de fort et saisissant. Ce deuxième cru du Festival TransAmériques est à consommer sans modération.

Chorégraphes insoumis d’ici...
En première nord-américaine, le Festival TransAmériques présente le très attendu ballet en deux actes Orphée et Eurydice de
la compagnie Marie Chouinard, une œuvre puissante, excessive, habitée de vagues d’humour. Dix interprètes à l’engagement
total exécutent cette danse infernale qui ose le dérèglement du corps et la démesure. Un univers débridé à la Jérôme Bosch
pour un spectacle déjà sacré incontournable. --- Enfin réunis sur une scène montréalaise, deux artistes inclassables et
incandescents : Benoît Lachambre, le performeur-chorégraphe du geste authentique et Louise Lecavalier, la danseuse
kamikaze qui savoure maintenant les délices de l’apaisement. Après I is memory, le solo mémorable que Benoît Lachambre a
créé pour elle, les voici, en première mondiale, dans Is you me, un duo sur la fusion et la distance qui cristallise leur désir de
danser ensemble, créé avec la complicité du plasticien Laurent Goldring. --- Après la folle épopée de 30x30 qui a permis à
Paul-André Fortier de danser à ciel ouvert dans plusieurs grandes villes du monde, ce chef de file de la danse contemporaine
québécoise s’entoure de l’artiste multidisciplinaire Rober Racine et du cinéaste Robert Morin pour sa nouvelle création
itinérante, Cabane. À mi-chemin entre l’installation et la performance in situ, ce spectacle atypique s’annonce comme un pied
de nez à l’inflation technologique, au « toujours plus »...

--- Avec Là où je vis, Danièle Desnoyers s’aventure du côté des
œuvres symphoniques de la période romantique pour en faire les catalyseurs de sa nouvelle création à saveur musicale...
noise. Entourée d’une distribution renouvelée, la chorégraphe s’est engagée dans une voie très personnelle avec cette création
qui nous dévoile la troublante mécanique d’une orchestration méticuleuse des corps. Là où je vis est une danse qui est fuite et
imagination, qui sème le désordre et répond au silence. --- Dana Gingras, figure de proue de la compagnie canadienne The
Holy Body Tattoo, a fondé Animals of Distinction afin de pousser encore plus loin le travail expérimental sur les liens entre
danse, film et vidéo. La pièce Smash Up fait voler en éclat l’idée d’œuvre globale et se déploie en une série de six courtes
pièces multimédias aux formes sans cesse réinventées. Dans un environnement rétro-futuriste, cette performance saisissante
est bien en phase avec notre ère d’échantillonnages et de remixages. --- C’est dans Spoken word/Body, mi-conférence, mi-
danse, mi-performance, que l’on a découvert le travail inusité de Martin Bélanger en 2002. Avec sa Grande Théorie Unifiée, cet
indocile des arts vivants s’élève en ardent défenseur des notions de communion sociale pour nous convier à une célébration
ludique où prime l’exaltation d’être ensemble. Un parfait antidote à la mélancolie et au nihilisme.

... et empêcheurs de danser en rond d’ailleurs
Pour la première fois à Montréal, la chorégraphe turque Aydin Teker sort en grand et nous offre aKabi, une œuvre d’une beauté
surnaturelle qui tente de percer les mystères de la gravité. Quatre sublimes danseurs, affublés de chaussures, prothèses et
plate-formes disproportionnés se livrent à une fascinante exploration des limites du corps entravé. Une grosse pointure à
découvrir absolument à la Salle Pierre-Mercure! --- Reconnue pour sa gestuelle si caractéristique et ses associations avec des
créateurs iconoclastes, Meg Stuart, l’Américaine adoptée par l’Europe, s’associe à l’Autrichien Philipp Gehmacher pour un duo à
haute densité atmosphérique, bercé par la voix et la guitare douce-amère de Niko Hafkenscheid, auteur-compositeur bruxellois
présent sur scène. MAYBE FOREVER nous emmène sur un continent de mélancolie mais sous la surface, bouillonnent
l’indicible et l’embryonnaire. Une rencontre où tout se lézarde : la mémoire, le mouvement, les étreintes. Heureusement qu’il y a
les chansons.... --- Dans Chambre blanche, quatre femmes –s’agit-il de la même ?– jouent leur identité, déplient le temps,
seules, en duo, ensemble. Des lenteurs déployées, des gestes furtifs, des corps accordés, des folies passagères. De la beauté.
Festival TransAmériques 22 mai au 5 juin 2008

L’écriture chorégraphique de Michèle Noiret y est fine et ciselée. Depuis 1986, la chorégraphe belge trace un parcours au cœur
de l’intime avec une élégance qui est sa manière d’être. Le public du festival pourra enfin découvrir le travail de cette artiste
d’exception --- Première escale à Montréal aussi pour l‘un des grands poètes allemands de la danse contemporaine, Raimund
Hoghe, qui s’amène avec deux œuvres plutôt qu’une, Boléro Variations et Swan Lake, 4 acts. Chorégraphe et danseur,
Raimund Hoghe est aussi l’ancien dramaturge de Pina Bausch. Cet artiste à la présence scénique sidérante s’est acquis une
réputation sulfureuse en s’appropriant des œuvres classées mythiques. Vous avez dit déstabilisant? --- Dompteuse d’espaces
urbains, la Québécoise Noémie Lafrance, installée à New York, se produira sur l’Esplanade de la Place des Arts avec Melt, une
chorégraphie des plus insolites où cinq danseuses, fixées à un mur, se liquéfient sous la lumière. Cette performance extérieure
gratuite se déroulera sur l’heure du midi et en soirée. Melt est un concentré d’une grande beauté du travail de cette artiste
reconnue autant pour ses performances in situ que pour ses fructueuses collaborations avec la chanteuse Feist.

Théâtre indiscipliné des quatre coins du monde...
L’incorrigible Volksbühne de Berlin est de retour au FTA avec une œuvre d’anthologie, Iwanow d’Anton Tchekhov. Après
Endstation Amerika et Humiliés et offensés de Frank Castorf, présentés en 2002 et 2003, c’est une mise en scène
époustouflante de Dimiter Gotscheff, l’un des metteurs en scène les plus radicaux de la scène théâtrale européenne, qui nous
sera servie en première nord-américaine. Sur une scène nappée de brouillard, Iwanow, magnifiquement interprété par Samuel
Finzi, tangue ici entre mélancolie et dérision, ce qui nous vaut une suite de scènes inoubliables et le plaisir de voir les douze
acteurs en scène se livrer avec jubilation à l’exercice du comique cruel. Événementiel! --- Seconde appropriation de l’œuvre de
Tchekhov au Festival avec Seagull-Play (La Mouette), gracieuseté du Brésilien Enrique Diaz qui se livre ici à une véritable
dissection du classique du grand auteur russe. Oubliez les forêts de bouleaux, les robes blanches et les ombrelles, cette
Mouette délestée de toute sentimentalité est d’une insolente liberté. --- Trois soirs durant, l’Argentin Mariano Pensotti fera
déferler La Marea, sa marée humaine, sur la ville. À saisir dans le Quartier latin, au détour de la rue Émery qui sera fermée à la
circulation pour l’occasion. Ce spectacle gratuit est composé de neuf tableaux mettant en scène des couples ou des présences
solitaires aux prises avec « les choses de la vie ». Sans guide ni itinéraire préétabli, les spectateurs pourront déambuler à leur
guise parmi ces « brèves de trottoir », ces contes de la vie ordinaire qui leur feront voir la ville autrement. --- Visionnaire et
espiègle, la jeune auteure et metteure en scène roumaine Gianina C?rbunariu jongle dans mady-baby.edu avec des sujets
aussi graves que la prostitution, l’exploitation et la faillite des espérances de la jeunesse de son pays. Marquée par le rire, par
une étonnante et tonifiante mise à distance et des élans parfois surréalistes, cette œuvre lucide et enjouée qui empoigne et qui
sonne est portée par des comédiens lestes et visiblement concernés. --- Rendez-vous fougueux avec Ivan Viripaev, l'enfant
terrible de la nouvelle dramaturgie russe et auteur d’Oxygène, une parodie féroce des Dix Commandements montée par le
metteur en scène bulgare Galin Stoev. Un spectacle hors norme et perturbateur, des paroles lancées à cent à l’heure sur la
musique techno d’un DJ et sous le regard d’un meneur de jeu. Du sang neuf sur la scène, de la jeunesse qui se cabre, se
révolte, s’aime.

... et tonifiantes mises en scène du pays
L’Invisible, la nouvelle création de Marie Brassard – sa quatrième pour le FTA! – est une exploration scénique du double, une
tentative d’apprivoisement de ces formes mystérieuses et insaisissables qui jaillissent de nous. La ville de Berlin, les
ectoplasmes, ces émanations visibles du corps des médiums, et le canular littéraire autour de JT Leroy fournissent à Marie
Brassard le matériau métaphorique idéal à une réflexion sur l’art et la création, sur la frontière poreuse entre la créatrice et sa
créature. --- Loui Mauffette, maître d’œuvre de Poésie, sandwichs et autres soirs qui penchent, joue de simplicité pour
théâtraliser la poésie, la décomplexer un peu, la décoincer beaucoup. Un banquet de poèmes servis sur une immense table. Au-
dessus, autour, sous cette table, des comédiens, chanteurs, danseurs et musiciens se lancent des mots comme on trinque à
l’amitié. Plus la soirée avance, plus l’ivresse augmente. Ce fulgurant happening poétique ne manquera pas de semer un joyeux
bordel de mots et d’émotions. --- Après trois passages remarqués au FTA, la compagnie STO Union d’Ottawa est de retour avec
un nouveau spectacle/installation qui détourne avec malice les codes de l’entretien public et de la conférence. 7 Important Things
transforme la vie d’un homme en métaphore vibrante et éclairante de nos illusions vacillantes. En altermondialistes de la scène,
Nadia Ross et George Acheson réaffirment la force de la parole et redonnent au théâtre le pouvoir d’élucidation qu’il ne devrait
jamais cesser d’avoir..--- La comédienne et auteure Louise Bombardier s’est insinuée dans l’espace mental des enfants autistes,
ces Petits fantômes mélancoliques , pour leur créer un imaginaire porteur de poésie. En compagnie des danseurs Louise Bédard
et Paul-Antoine Taillefer, elle chuchote, au plus près de la blessure, les mots et les gestes du silence autiste. Avec infiniment de
tendresse et de fantaisie. – Le temps de l’engagement est-il révolu? Non. Annabel Soutar s’y refuse expressément. À la tête du
collectif Porte Parole qui explore avec pertinence des questions socio-politiques criantes d’actualité, elle suit, dans Import/Export,
les employés d’une firme de vêtements en pleine délocalisation vers la Chine. Plutôt que de faire le procès de la Chine, ce
spectacle pose son regard sur nous, Québécois, à l’heure de la mondialisation. La discussion est ouverte!

Festival TransAmériques 22 mai au 5 juin 2008

Et beaucoup plus encore...
À ces vingt-deux spectacles s’ajoutent des rencontres avec les artistes en salle, après les représentations, une série de
rencontres privilégiées avec des créateurs invités ainsi que deux expositions témoignant des avancées technologiques au
Quartier général du Festival, des projections de films à la Cinémathèque québécoise et des lectures publiques présentées en
association avec le Centre des auteurs dramatiques (CEAD).

Consultez notre site web pour l’horaire complet des activités : www.fta.qc.ca

De plus, les festivaliers sont invités à se retrouver autour d’un verre à notre Café-Bar au Quartier Général du Festival qui cette
année encore, est abrité par l’Agora du Cœur des sciences de l’UQAM (145, av. Président Kennedy).

Détourner le quotidien
Pour cette deuxième édition, le Festival TransAmériques investit non seulement les lieux de diffusion tels que la Place des Arts,
le Monument-National, l’Agora de la danse, le Centre Pierre-Péladeau, l’Usine C, l’Espace Libre, l’Espace GO, Circuit-Est
Centre chorégraphique, le Théâtre La Chapelle, le Théâtre Prospero mais se déploie aussi dans des lieux non conventionnels
comme l’Esplanade de la Place des Arts, la rue Émery, le hangar 16 du Vieux-Port et le Windsor. Pendant plus de deux
semaines, Montréal vibrera au rythme des propositions toniques et déjantées du Festival TransAmériques.

INFO-FESTIVAL : 514 844-3822 ≈ 1-866-984-3822 ≈ www.fta.qc.ca

LES BILLETS POUR TOUS LES SPECTACLES SONT EN VENTE :
À la billetterie centrale du Festival située au
Centre Pierre-Péladeau
300, boul. de Maisonneuve Est, métro Berri-Uqam
514- 844-3822 // 1-866-984-3822

En ligne : www.fta.qc.ca // www.admission.com

Et sur le réseau Admission : 514-790-1245 // 1-800-361-4595

LES FORFAITS SONT DISPONIBLES JUSQU’AU 28 AVRIL
(en vente à la billetterie centrale et sur www.admission.com)

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