Le festival Elektra 2007 dévoile sa programmation

Du 9 au 13 mai 2007 se tiendra à Montréal la 8e édition d'Elektra au Festival international d'arts numériques. Pendant quatre jours, l'événement propose une immersion dans l'univers de la création numérique au moyen d'oeuvres toujours plus audacieuses qui allient la musique électronique de pointe et la création visuelle contemporaine.

Parce qu'Elektra a pour mandat de faire découvrir et de présenter les plus récentes oeuvres du répertoire international, l'édition de cette année sera une nouvelle occasion de vivre des expériences artistiques singulières. Les amateurs de musique électronique, de design, de cinéma, de vidéo, de danse, d'architecture, d'art visuel, de jeu et d'interactivité pourront apprécier les dernières créations d'artistes parmi les plus reconnus de la scène internationale, mais aussi de talents émergents.

Résolument axée sur la diversité des expériences artistiques numériques, c'est une programmation dense et exigeante qui vous est offerte, mettant de l'avant un vaste éventail d'activités.

Pour connaître tous les détails sur la programmation et l'horaire du Festival :

www.elektrafestival.ca/

info@elektrafestival.ca

Elektra 5

Sur le principe de 5 à 7 ayant lieu au Café de l’Usine C, Elektra tiendra une série de lancements et d’événements spéciaux gratuits, dans une ambiance détendue et conviviale.

C’est dans ce cadre que le commissaire Gilles Alvarez, viendra nous présenter Panorama International, un programme de vidéos du Festival Némo basé en France.

Aussi en avant-première montréalaise, Jean Piché — professeur à l’Université de Montréal — viendra présenter le projet éducatif OLPC — One Laptop Per Child, conçu par le centre de recherche MIT Media Lab. Ce projet vise la distribution d’ordinateurs portables aux enfants de pays en voie de développement. Dans le même temps, Jean Piché fera la démonstration du logiciel de création musicale Tamtam, conçu par son équipe de programmeurs de l’Université de Montréal et qui sera intégré aux ordinateurs d’OLPC.

Nous aurons également la chance d’assister au lancement du coffret d’art Silent Room incluant un DVD, deux CD audio et un livre, des Skoltz_Kolgen, en coproduction avec Arcadi (FR).

Enfin, nous pourrons profiter de la présentation de Dérapage, une série de performances audio-vidéo numérique des étudiants du Centre de design de l’UQAM.

Série installations interactives

L’interactivité a toujours été au coeur de la programmation d’Elektra. Cette année on découvrira, entre autres, l’installation interactive CUBID du collectif French Girls, dirigé par Lynn Hughes. Alliant art, design, musique électronique et jeux vidéo, cette installation invite deux joueurs à interagir et à collaborer afin de produire et construire une série d’objets virtuels et de sons électroniques.

Découvrez également Cityspeak, une installation de Jason Lewis, où les spectateurs sont appelés à créer un graffiti numérique et éphémère grâce aux outils de communication personnels comme les téléphones cellulaires et autres ordinateurs de poche.

Sha Xin Wei nous présentera Cosmicomics, une installation où le visuel et le sonore se muent en la projection d’un ciel animé, inspiré d’une nouvelle d’Italo Calvino et de la théorie de l’expansion de l’univers quantique.

Une performance itinérante sera également de la programmation : Kit Mobile - Femme avec bagages magiques, de l’artiste montréalaise Line Nault, consistera en un laboratoire d’actions performatives présentées dans l’espace public : à voir aux alentours de l’Usine C et de la Place des Arts.

Une diversité de performances immersives et audiovisuelles

L’usine C et la 5e Salle (Place des Arts) accueilleront des performances immersives intenses ainsi que des pièces audiovisuelles issues des toutes dernières technologies numériques.

L’artiste autrichien Kurt Hentschläger (de Granular Synthesis) viendra présenter sa toute dernière création, Feed. Composée de modulations sonores, de fragments stroboscopiques et d’une épaisse fumée, cette performance immersive provoque une perte de contrôle et de repères et donne lieu à une expérience sensorielle et émotionnelle saisissante. Pour assister à ce spectacle, les personnes devront lire les mises en garde et signer une décharge de responsabilités indiquant qu’elles possèdent les capacités physiques nécessaires. (Informations disponibles sur le site Internet d’Elektra et à l’Usine C, capacité limitée à 70 personnes par soir.)

Il faut voir l’univers décomplexé et jouissif de l’artiste parisien Joachim Montessuis et EROS : AGAPE, sa dernière pièce audiovisuelle qui montre et magnifie ce qu’on ne voit que trop rarement : le sexe amoureux, joyeux et poétique.

Ryoji Ikeda, un artiste japonais renommé sur la scène internationale, viendra présenter la dernière version de son projet datamatics [ver.1.0], une performance audiovisuelle à l’esthétique minimaliste et raffinée, créée à partir de données brutes, de codes informatiques et d’accidents de disques durs.

Le public découvrira aussi les arcanes aériens de l’art numérique multidimensionnel avec le projet Blindscape, résultat d’une collaboration entre le travail sonore de l’artiste anglais Scanner et celui, visuel, de l’artiste italien TeZ. Explorant le mouvement à travers l’espace urbain et l’imaginaire, Blindscape propose un dialogue amoureux sur écrans jumeaux.

Un double programme vidéo sera présenté, proposant d’abord un égarement dans les espaces transitoires de Transrec, par Defasten, pour ensuite se mesurer au corps et à l’amplification de son environnement à travers Body Echoes, de ILU.

drift, une performance audiovisuelle de l’artiste autrichien Ulf Langheinrich (de Granular Synthesis) propose un univers d’abstraction immersive. Ici, le concept de vacuité est poussé jusqu’à éliminer complètement et radicalement toute signification, toute référence à la réalité : c’est le choc du vide.

Avec le projet EEE008 [extended] du collectif parisien RYBN, le public pourra assister à une création audiovisuelle où la stabilité de l'architecture est confrontée à une déconstruction entropique, perturbant les perceptions et engendrant une représentation chaotique des espaces urbains.

Première d’une série de miniatures, FLESH est une performance audiovisuelle de Louis Dufort. Utilisant la pornographie comme matière première, cette œuvre se réapproprie ces images afin d’en extraire une certaine poésie.

Le public pourra explorer un nouveau territoire en assistant à la performance audiovisuelle In Human Format, du duo belge Bent Object, avec Foam aux visuels. Les multiples possibilités de fusion entre la voix humaine, la captation de mouvements et leur radicale transformation à travers les technologies sont au cœur de ce projet.

Le duo canadien Alexander Wilson/Seth Poulin présente Decay Line, un environnement sonore et visuel haute intensité sur trois écrans, où une surstimulation des sensations provoque des transformations émotives radicales. En jouant sur les limites du son et de l’image, on joue aussi sur celles du spectateur.

Pulse, une performance audiovisuelle triple écrans du duo d’artistes montréalais Ray_XXXX, explore la relation fusionnelle entre pulsations lumineuses et sonores. Avec un dispositif technologique permettant aux sons et aux visuels d’interagir entre eux, le résultat est proche d’une véritable expérience de synesthésie. Les matières sonores et visuelles ne forment alors plus qu’un seul objet, fascinant et étourdissant.

Musique, cinéma, danse et technologies numériques

Dans son projet Miniatures Express, le montréalais Szkieve utilise trois circuits de trains électriques comme seule source sonore, produisant ainsi une étonnante performance musicale basée sur les vibrations et les interférences générées par le passage des locomotives.

L’incontournable duo montréalais Skoltz_Kolgen vient présenter Silent Room version remixée sur cinq écrans. Menée par une synergie parfaite entre le son et la matière visuelle, cette performance quadriphonique exprime l'impalpable : l’état d’être des lieux et l’intériorité des figures.

Par ailleurs, cette 8e édition sera marquée par la présentation du second volet de Schwelle : Schwelle II conçu par l’artiste et chercheur canadien Chris Salter. Il sera accompagné de Michael Schumacher (danseur réputé et figure majeure des Ballets de Frankfurt de William Forsythe), qui, en solo, livrera la traumatisante expérience de la déperdition humaine vécue aux différents seuils de la mort. Utilisant des technologies acoustiques et interactives de pointe, Schwelle II permet au danseur d’interagir en temps réel avec l’environnement scénique, sonore et lumineux. Un spectacle où forces corporelles et technologies interactives mènent la danse. À voir à la 5e Salle de la Place des Arts.

Elektra remercie ses partenaires

Elektra, présenté par l’ACREQ en collaboration avec l’Usine C et Provokat, tient à souligner le soutien reçu de la part du secteur public : le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Conseil des Arts du Canada, le Conseil des arts de Montréal, le ministère du Patrimoine canadien, le ministère des Affaires Municipales et des Régions, le ministère de la Culture et des Communications du Québec, la Ville de Montréal, le Consulat général de France à Québec, le Forum culturel autrichien, Culture France, l’Institut culturel italien, la 5e Salle de la Place des Arts, Hexagram, Arcadi-Némo ainsi que la généreuse collaboration de ses partenaires privés: Moog, Voir, Hour, CG Channel, Convergence, Motto, Fido, Digicult, Greencode, Eau+1, Boréale, Hyatt, Auberge du Carré St Louis.

Billetterie

Billets et passeports du festival en vente dès le 20 avril.

Passeports : étudiants 40 $/réguliers 50 $

Usine C (1345, avenue Lalonde, Montréal/www.usine-c.com/514 521-4493)

Réseau Admission (www.admission.com/514 790-1245/1 800 361-4595)

Pour connaître tous les détails sur la programmation et l’horaire du festival :

www.elektrafestival.ca/info@elektrafestival.ca

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