Le CNA dévoile la programmation complète de la Scène Colombie-Britannique

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Le Centre national des Arts du Canada a dévoilé aujourd’hui la programmation complète de la Scène Colombie-Britannique, un époustouflant festival multidisciplinaire qui se tiendra à Ottawa/Gatineau du 21 avril au 3 mai 2009.

On peut maintenant se procurer des billets pour ce qui promet d’être le plus grand rassemblement d’artistes britanno-colombiens jamais vu en dehors de la province. La Scène Colombie-Britannique réunit 600 artistes évoluant dans des disciplines aussi variées que la musique, le théâtre, la danse, les arts visuels et médiatiques, la littérature et les arts culinaires, et qui occuperont le devant de la scène dans plus de 30 lieux de présentation de la région de la capitale nationale.

Consultez le document ci-joint afin de découvrir la programmation complète de la Scène Colombie-Britannique ou visitez scenecb.ca pour voir la brochure du festival.

Points saillants

S’inscrivant dans une série de festivals nationaux qui explore le vaste panorama culturel du Canada, la Scène Colombie-Britannique mettra à l’honneur une culture vibrante mariant traditionnel et contemporain, Orient et Occident, ainsi que des artistes établis et émergents. Réunissant des célébrités comme Diana Krall, Crystal Pite, Bramwell Toveyen compagnie de l’Orchestre symphonique de Vancouver, ainsi que Valdy, le festival offre aussi une occasion unique de découvrir des artistes qui, quoique moins connus, ont un impact considérable sur la scène artistique de la côte Ouest. En plus des œuvres de musique classique et de musique de chambre créées par 22 compositeurs canadiens, la Scène mettra en lumière la riche diversité culturelle de la province en présentant des spectacles et des collaborations qui sont le fruit d’artistes des communautés asiatiques et des Premières nations.

Le festival constitue également un lieu privilégié pour explorer diverses questions relatives au rôle que tient l’artiste dans le développement d’une société durable, notamment dans le cadre du forum Le Point des arts, lequel sera animé par Leurs Excellences la très honorable Michaëlle Jean, gouverneure générale du Canada, et M. Jean-Daniel Lafond.

La Scène Colombie-Britannique prendra son envol le 21 avril 2009 avec SWARM, une bourdonnante fête multimédia qui réunit des installations en arts visuels, du théâtre interactif, de la performance artistique, une dégustation de vins, un rave ainsi que 11 expositions mettant en valeur les œuvres de 60 artistes britanno-colombiens. L’entrée est LIBRE pour toutes les activités!

La productrice et directrice générale du festival, Heather Moore, affirme qu’il s’agit là d’un événement sans précédent : « du théâtre en boîtes à des œuvres de danse déjantées, en passant par la tournée des galeries SWARM, l’aventureuse et audacieuse scène artistique de la Colombie-Britannique prendra d’assaut la région d’Ottawa/Gatineau. »

Appui aux artistes britanno-colombiens

Aujourd’hui, divers partenaires de la Scène Colombie-Britannique ont manifesté leur appui aux artistes britanno-colombiens :

* « La Scène Colombie-Britannique est une excellente occasion pour les Canadiens de s’imprégner des arts et de la culture de la C.-B. », a affirmé l’honorable James Moore, ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles. « En tant que fier Britanno-Colombien, j’ai hâte de découvrir certains des meilleurs talents de la province. Notre gouvernement est heureux de soutenir ce rendez-vous qui célèbre le talent et la créativité uniques de notre pays. »

* « Chaque année, des touristes de partout au monde visitent la Colombie-Britannique pour ses splendeurs naturelles. Mais ils y viennent aussi pour découvrir notre culture riche et diversifiée », a déclaré Bill Bennett, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts de la Colombie-Britannique. « Non seulement la Scène Colombie-Britannique offre-t-elle une vitrine de choix sur notre dynamique communauté des arts et de la culture, elle crée aussi des débouchés pour de nombreux artistes sur la scène internationale. »

* « Plasco Energy Group est ravie d’appuyer le rayonnement des talentueux artistes de la Colombie-Britannique sur la scène nationale », a indiqué Roderick M. Bryden, président et chef de la direction de Plasco Energy Group, partenaire présentateur de la Scène Colombie-Britannique. « Nous sommes fiers de faire partie de ce dynamique événement culturel. »

* « La Colombie-Britannique est une province comme nulle autre au pays; je suis convaincu que la Scène Colombie-Britannique du Centre national des Arts sera tout aussi unique », a affirmé Peter Herrndorf, président et chef de la direction du CNA. « Elle mettra en lumière le riche patrimoine artistique et l’énergique fusion culturelle qui caractérisent la Colombie-Britannique et qui en font sa renommée. »

Programme des diffuseurs

De nombreuses personnes participeront à ce rassemblement artistique unique, notamment plus de 60 diffuseurs canadiens et internationaux – producteurs, acheteurs et chasseurs de talents – venus découvrir les remarquables artistes britanno-colombiens afin de les présenter éventuellement à leurs propres auditoires. Rendu possible grâce à Diversification de l’économie de l’Ouest Canada, le programme des diffuseurs de la Scène Colombie-Britannique a comme objectif d’inviter des diffuseurs locaux et internationaux et de favoriser ainsi le développement de la carrière d’artistes émergents et établis, de découvrir de nouveaux talents et de promouvoir d’autres tournées découlant de la Scène Colombie-Britannique. Jusqu’à maintenant, des représentants du Canada, de la Chine, de Singapour, de Taïwan, des États-Unis, de l’Italie et du Royaume-Uni ont confirmé leur présence.

CBC/Radio-Canada

D’Est en Ouest, et au-delà des frontières, les Canadiens pourront goûter à l’effervescence de la Scène Colombie-Britannique en syntonisant le radiodiffuseur public national. Celui-ci diffusera des spectacles enregistrés en direct et des entrevues à CBC Radio One, à CBC Radio 2, sur le Web à cbcradio3.com, à CBC Television et à Espace musique de Radio-Canada. CBC Radio enregistrera et diffusera notamment les spectacles de Dan Mangan, Danny Michel, Carolyn Mark,Cousin Harley, Black Mountain, Ladyhawk, Jon Kimura Parker et James Parker. L’émission culturelle Q, animée par Jian Ghomeshi et diffusée quotidiennement à CBC Radio One, présentera durant le festival une émission spéciale sur la Scène Colombie-Britannique, en provenance d’Ottawa.

Conseillers artistiques

Produire un festival d’une telle envergure représente une tâche colossale et, pour y arriver, la Scène Colombie-Britannique a mis sur pied un comité formé de conseillers artistiques de la province dont Doug Cox (musique), Rachel Ditor (théâtre), Helga Pakasaar (arts visuels et médiatiques), Alma Lee (littérature) et Geraldine Manossa (programmation Premières Nations et Métis). Ils ont joint leurs connaissances et leur expertise à celles de dizaines de créateurs, d’artistes et de producteurs de la Colombie-Britannique afin de créer une programmation à l’image du panorama culturel contemporain de la province.

Partenaires

La Scène Colombie-Britannique tient à remercier le gouvernement du Canada, le gouvernement de la Colombie-Britannique et Diversification de l’économie de l’Ouest Canada pour leur généreux appui.

Le Centre national des Arts et la Fondation du CNA sont profondément reconnaissants du soutien apporté par le partenaire présentateur Plasco Energy Group, ainsi que les partenaires spéciaux, soit la Radcliffe Foundation, l’Audain Foundation, Martha Lou Henley, Milton et Fei Wong et le Dr Donald B. Rix. Ils remercient également le partenaire principal de l’événement Enbridge Inc. et les partenaires participants : Anndraya T. Luui,Canwest, HSBC Bank Canada, Holiday Inn et Screen Siren Pictures. Un merci tout spécial va aux AMIS du CNA – C.-B. pour leur soutien aux arts et aux artistes britanno-colombiens. Les médias partenaires sont CBC/Radio-Canada, le National Post, le Vancouver Magazine etWestern Living, l’Ottawa Citizen,LeDroit et le Vancouver Sun.

La Fondation du CNA tient également à remercier chaleureusement le B.C. Strategy Council, un groupe de personnes engagées qui, par leur leadership, leur soutien et leurs conseils, jouent un rôle clé dans le succès du festival. Le B.C. Strategy Council est placé sous la présidence d’honneur de Milton et Fei Wong et sous la présidence du Dr Donald B. Rix. Le groupe réunit Shirley Barnett, Eric Charman, Robert Fairweather, Moh et Yulanda Faris, Joanne Louie Mah, Scott Shepherd, Donald Shumka et Kathleen Speakman.

Billets et Passeport Musique

On peut se procurer des billets en personne à la Billetterie du CNA, située au 53, rue Elgin, ou en ligne en allant sur le site scenecb.ca.

Nouveauté! – Passeport Musique. Pour seulement 50 $, les festivaliers peuvent assister à six spectacles de leur choix parmi la sélection « passeport », laquelle réunit 30 prestations musicales qui sont identifiées au moyen d’une icône. D’une valeur remarquable, le passeport permet de se procurer en toute simplicité des billets pour voir une multitude de spectacles. La sélection étant des plus variées, un seul passeport ne suffira peut-être pas! Les passeports sont disponibles à la Billetterie du CNA et peuvent être échangés contre des billets à l’avance ou le soir même du spectacle (selon la disponibilité des places).

Pour suivre l’évolution de la programmation de la Scène Colombie-Britannique, inscrivez-vous à notre bulletin électronique à scenecb.ca.

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Renseignements :

Laura Denker

LOF Communications

613-747-5949

Cell. : 613-299-8844

laura@lofcomm.com

Carl Martin

Communications, Centre national des Arts

613-947-7000, poste 560

Cell. : 613-291-8880

cmartin@nac-cna.ca

Scène Colombie-Britannique

PROGRAMATION COMPLÈTE

600 artistes, 90 événements, 30 lieux, 13 jours

Le Centre national des Arts du Canada a dévoilé aujourd’hui la programmation complète de la Scène Colombie-Britannique, un époustouflant festival multidisciplinaire qui se tiendra à Ottawa/Gatineau du 21 avril au 3 mai 2009.

On peut maintenant se procurer des billets pour ce qui promet d’être le plus grand rassemblement d’artistes britanno-colombiens jamais vu en dehors de la province.

La Scène CB réunit 600 artistes évoluant dans des disciplines aussi variées que la musique, le théâtre, la danse, les arts visuels et médiatiques, la littérature et les arts culinaires, et qui occuperont le devant de la scène dans plus de 30 lieux de présentation de la région de la capitale nationale.

Nous vous invitons à consulter le document suivant afin de découvrir toute la programmation de la Scène CB. Pour obtenir de plus amples renseignements, y compris l’heure des activités et les billets, consultez scenecb.ca.

MUSIQUE CLASSIQUE et MUSIQUE DE CHAMBRE

Un orchestre symphonique de renommée internationale, 22 compositeurs de la C.-B., des frères virtuoses, un Jack Pine qui chante et un ensemble vocal de chambre sans chef de chœur

La Scène CB est fière de présenter les œuvres de quelques-uns des artistes les plus remarquables de la Colombie-Britannique – voire du pays – et celles de compositeurs émergents et chevronnés.

Le public pourra entendre les œuvres de 22 talentueux compositeurs britanno-colombiens de musique classique et de musique de chambre, notamment deux créations de Jocelyn Morlock et Douglas Smith. Commandées par l’Orchestre du CNA et CBC Radio, celles-ci seront présentées en première mondiale à Ottawa. Parmi les compositeurs en vedette à la Scène CB, mentionnons : Murray Adaskin, Dorothy Chang, Stephen Chatman, Jean Coulthard, Iman Habibi, EHenderson, Veda Hille, François Houle, John Korsrud, Alexina Louie, David MacIntyre, Phil Nimmons, Jordan Nobles, Imant Raminsh, Bill Runge, Jeffrey Ryan, Rodney Sharman, Tobin Stokes, Brian Tate, Brad Turner et Leslie Uyeda.

Lauréat de prix Grammy et Juno, l’Orchestre symphonique de Vancouver, sous la baguette de Bramwell Tovey, maestro acclamé mondialement, donnera son premier concert au Centre national des Arts depuis 1976 (1er mai, salle Southam du CNA, 20 h) Voici votre chance d’entendre le Prélude à l’après-midi d’un faune de Debussy, ainsi que l’électrisant Petrouchka de Stravinsky. Le programme de ce concert compte aussi une œuvre intitulée The Linearity of Light du compositeur britanno-colombien Jeffrey Ryan, ancien compositeur en résidence de cet orchestre. Bramwell Tovey, musicien extrêmement polyvalent dont le talent a été couronné d’un prix Grammy, est connu à l’échelle mondiale autant pour sa profondeur artistique que pour son charme irrésistible. L’orchestre sera accompagné du jeune pianiste virtuose Avan Yu, qui interprétera la Rhapsodie sur un thème de Paganini de Rachmaninov. À l’âge de 14 ans, Avan Yu faisait des débuts salués par la critique et par ses pairs à l’Orchestre symphonique de Vancouver dans un récital qui présentait cette même pièce. Maintenant âgé de 20 ans, il se joint au VSO pour une tournée de l’Est canadien. Une causerie d’avant-concert aura lieu à 19 h (en anglais). Présenté en collaboration avec l’Orchestre du CNA.

La Scène CB est heureuse d’offrir une programmation pour toute la famille. Jack Pine, un charmant opéra pour enfants, constitue une façon remarquable de faire découvrir cette forme d’art unique aux plus jeunes. Vancouver Opera in Schools présente la merveilleuse histoire de Jack Pine, cet arbre noueux et incompris des montagnes Rocheuses qui tente de faire sa place parmi les autres arbres. (26 avril, Quatrième Salle du CNA, 13 h 30 et 15 h 30) Venez rencontrer le tenace Jack Pine et ses amis, qui explorent quelques-uns des mythes et des faits relatifs aux vastes forêts canadiennes. Ce captivant opéra jeune public (de la maternelle à la 7e année), d’une durée de 45 minutes, est inspiré du livre éponyme pour enfants de Christopher Patton. La musique et le livret, signés Veda Hille, sont interprétés par quatre talentueux chanteurs, Hiather Darnel-Kadonaga (soprano), Rose-Ellen Nichols (mezzo-soprano), Adam Fisher (ténor) et Michael MacKinnon (basse), qu’accompagne la pianiste Andrea Wood. Destinée aux enfants et vouée aux causes environnementales, cette galopade à travers les bois de l’Ouest canadien ravira toute la famille. L’opéra Jack Pine sera également présenté dans des écoles de la région du 21 au 24 avril.

Quand ces deux frères unissent leur talent de pianiste, on voit jaillir les étincelles de l’amour fraternel. Fils chéris de Vancouver, Jon Kimura Parker et James Parker (29 avril, salle Southam du CNA, 20 h) ont étudié le piano à la Vancouver Academy of Music et à l’Université de la Colombie-Britannique. Ils ont joué avec tous les grands orchestres canadiens. Interprète hautement charismatique, Jon Kimura est acclamé par la critique pour sa technique hors du commun et sa grande expressivité, de même que pour son sens de l’humour et son aisance sur scène. Lauréat de deux prix Juno, James est salué pour son travail avec le Gryphon Trio. Dans ce récital proposant les Danses symphoniques de Rachmaninov, ainsi que des œuvres de Mozart et de la compositrice britanno-colombienne Alexina Louie, les deux pianistes ne manqueront pas de piquer votre curiosité, de vous impressionner et, bien évidemment, de vous divertir! Cette saison, l’Orchestre du CNA a choisi d’offrir sa toute première résidence d’artiste à Jon Kimura Parker afin de rendre hommage à ses multiples talents. Ce dernier est ainsi appelé à jouer un rôle important dans les concerts et programmes de médiation culturelle de l’Orchestre, ainsi que durant la Scène CB. Ce concert est enregistré par Espace musique, la radio musicale de Radio-Canada (102,5 FM à Ottawa/Gatineau) radio-canada.ca/espaceclassique. Une présentation de l’Orchestre du CNA.

Le quatuor à cordes Borealis (24 avril, Chapelle Rideau du Musée des beaux-arts du Canada, 12 h) est une formation jeune et énergique qui réunit Patricia Shih, violon; Yuel Yawney, violon; Nikita Pogrebnoy, alto; Shi-Lin Chen, violoncelle. Acclamé pour ses prestations dynamiques, son style passionné et son jeu raffiné, l’ensemble en résidence de l’Université de la Colombie- Britannique ravit ses auditeurs et séduit les critiques par la clarté et l’attaque de ses interprétations. Le programme comprendra le Quatuor à cordes no 11 en fa mineur, opus 95, de Beethoven, le Quatuor à cordes en sol mineur, opus 27, de Grieg et le Quatuor à cordes no 1 du compositeur d’Okanagan Imant Raminsh. Depuis sa formation à Vancouver en 2000, l’ensemble a été entendu à maintes reprises sur les ondes de la CBC et donne partout au pays des concerts à guichets fermés. La technique bien assise de chacun des quatre musiciens permet à l’ensemble de proposer une interprétation nouvelle et dynamique du répertoire de musique de chambre et en fait une formation musicale à voir absolument.

musica intima (28 avril, Chapelle Rideau du Musée des beaux-arts du Canada, 12 h) est connu partout dans le monde pour ses concerts et enregistrements qui se démarquent par leur musicalité vibrante et novatrice. De petite taille – 12 chanteurs professionnels –, l’ensemble s’impose comme l’une des formations vocales les plus inspirantes d’Amérique du Nord. Il vous épatera par sa souplesse, par sa puissance et par l’émotion qui se dégage de ses interprétations. Fait plutôt unique et étonnant, les chanteurs arrivent à se passer d’un chef de chœur; en répétition, ils donnent libre cours à leurs idées tout en explorant leur propre créativité musicale et, en concert, ils captivent la foule grâce à une spontanéité et une fraîcheur dont ils ont le secret. Avec le concours du violoncelliste invité Ari Barnes, l’ensemble interprétera des œuvres des compositeurs britanno-colombiens Jordan Nobles, Stephen Chatman, Leslie Uyeda, Jeffrey Ryan, Jocelyn Morlock, Ed Henderson, Tobin Stokes,Brian Tate et David MacIntyre.

Considéré par plusieurs comme le meilleur clarinettiste du Canada, François Houle (27 avril, Chapelle Rideau du Musée des beaux-arts du Canada, 12 h) transcende, dans ses albums comme dans ses spectacles, les frontières du style qui sont traditionnellement associées à cet instrument, et ce, peu importe la sphère musicale dans laquelle il évolue : classique, jazz, musique nouvelle, improvisation, musique du monde. À titre d’improvisateur, il a développé un langage unique, virtuose et riche. En tant que soliste et chambriste, il a grandement contribué au répertoire de l’instrument en commandant des pièces à certains des compositeurs canadiens et étrangers les plus en vue, et en présentant en première plus d’une centaine d’œuvres nouvelles pour clarinette. François Houle maîtrise chaque genre musical auquel il s’adonne, y injectant invariablement sa créativité manifeste, et charme les foules avec ses tonalités uniques et ses interprétations étonnantes. Dans ce récital où il est accompagné au piano par Jane Hayes, il propose un programme associant harmonieusement des œuvres de Milhaud et de Piazzolla, ainsi que la création en première mondiale de sa pièce Aerials XIX.

À la voir et à l’entendre, on croirait que Simone Osborne est née diva (1er mai, Chapelle Rideau du Musée des beaux-arts du Canada, 12 h). L’an dernier, la cantatrice de 22 ans a fait des débuts fracassants en remportant le premier prix aux prestigieuses auditions du conseil national du Metropolitan Opera à New York, un exploit jamais réalisé par quelqu’un d’aussi jeune. Anthony Tommasini, critique musical au New York Times, a salué ainsi son talent : « elle a un son doux et clair, un phrasé souple, et elle tient les hautes notes avec brio. » Quelques mois plus tard, elle remportait ex æquo le premier prix au Concours de la Marilyn Horne Foundation à Santa Barbara. Sollicitée de toutes parts, elle est en voie de devenir la nouvelle sensation du milieu lyrique international. La pianiste Andrea Grant l’accompagnera dans un récital mettant au programme les Brentano Lieder de Richard Strauss, une sélection de chants français de Liszt et une nouvelle œuvre du jeune compositeur britanno-colombien Iman Habibi, présentée en première mondiale.

L’Orchestre du Centre national des Arts (OCNA)célèbre l’effervescente créativité de la côte Ouest en proposant un concert intitulé Panorama musical, présenté dans le cadre de la troisième édition annuelle du festival eXpressions du CNA (30 avril, salle Southam du CNA, 20 h). L’OCNA interprétera des œuvres de compositeurs de la C.-B., avec le concours des violonistes Jonathan Crow et Karl Stobbe. Alain Trudel, chef titulaire du National Broadcast Orchestra, de Vancouver, dirigera ce concert mettant au programme des œuvres de Jocelyn Morlock et Douglas Smith commandées par l’OCNA et CBC Radio, présentées en première mondiale, ainsi que des pièces de Rodney Sharman et Benjamin Britten. Présenté par l’OCNA, le concert sera enregistré par CBC Radio 2. Entrée libre.

Avec Hard Rubber Orchestra, préparez-vous à une musique imprévisible qui n’a pas froid aux yeux! (2 mai, Dominion-Chalmers United Church, 20 h). Le festival eXpressions du CNA propose un concert de l’énergique ensemble britanno-colombien, que l’on a qualifié de « Godzilla de la scène jazz vancouvéroise ». Cet orchestre d’active jazz et de musique nouvelle est composé de 18 musiciens des plus branchés de Vancouver. Il a effectué des tournées européennes et canadiennes, a lancé deux albums et a reçu la plus prestigieuse distinction canadienne des arts de la scène, le Prix Alcan des arts de la scène. Le compositeur, chef d’orchestre et trompettiste John Korsrud dirige ce brillant ensemble postmoderne. Le programme réunit trois œuvres de Korsrud et des compositions des artistes britanno-colombiens Bill Runge et Brad Turner. Présenté en collaboration avec l’Orchestre du CNA. Entrée libre.

Présenté dans le cadre de la populaire série Musique pour un dimanche après-midi du CNA, ce concert aura une saveur toute britanno-colombienne (26 avril, Auditorium du Musée des beaux-arts du Canada, 14 h). Jonathan Crow, violoniste originaire de Prince George, et James Parker, pianiste chambriste de renom, partageront la scène avec plusieurs musiciens de l’Orchestre du CNA qui ont des racines dans la province la plus à l’ouest du pays. On entendra Joanna G’froerer (flûte), Camille Churchfield (flûte), Kimball Sykes (clarinette) et Christopher Millard (basson) dans des œuvres des compositeurs britanno-colombiens Jean Coulthard, Stephen Chatman, Murray Adaskin, Alexina Louie,Phil Nimmons et Dorothy Chang. Le concert est enregistré par CBC Radio 2.

BLUES, FOLK/ROOTS, JAZZ, ROCK/POP,

MUSIQUE DU MONDE

Du blues au jazz en passant par le rock et tout le reste, la musique contemporaine de la Scène CB offre un monde de possibilités

Dans le merveilleux monde de la musique contemporaine de la C.-B., tout est possible! Des légendes folk Valdy et Shari Ulrich aux riffs métal de BISON b.c., en passant par la voix sensuelle de Diana Krall, le blues de Ndidi Onukwulu et le poétique spoken word de Tons of Fun University (alias T.O.F.U.), vous en aurez plein la vue!

BLUES

Deux remarquables interprètes de blues s’emparent de la Scène CB. Du boogie-woogie carabiné qui vous emporte dans son sillon – voilà ce qu’offre Kenny « Blues Boss » Wayne, dont le son original rend hommage aux grands du rock n’ roll et du blues (2 mai, The Rainbow, 21 h 30). Évoquez Fats Waller et Johnnie Johnson : vous aurez une bonne idée de ce qui vous attend en compagnie de ce grand pianiste de blues contemporain échauffé.

Cette année, la vancouvéroise Ndidi Onukwulu est en nomination pour un prix Juno dans la catégorie « album de musique roots ou traditionnelle de l’année » avec « The Contradictor » (23 avril, Bibliothèque et Archives Canada, 20 h). Elle possède une voix soyeuse qui sied magnifiquement à toutes sortes de musiques, qu’il s’agisse de blues country ou de ses propres pièces folkloriques.

FOLK/ROOTS

Amoureux de musique folk, faites-vous plaisir en assistant à un spectacle réunissant Veda Hille et Penny Lang (26 avril, Irving Greenberg Theatre Centre, 20 h). Hille a été acclamée comme « une des musiciennes les plus authentiques et innovatrices au Canada ». Elle allie jazz, pop et piano classique à des paroles retentissantes et intelligentes qui témoignent d’un talent de conteuse hors pair. En quarante ans, Lang est passée d’artiste se produisant dans les petits cafés de Montréal, sa ville natale, à une véritable icône de la musique folklorique canadienne qui sait comme nulle autre rapprocher le public. Découvrez ces deux fascinantes artistes dans une soirée intime de musique acoustique présentée en collaboration avec l’Ottawa Folk Festival Waves Series.

La Scène CB est fière de présenter Légendes musicale de la Colombie-Britannique, une soirée inoubliable qui réunit certains des plus grands noms de la province (1er mai, Théâtre Centrepointe, 20 h). Animée par l’icône de la musique folk canadienneValdy, la soirée mettra en vedette l’auteur-compositeur-interprète Barney Bentall, le vieux routier de la chanson blues de 87 ans Leon Bibb, la légende folk Ferron, l’auteur-compositeur-interprète Roy Forbes, l’ex-tête d’affiche du populaire groupe Irish Rovers Will Millar et Shari Ulrich, de la formation folk appréciée des années 1970 Pied Pumkin.

Si vous avez besoin d’une bonne dose de bluegrass, venez voir Bluegrass Spectacular avec John Reischman & the Jaybirds et Hungry Hill (2 mai, Bibliothèque et Archives Canada, 20 h). Après des années de tournées européennes et nord-américaines, quatre albums salués par la critique, deux nominations aux prix Juno et deux aux Prix de musique folk canadienne, il n’est pas étonnant que John Reischman & The Jaybirds fasse encore des vagues! Hungry Hill est un ensemble bluegrass acoustique contemporain proposant une musique novatrice qui demeure néanmoins fidèle au bluegrass traditionnel et à la musique d’antan. Le groupe interprétera des chansons du célèbre trio d’auteurs-compositeurs formé de Jenny Lester, Bob Hamilton et Mark Thibeault, qui seront également sur scène.

Lorsque le country alternatif rencontre le rock, c’est que Carolyn Mark et Cousin Harley sont sur scène (24 avril, Le Mouton noir, 20 h). Auteure-compositrice-interprète, Carolyn Mark est connue tant pour ses pitreries sur scène que pour sa voix puissante. Elle partagera la scène avec le groupe rockabilly et roots le plus célèbre de l’Ouest canadien, Cousin Harley, qu’on reconnaît à son énergie inépuisable et à son style twist et hotrod moderne. Le groupe est dirigé par le guitariste et chanteur Paul Pigat (alias Cousin Harley). Ron Forbes Roberts, de Monday Magazine, dit de cette formation qu’elle est « suffisamment hot pour faire transpirer un bloc de granite! » Le concert sera diffusé à l’émission Canada Live du réseau CBC Radio 2 (103,5 FM à Ottawa).

La Revue musicale de pièces gospel et blues vous permettra de voir en spectacle Jim Byrnes, Steve Dawson et The Sojourners (24 avril, Bibliothèque et Archives Canada, 20 h). Depuis son premier concert professionnel en 1964, Jim Byrnes a partagé la scène avec Muddy Waters, John Lee Hooker, Robert Cray et Ray Charles. Le musicien multi-instrumentiste et réalisateur plusieurs fois primé Steve Dawson poursuit inlassablement sa quête de sons uniques et de nouvelles approches à la musique acoustique. Ses talents l’ont porté sur les scènes des Gil Scott-Heron, Long John Baldry, Justin Rutledge, Oh Susanna, pour ne nommer que ceux-là. Jim animera cette soirée spéciale en compagnie du trio gospel émergent The Sojourners qui réunit les chanteurs Will Sanders, Ron Small et Marcus Mosely.

Originaire de la Colombie-Britannique, James Hill (3 mai, Musée canadien des civilisations, 16 h) est le « Wayne Gretzky du ukulélé », dit Stuart McLean, animateur de l’émission The Vinyl Cafe, diffusée à CBC Radio. Guitare à quatre cordes au son distinctif utilisée surtout à Hawaï, le ukulélé est aujourd’hui l’un des instruments les plus branchés au Canada grâce à James et à sa contribution à la musique folk. Il donnera un spectacle en compagnie de la violoncelliste Anne Davison, lequel est présenté en collaboration avec le Musée canadien des civilisations et l’Ottawa Folk Festival. Hill participera également à une fin de semaine d’activités récréatives et éducatives dont un concert gratuit et un atelier de fabrication de ukulélé. Activités présentées en collaboration avec le Musée canadien des civilisations et l’Ottawa Folk Festival (Ateliers : 2 mai à 14 h; 3 mai à 14 h et de 13 h à 16 h. Concert : 3 mai à 16 h, Musée canadien des civilisations).

Les Vendredis de la chanson francophone sont une série de concerts originaux et divertissants qui présentent les artistes franco-canadiens aux publics d’Ottawa (24 avril, MIFO, 20 h). Cette édition du cercle de la chanson, présentée dans le cadre de la Scène CB, met en relief certains des meilleurs auteurs-compositeurs et interprètes de la communauté artistique franco-colombienne. La guitariste et chanteuse Josée Allard apporte une véritable bouffée d’air frais avec son style dynamique pop-folk, et fera à coup sûr des convertis. Danielle Hébert, pour sa part, est une artiste bilingue qui mélange aisément la chanson française, l’improvisation musicale, le jazz et les rythmes techno. Quant à l’auteur-compositeur-interprèteSaint-Pierre, il a un style folk, jazz et électronique fort apprécié.

Deux des plus grandes musiciennes autochtones de la Colombie-Britannique se partagent la scène dans le cadre de la Scène CB (22 avril, Quatrième Salle du CNA, 19 h 30). Sandy Scofield est une auteure-compositrice-interprète métis (d’ascendance Saulteaux et Cri) dont on a salué la facilité avec laquelle elle navigue entre les styles musicaux. Voguant entre pop délicate, blues viscéral et rock électrisant, Scofield véhicule de puissants messages à ses auditoires, issus de divers horizons culturels. Fara Palmer est aussi une artiste de scène éclectique, chantant une musique aux accents pop qui effleure le soul, le R&B, le rock, le roots et la musique de danse. Citée aux prix Juno et double lauréate au Gala de musique autochtone canadienne 2008, Palmer est sans conteste une étoile montante.

Attendez-vous à être émerveillés et séduits dès l’entrée en scène de la formation de musique folklorique The Bills (25 avril, Bibliothèque et Archives Canada, 20 h). Qu’il s’agisse de torrides mandolines ou du recours hilarant à des objets choisis au hasard (comme un chandelier pour un solo de mandoline), de duos de violon à couper le souffle, de solos de banjo follement exotiques ou d’interprétations vocales soul de mélodies reconnaissables entre toutes, The Bills – composé de Marc Atkinson,Adrian Dolan, Chris Frye, Scott White et Jeremy Penner – est un ravissement pour les yeux et les oreilles. Se joint au groupe T. Nile, vedette folk vancouvéroise primée aux Prix de musique folk canadienne, dont on dit que la musique est obsédante, passionnelle et enjouée, et la voix, douce, acidulée et insouciante. Selon John P. McLaughlin, « T. Nile pourrait bien être le plus important phénomène à émerger de ces contrées très folkloriques ».

Tons of Fun University, alias T.O.F.U., est un trio sans pareil (23 avril, Quatrième Salle du CNA, 20 h). Composé de Shane Koyczan, C.R. Avery et Mike McGee, T.O.F.U. est passé maître dans l’art de la poésie scénique et sait tout aussi bien brasser la scène slam lors de tournées solo. Des rimes à cadence rapide, de la musique enlevante et un enthousiasme contagieux : voilà ce qui caractérise ce trio débridé, qui confère à la poésie le côté branché qu’il lui manquait. La MC-chanteuse-poète-compositrice-beatnik Kinnie Starr nous arrive avec son propre style de spoken word, teinté de hip-hop, de punk et de rock alternatif et décrit comme du « hip-hop agro groove ». Elle a enregistré de nombreux albums (dont un rappant en anglais, en espagnol et en français), s’est produite avec le Cirque du Soleil et a participé à la tournée Lilith Fair de 1997. Ses chansons font partie des trames sonores de la série télévisée The L Word et du film Thirteen.

JAZZ

Depuis la parution de son premier album, Stepping Out, en 1993, le nom de Diana Krall est devenu synonyme d’excellence musicale (2-3 mai, salle Southam du CNA, 20 h). Avec ses interprétations envoûtantes des grandes œuvres du répertoire jazz, cette artiste originaire de la Colombie-Britannique s’est imposée internationalement au rang des musiciens les plus admirés et acclamés au monde. Ses prestations aux côtés de superstars de la scène jazz, tels Ray Charles et Tony Bennett, ont comblé un fossé pour créer une toute nouvelle génération d’amateurs de jazz, et ce, à travers le monde. Avec sa voix sensuelle et ses somptueux arrangements, Mme Krall a su séduire tant les inconditionnels du jazz que les amateurs d’autres genres musicaux. Outre ses prestations somptueuses et vivifiantes des standards du jazz, elle apporte de nouvelles couleurs aux classiques du répertoire contemporain. Qu’elle soit seule sur scène, assurant son propre accompagnement au piano, ou entourée d’un orchestre, le talent et le style engageants de Diana Krall sont indéniables et les auditoires qui ont le bonheur de vivre une soirée sous le charme de sa voix et de sa musique conservent longtemps le souvenir de cette expérience.

La Scène CB mettra également en vedette Brad Turner Quartet, Phil Dwyer et le Jodi Proznick Quartet lors d’une soirée spectaculaire intitulée Les étoiles jazz de la C.-B. (30 avril, Bibliothèque et Archives Canada, 20 h). Salué par le Globe and Mail comme « un heureux mélange de Miles Davis, Herbie Hancock et Keith Jarrett », le talent phénoménal du trompettiste, pianiste, batteur et compositeur Brad Turner, doublement primé aux Juno, fait de lui un des musiciens les plus convoités au Canada. Au quartette de Turner se joint le compositeur, arrangeur, directeur musical, saxophoniste et pianiste aussi doué qu’intuitif Phil Dwyer, qui s’est produit avec tous les grands noms du jazz, depuis Aretha Franklin jusqu’à Ingrid Jensen, Dave Holland, Kenny Wheeler et autres. Le quartette Jodi Proznick, ensemble primé, ouvrira cette soirée sans pareille de jazz britanno-colombien. Cette formation intense, entraînante et très interactive est menée par la contrebassiste Jodi Proznick, couronnée bassiste de l’année aux National Jazz Awards de 2008.

John Geggie et son invité spécial Seamus Blake vous convient à une soirée jazz dans le cadre de la huitième Série Concerts John Geggie (25 avril, Quatrième Salle du CNA, 20 h). Blake, saxophoniste ténor et compositeur de Vancouver, est considéré comme l’un des meilleurs musiciens de jazz contemporain. Peu d’artistes peuvent, comme lui, se targuer de frôler la perfection à chacune de leurs interprétations. Il a cette capacité de créer, avec chaque solo, une trame narrative d’une brillante clarté, de même qu’un son mature bien ancré dans une riche tradition musicale, qui vous laisse sans voix. Se joignent à lui Geggie à la contrebasse, le Britanno-Colombien Chris Gestrin au piano et Nick Fraser à la batterie.

Deux des meilleurs artistes jazz de la côte Ouest, la chanteuse Kate Hammett-Vaughan et le guitariste Bill Coon, se retrouvent dans le cadre de la Scène CB après avoir collaboré à un album (1er mai, Café Paradiso, 21 h 30). Citée à trois reprises aux prix Juno, la chanteuse est connue pour son style très personnalisé et expressif, qui témoigne de l’étendue de ses intérêts musicaux – lesquels englobent tant les balades que les grooves rythmés et les improvisations audacieuses. Lui aussi cité aux prix Juno, Bill Coon est un des plus grands guitaristes jazz du Canada. Ses accompagnements swing d’une belle sensibilité attestent de l’oreille fine de l’arrangeur; sous ses doigts, l’histoire entière de la guitare jazz se déploie.

Le Globe and Mail qualifie le saxophoniste et pianiste Mike Allen, de la C.-B., d’« improvisateur mélodique hors pair » (2 mai, Café Paradiso, 20 h). Figure incontournable du jazz canadien, l’artiste a vu son CD Love One Another consacré « meilleur album jazz canadien » en 2005 par l’Ottawa Citizen. S’inscrivant dans la tradition des célèbres groupes dirigés par un saxophoniste, comme Sonny Rollins, John Coltrane et Ornette Coleman, le quartette composé en outre de Miles Black (piano), d’Adam Thomas (basse) et de Julian MacDonough (batterie) joue des œuvres originales et des standards du jazz, notamment des pièces lyriques et du blues enlevant, avec une intensité authentique.

ROCK/POP

Amateurs de rock indépendant, préparez-vous à faire un voyage musical inoubliable. Venez entendre les chansons psychédéliques du populaire collectif Black Mountain, les sons obsédants du quartette Ladyhawk et le dynamique duo de blues-rock The Pack A.D. (24 avril, Capital Music Hall, 20 h). Sur le chemin du succès, les trois groupes ont goûté à la gloire et à la bonne fortune : Black Mountain connaît une ascension fulgurante – il a fait la première partie du spectacle du célèbre Coldplay, été finaliste du prestigieux Prix de Musique Polaris en 2008, et sa chanson Stay Free, tirée de la bande originale du film à succès Spider-Man 3, a tourné sur toutes les radios. Ladyhawk jouit aujourd’hui d’une réputation internationale grâce à son plus récent album, que l’on décrit comme une fête en l’honneur de l’ultime maison qui survit dans un monde envahi de centres commerciaux et de condos. Quant à Pack A.D, un duo guitare et batterie de jazz électro acoustique aux influences aussi diverses que Cat Stevens, Leadbelly et Peter Greenaway, dont le style brut et endiablé est tout autant contemplatif que percutant, il a joué un rôle déterminant dans la renaissance du rock garage d’aujourd’hui. Le concert est enregistré par CBC Radio 3.

L’Est et l’Ouest se rencontrent alors que la Scène CB fait équipe avec CBC Radio 2 pour présenter un concert intime mettant en vedette deux des plus brillants

auteurs-compositeurs et guitaristes du pays (22 avril, First Baptist Church Ottawa, 20 h).

Auteur-compositeur-interprète de Vancouver, Dan Mangan est une étoile montante. Connu pour sa voix puissante et rauque dont les nuances ont quelque chose d’épique, l’artiste est à la fois influencé par des légendes d’autrefois (Nick Drake, Woody Guthrie) et des innovateurs contemporains (Neutral Milk Hotel, Sigur Rós). Un genre de Kurt Vonnegut à la voix douce et graveleuse. Le Torontois Danny Michel est acclamé internationalement pour ses compositions phénoménales. Celui que l’on compare à Elvis Costello a gravé huit albums et fait trois tournées Vinyl Cafe avec Stuart McLean. Le EYE Magazine dit ceci de lui : « Danny Michel peut faire tout ce qu’il veut et réussir; il a atteint un niveau où son vocabulaire musical est extrêmement vaste, son talent d’auteur-compositeur et d’arrangeur remarquable, sa technique à la guitare résolument distincte et son goût pour la perfection sonore, irréprochable. »

Si vous avez un penchant pour la bière, les belles filles et le hockey, vous avez sûrement des affinités avec les Hanson Brothers, groupe punk rock de Vancouver (24 avril, Maverick’s, 22 h). Fortement influencé par la musique des Ramones et le hockey, le groupe porte un nom qui fait référence à des personnages du film culte Slap Shot. Les musiciens John Wright, Rob Wright et Tom Holliston font aussi partie d’un autre groupe punk rock, NoMeansNo, également à l’affiche de la Scène CB.

Souvent décrit comme l’un des groupes les plus prometteurs au Canada, Hey Ocean! possède un talent extraordinaire pour allier divers styles musicaux et créer une sorte de pop contagieux résolument distinct (en spectacle avec Said the Whale, 25 avril, Zaphod Beeblebrox, 20 h 30). Composées en groupe, les chansons de la jeune formation se caractérisent par de superbes harmonies vocales, un talent musical remarquable et des textes songés. Said the Whale est à la fois un produit issu de l’incommensurable beauté naturelle de Vancouver et de sa scène musicale farouchement indépendante. Mélange éclectique de rock indépendant, la musique de ce groupe exprime essentiellement ce que veut dire être jeune, être libre – avec parfois le cœur en miettes – quand on a vingt ans et des poussières.

Établi à Victoria, le groupe Jon and Roy est formé de Jon Middleton, Roy Vizer et, depuis peu, de Ryan Tonelli (29 avril, Quatrième Salle du CNA, 20 h). Aux compositions musicales de Jon viennent s’ajouter la contrebasse de Ryan et ses tons riches, ainsi que les percussions de Roy, qui transforment les œuvres folkloriques en pièces groovy. Ce groupe décontracté, constamment poussé par son public sans cesse croissant, crée une musique folklorique acoustique fort appréciée au Royaume-Uni comme au Canada, où il a tourné avec quantité de grands noms, dont Buck 65.

Enfant chéri du rock indépendant, Mother Mother fait sensation grâce à son approche originale de la musique pop-rock moderne (en spectacle avec Miss Emily Brown, (1er mai, Le Mouton noir, 21 h). Son deuxième album, « O My Heart », s’est hissé au troisième rang du palmarès iTunes 2008, et la pièce Body of Years a été nommée « meilleure interprétation vocale » de l’année par les auditeurs de CBC Radio 3. Les antécédents jazz et folk de Miss Emily Brown, combinés à sa passion pour la musique électronique et l’improvisation, donnent à ses prestations une touche particulièrement novatrice. Music-Box, autoharpe, guitare et pianet accompagnent sa voix ensorcelante.

À fond la caisse avec le groupe punk vancouvérois, NoMeansNo et, oui, le groupe heavy métal BISON b.c. (21 avril, babylon, 20 h 30). Adulé sur tout le continent par des admirateurs fidèles des plus excentriques, NoMeansNo effectue de fréquentes tournées pour rester en contact avec son public. Influencé à ses débuts par le jazz, le punk et le rock progressif, le groupe a développé une impressionnante technique instrumentale et un son bien à lui. Il partagera la scène avec BISON b.c., un groupe heavy métal célèbre pour ses spectacles chargés d’adrénaline. Amalgamant le heavy métal traditionnel à des notes de punk hardcore et de thrash métal, le groupe compte de nombreux fans partout en Amérique du Nord.

Réputé pour ses spectacles survoltés, Sweatshop Union est un puissant antidote à la pop-rap dénuée de sens (25 avril, babylon, 21 h 30). Ce qui fut d’abord un collectif d’artistes de Vancouver mettant en commun leurs ressources pour lancer un album s’est transformé en un groupe qui fait du hip-hop « traditionnel », avec des paroles intelligentes jaillissant de multiples micros sur des rythmes simples mais inventifs. Fort de nombreux prix, ce groupe au calendrier de tournée chargé – se produisant avec des ensembles comme The Black Eyed Peas –, reste attaché à offrir à la conscience des masses un son signifiant. Timothy Wisdom est le DJ le plus en demande au sein de la communauté de danse vancouvéroise en pleine ébullition. Il parcourt les grands festivals avec une musique qui fusionne, excite, éveille et pénètre les sens.

Le groupe vancouvérois You Say Party! We Say Die! tente de conquérir le monde à sa façon, accompagné de synthétiseurs et de rythmes qui s’entrechoquent avec frénésie et intelligence, et d’un chanteur, Becky Ninkovic, à la « voix qui hurle et ulule » (en spectacle avec Immaculate Machine etJapandroids, 2 mai, babylon, 21 h). Jouissant d’une solide réputation internationale grâce à des chansons amusantes, grisantes et dansantes qui interpellent le public, YSP! WSD! s’impose comme un groupe de dance-punk déjanté digne du nouveau millénaire. Il partage la scène avec un groupe de rock indépendant de Victoria, Immaculate Machine, solide trio qui fait des harmonies et s’époumone d’une voix éraillée sur fond de percussions éclatantes, de claviers accrocheurs et de guitare électrique. La soirée démarrera en trombe avec le duo Japandroids de Vancouver, qui enfonce la pédale avec des hymnes de rock garage distorsionnés sur le thème de la jeunesse qui s’enfuit.

MUSIQUE DU MONDE

Lauréat du prix Juno 2008 pour le meilleur album de musique du monde,

l’auteur-compositeur-interprèteAlex Cuba est connu pour ses ballades, ses mélodies pop-soul et ses accords rock qui viennent subtilement renouveler la musique cubaine, tout en déversant leur lot de rythmes latins et de sensualité basanée (2 mai, Harold Shenkman Hall, 20 h). Ce Canadien d’origine cubaine rejette le carcan de la tradition, préférant de loin sa vieille Gibson au sencerro (cloche de vache). Alex crée un son interculturel de plus en plus apprécié au pays, à l’image du périple qui l’a mené jusqu’en Colombie-Britannique, où il s’est établi à Smithers.

Maître des ritmos brasilieros, guitariste virtuose et percussionniste incroyable, Celso Machado enchante son public avec un subtil mélange d’inspiration musicale, de rythmes irrésistibles et de folie songée (26 avril, Le Mouton noir, 16 h). Sur scène, Celso accueillera le grand percussionniste Sal Ferreras, lequel travaille dans plusieurs sphères de l’industrie musicale canadienne et s’adonne à divers genres, dont la musique classique, la musique du monde, le jazz, la pop et la musique latine. Se joindra à eux le remarquable John Reischman, un des grands maîtres mandolinistes et compositeurs de musique acoustique, qui rehaussera encore d’un cran cet après-midi de sublime musique du monde par son style et son ton impeccables.

Qu’il s’agisse de la beauté torride des pièces classiques jadis jouées à la cour impériale ou de créations contemporaines avant-gardistes, la passion ardente deMei Han and Red Chamber transparaît dans chaque note (29 avril, Bibliothèque et Archives Canada, 20 h). Cette formation vancouvéroise chevauche le traditionnel et le contemporain pour proposer des pièces pour ensembles à cordes pincées rarement jouées dans le monde occidental, ainsi que du bluegrass, du folk et du jazz fusion. Mené par Mei Han, la virtuose du zheng (cithare) connue pour s’être radicalement éloignée des sentiers battus du zheng traditionnel, l’ensemble Red Chamber puise dans le répertoire pour instruments à cordes pincées, auquel il donne une couleur singulière. L’Orient et l’Occident se rencontrent à Ottawa dans ce concert où les musiciennes du groupe seront accompagnées par le mandoliniste John Reischman (The Jaybirds), dont on connaît le goût et le ton exquis ainsi que le prodigieux talent. Présenté en collaboration avec l’Ottawa Asian Heritage Month Society.

Tspoon, réputé DJ de la côte Ouest, et Delhi 2 Dublin, groupe de musique fusion de renommée internationale, nous font découvrir la torride scène musicale sud-asiatique de la Colombie-Britannique (2 mai, Quatrième Salle du CNA, 20 h). DJ Tspoon est connu pour ses mixages de notes funk, hip-hop, électro, bollywood et bhangra, cocktail épicé de rythmes qui invitent à la danse. Groupe de musique du monde parmi les plus en vue au Canada, Delhi 2 Dublin se produit partout en Amérique du Nord. Il joue une musique celtique punjabi électronique, avec accompagnement sur scène au violon, dhol, tabla, sitar, sans oublier du chant en punjabi. Ses compositions ont fait sensation sur les radios et dans les boîtes de nuit du monde entier. Présenté en collaboration avec l’Ottawa Asian Heritage Month Society.

Les réputés musiciens de l’Orchid Ensemble unissent leur talent aux membres de Moving Dragon,Chengxin Wei (chorégraphe et danseur) et Jessica Jone (danseuse), afin de présenter un spectacle alliant sublimement la danse, la musique et l’art multimédia (28 avril, Studio du CNA, 20 h). S’inspirant de véritables histoires tirées d’entrevues personnelles et d’archives, Triaspora aborde le thème de l’immigration des Chinois au Canada au moyen d’une chorégraphie magnifique, d’une instrumentation éclectique et virtuose et d’art multimédia étonnant. Amalgamant les traditions asiatiques à l’expression contemporaine, ces remarquables artistes créent un mélange grisant de style, de mouvement et de son. Moving Dragon ponctue la danse contemporaine de la pensée et du mouvement chinois. L’Orchid Ensemble interprétera des œuvres créées par les compositeurs britanno-colombiens Jin Zhang, Mark Armanini et Ya-wen Wang avec des instruments de musique traditionnels chinois et des percussions occidentales. Les artistes en arts médiatiques Kenneth Newby et Aleksandra Dulic animeront l’espace avec une exposition interactive multimédia. Chengxin Wei a reçu la Bourse-prestige David Leighton pour les arts 2009. Présenté en collaboration avec l’Ottawa Asian Heritage Month Society.

ARTS VISUELS ET MÉDIATIQUES

Les expositions Queen Victoria, Nomadeset

A Little Distillery in Nowgong en vedette à la Scène CB

La Scène CB a collaboré avec des galeries d’art de la C.-B. et d’Ottawa afin d’offrir aux passionnés d’art une vitrine exceptionnelle sur les arts visuels et médiatiques de la province la plus à l’ouest. Des magnifiques mâts totémiques sculptés par Jim Hart jusqu’à Little Distillery in Nowgong, une exposition multidisciplinaire organisée par Centre A qui réunit littérature et arts visuels, les artistes et les installations mettent en lumière de manière fascinante l’impact que le paysage et la culture ont sur la création artistique. La Scène CB est fière de présenter des expositions organisées par des organismes d’Ottawa et de la C.-B. qui seront présentées dans des galeries d’ici et de la côte Ouest : AXENÉO7, la Banque d’œuvres d’art du Conseil des Arts du Canada, le Musée canadien des civilisations, le Musée canadien de la photographie contemporaine, la Galerie d’art de l’Université Carleton, la Galerie d’art de l’hôtel de ville, le Club SAW, DAÏMÕN, la Galerie Firestone, la Galerie 101, la grunt gallery, The Independent Filmmakers Cooperative Ottawa (IFCO), l’Office national du film du Canada, le Musée des beaux-arts du Canada, la Galerie d’art d’Ottawa, la PAARC – Pacific Association of Artist Run Centres, la Galerie SAW, SAW Video, la Vancouver Art Gallery et le Vancouver International Film Festival.

Membre de la tribu Dzawada’enuxw de la Première nation Kwakwaka’wakw, Marianne Nicolson s’est fait connaître en 1998 lorsqu’elle a escaladé une paroi rocheuse à Kingcome Inlet pour y peindre un pictogramme de 28 pi sur 38 pi – une première dans le fjord depuis plus de soixante ans – qui souligne le dynamisme perpétuel de son village ancestral, Gwa’yi. Tout aussi monumentale, la nouvelle création in situ de Nicolson transforme de manière originale la façade ouest du Centre des conférences du gouvernement en une maison de culte de la côte du Nord-Ouest. Avec un éclairage à haute puissance, l’artiste projettera une image de façade de maison et de mâts totémiques sur le devant de l’édifice, tous les soirs, du crépuscule jusqu’à 23 h. Sa façade ainsi altérée, l’immeuble devient lui-même un lieu d’échanges culturels dont le rôle transformateur est mis en valeur, qui se veut un commentaire sur le rôle historique du site, là où se sont déroulées, dans les années 1980, des conférences des premiers ministres qui ont abouti à l’échec des négociations sur le droit à l’autonomie gouvernementale des autochtones. L’artiste décrit l’œuvre comme une réaffirmation positive et symbolique d’une culture auparavant proscrite par le gouvernement canadien; une œuvre qui témoigne du dynamisme des cultures autochtones, de leur rapport à la nature et de la bataille menée pour assurer leur survie. Cette œuvre a été commandée et présentée pour la toute première fois par la Vancouver Art Gallery en 2008. Présenté en collaboration avec la Commission de la capitale nationale.

À la recherche de nouveaux horizons. Le voyage comme existence. La société industrielle peut-elle réellement comprendre la vie des nomades? Nomades, voilà justement le titre de cette exposition du Musée des beaux-arts du Canada qui propose des œuvres d’artistes vancouvérois dont les thématiques explorent le nomadisme, cette pratique d’aller d’un endroit à l’autre sans jamais s’établir de façon permanente. À travers les pièces de Gareth Moore, Geoffrey Farmer, Myfanwy MacLeod, Hadley + Maxwell et Althea Thauberger, l’exposition module nos attentes relativement aux objets d’art et remet en question les notions préconçues sur la paternité et l’authenticité des œuvres, ainsi que sur les expositions muséales.

Le Musée compte également dans ses collections des œuvres d’artistes de la C.-B. tels Rodney Graham, Ian Wallace, Vikky Alexander et Lawrence Paul Yuxweluptun, qui font partie de la Collection du Musée des beaux-arts du Canada. Leurs œuvres seront à l’affiche pendant la Scène CB.

Le photographe Scott McFarland crée des images exigeantes qui dépeignent la nature, manipulée pour refléter la volonté et le désir humains. Subtile, son œuvre suscite la réflexion; elle a été présentée dans plusieurs galeries en vue, dont la Monte Clark Gallery de Vancouver, la Union Gallery de Londres et les Regen Projects à Los Angeles. Toujours prêt à explorer des sujets inhabituels, McFarland a produit une œuvre majeure centrée sur la complexité des jardins vancouvérois. D’une part, les photographies témoignent d’un état d’harmonie et de tranquillité; de l’autre, l’effet global semble artificiel. Le travail de McFarland met l’accent sur l’équilibre précaire entre les mondes humain et naturel, et sur le rapport du photographe à la réalité, qui est à la fois vrai et fabriqué. *En raison des travaux majeurs de construction, toutes les expositions du Musée canadien de la photographie contemporaine ont lieu au Musée des beaux-arts du Canada.

Métisser les disciplines artistiques et dépasser les attentes. Centre A – Vancouver International Centre for Contemporary Asian Art présente à la Galerie d’art de l’hôtel de ville une exposition unique qui allie les arts littéraires et visuels. Cette initiative multimédia interdisciplinaire tire son inspiration du roman d’Ashok Mathur,A Little Distillery in Nowgong, qui explore le contexte politique et l’histoire de la migration d’une famille parsi fictive qui quitte l’Inde pour s’établir en Amérique du Nord. En plus de l’œuvre de performance créée par David H. Bateman, l’installation comprend des pièces inimitables de deux artistes vancouvérois : des vases en céramique de Brendan Tang et des photographies numériques grand format de Diyan Achjadi. Les pièces de l’installation créent un espace de réalité qui permettra au public d’habiter cette forme narrative et de passer des mots aux images qui illustrent un monde postcolonial.

Le Bureau du secrétaire de la gouverneure générale, en association avec l’Emily Carr University of Art and Design (ECUAD), présente à Rideau Hall les œuvres de 15 jeunes artistes de la Colombie-Britannique. L’exposition intituléeEsprit du lieu réunit des œuvres qui reflètent la vision et la créativité d’artistes âgés entre 6 et 16 ans. Chapeautés par des artistes établis ou des anciens de l’ECUAD, ces jeunes ont créé des œuvres qui mettent en lumière les caractéristiques, les paysages et l’âme de leur région, ainsi que les thèmes majeurs des Jeux olympiques, soit le sport, la culture et la durabilité. À travers l’imagination et l’art, ce projet a permis à des jeunes du Canada et du monde entier de tisser entre eux des liens en rapport avec les Jeux olympiques d’hiver de 2010. Fondée en 1925, l’Emily Carr University of Art and Design (ecuad.ca) est l’une des grandes universités canadiennes et la seule en Colombie-Britannique qui soit exclusivement vouée à l’éducation professionnelle dans les arts, les médias et le design. Renseignements à gg.ca.

Michael Nicoll Yahgulanaas s’intéresse aux cultures – colonisatrices et colonisées – et à la façon dont celles-ci sont façonnées par les collections. Cette réflexion a mené à la création de Pedal to the Meddle, œuvre singulière où un canot conçu par Bill Reid en 1985 est placé à la renverse sur le toit d’une Pontiac Firefly reconvertie et recouverte d’un mélange de peinture noire et de poussière d’argilite. Yahgulanaas aime créer des situations dans lesquelles le public est confronté au familier et les stéréotypes ambiants sont remis en question. Pontiac est d’abord le nom d’un chef amérindien de la nation des Outaouais (XVIIIe siècle), célèbre pour avoir combattu contre l’occupation britannique de la région des Grands Lacs. La guerre de Pontiac (1763-1766) est la résistance la plus fructueuse des Premières nations contre l’invasion européenne.

L’œuvre Pedal to the Meddle est ponctuée de manga haïda, un style pop-graphique aujourd’hui reconnu comme une véritable forme d’expression artistique et qui a fait la renommée de Yahgulanaas. Le manga haïda amalgame les récits et les formes graphiques haïda avec le manga des bandes dessinées asiatiques. C’est un langage imagé constitué de mâts totémiques qui se métamorphosent en panneaux onduleux remplis de symboles contemporains.

Pièce maîtresse du Musée canadien des civilisations, la Grande Galerie abrite une exposition permanente consacrée à la culture et à l’histoire des Amérindiens de la côte Pacifique canadienne. Six maisons et des mâts totémiques reflétant le style architectural de six cultures amérindiennes y ont été aménagés. L’exposition regroupe de magnifiques œuvres, notamment une sculpture de bronze recouverte d’une couche en or de Robert Davidson, intitulée Raven Bringing Light to the World, et le moule en plâtre d’une sculpture créée par le réputé artiste haïda Bill Reid, L’Esprit de haïda Gwaii, dont on peut voir l’illustration sur le billet de banque canadien de 20 dollars. La Grande Galerie réunit des œuvres créées par des artistes de la C.-B., notamment Ron Hamilton,Glenn Tallio, Jim Hart, Beau Dick et Richard Hunt. Le Musée comprend également la salle des Premiers Peuples, qui se consacre à l’histoire et aux réalisations des peuples autochtones du Canada, ainsi que la très populaire salle du Canada, qui propose aux visiteurs un voyage de 1000 ans d’histoire à travers les régions du Canada.

Bleue comme une orange est une exposition collective de sculptures et d’installations créées par des artistes de la Colombie-Britannique. Inspirés par le célèbre poème La terre est bleue comme une orange du poète surréaliste Paul Éluard, les artistes explorent la transformation des matières et des objets du quotidien pour mettre en lumière les pratiques surréalistes et post-minimalistes, y compris la juxtaposition, le « ready-made » assisté et les accumulations. L’exposition regroupe des œuvres des talentueux artistes Samuel Roy-Bois, Brendan Tang, Sonny Assu, Lucy Pullen, Rhonda Weppler et Trevor Mahovsky. Visitez la Galerie d’art d’Ottawa pour découvrir les œuvres de ces artistes formidables!

Inspirés par l’architecture moderne vancouvéroise en plein essor, les peintres de l’Ouest canadien ont adopté la peinture abstraite durant les années 1950 et 1960. Tout comme les expressionnistes abstraits américains, ils ont cherché à exprimer l’inconscient subjectif et à se démarquer en créant des tableaux abstraits de paysages ambiants ou des œuvres figuratives. Cette exposition intitulée Le Dynamisme du rythme regroupe des créations d’artistes de choix qui ont marqué l’école régionale de l’Ouest canadien : Peter Aspell, B.C. Binning, Lawren S. Harris, Don Jarvis,Toni Onley, Jack Shadbolt,Gordon Smith et Takao Tanabe. Ne ratez pas cette exposition organisée dans le cadre de la Scène CB, qui réunit des œuvres de la Collection Firestone d’art canadien.

Parmi les générations d’artistes des Premières nations, il existe un fossé entre les artistes établis qui emploient l’imagerie traditionnelle et contemporaine et ceux de la jeune génération qui sont influencés par la culture hip-hop. Carburant au rap, au graffiti et à la bédé, la relève oppose la culture des jeunes à l’identité autochtone de manière surprenante et novatrice. Cette initiative reflète l’influence croissante des cultures urbaines sur les collectivités traditionnelles. L’exposition et le site Web nous font découvrir la culture, la musique et l’art qui caractérisent ces collectivités – une fusion entre la tradition et le postmodernisme. Le site Web documente le développement de Rythme d’une nation : le hip-hop comme culture autochtone au cours des douze dernières années et met en lumière les artistes, les producteurs média et les musiciens qui ont porté cette œuvre à l’avant-plan. Exposition organisée et mise en tournée par la grunt gallery de Vancouver et présentée par la Galerie SAW et la Scène CB.

SAW Vidéo est heureux d’accueillirPaul Wong, pionnier et chef de file de l’art vidéo au Canada. Témoin engagé refusant les conventions, d’une curiosité vorace et d’une intégrité irréprochable, Wong crée des œuvres à l’énergie brute et au regard provocateur. Abordant des thèmes comme l’identité, la mémoire et la mort, il remet en question les idéaux contemporains de beauté et de sexualité et met en lumière des sujets souvent tenus dans l’obscurité. Paul Wong participera à une causerie, donnera un atelier de maître et présentera des vidéos-portraits récentes. Ces créations surprenantes portent notamment sur la transformation d’un quartier (Set Fire), une rencontre entre trois hommes (Chelsea Hotel), un autoportrait effréné créé en 24 heures (Perfect Day) et, comme œuvre centrale, un poignant documentaire sur un brillant crackoïnomane dont la vie est à l’image de sa maison incendiée qu’il a récemment vendue pour un demi-million de dollars (EASTVAN John).

Installation de collaboration, Neighbours a comme point de départ l’intérêt commun de deux artistes pour la disparition de l’animal dans le monde « vivant » du cinéma (ou même l’image numérique et l’usage qu’on en fait en publicité). Certaines races d’animaux se sont éteintes, d’autres se sont acclimatées aux nouvelles conditions environnementales, souvent en s’hybridant et en s’adaptant à un environnement et à une économie en perpétuel changement (conquête de territoires, etc.). Marina Roy travaille à une nouvelle œuvre vidéo qui amalgame des images d’animaux tirées de vieux films avec des extraits récents, en format super-8 et en noir et blanc, montrant des animaux dans des espaces domestiques et au zoo. Abbas Akhavan élabore quant à lui une série d’installations sonores. Disposées à l’intérieur et à l’extérieur de la galerie, les œuvres acoustiques sont composées de divers sons d’animaux et entretiennent un dialogue avec les films silencieux de Roy – ici, le son devient une allégorie numérique. Créée par Marina Roy et Abbas Akhavan, Neighbours résulte d’un dialogue, et non d’une collaboration, qui s’est déroulé au VIVO Media Arts Centre en octobre 2008. L’exposition témoigne de leur intérêt pour les questions relatives à la vie domestique, à l’espace urbain, au droit de propriété et à la relation toujours changeante entre les mondes humain et naturel. En collaboration avec VIVO MEDIA ARTS CENTRE (Vancouver).

L’exposition Division transcontinentale est le fruit d’une collaboration entre deux centres d’artistes autogérés, la Galerie 101 d’Ottawa et la Helen Pitt Gallery de Vancouver. Cinq artistes de la Colombie-Britannique – Raymond Boisjoly, Steven Hubert, Sara Mameni, Isabelle Pauwels et Ron Tran – et cinq d’Ottawa – Karina Bergmans, Jen Cook, Roy Lu, Minh Nguyen et Stephan Thompson – échangent des idées et font équipe pour présenter, dans les deux galeries, une exposition qui témoigne de la mission d’un centre d’artistes autogéré, celle d’être un lieu d’expérimentation où les pratiques artistiques émergentes et variées sont encouragées. L’exposition est organisée par les conservateurs Paul Kajander et Leanne L’Hirondelle.

L’artiste peintre Sandra Meigs affirme que « le monde est étrange, très étrange ». Dans le cadre de la Scène CB, la Galerie d’art de l’Université Carleton présente une exposition d’œuvres nouvelles de cette étonnante artiste de Victoria. Ses peintures grand format d’intérieurs architecturaux explorent la relation entre la conscience et le sujet. Le titre de l’exposition fait référence à l’idée que le monde extérieur à l’esprit et le monde subjectif du « moi » sont unis et forment une « boucle étrange », comme l’image que nous nous faisons de la conscience. Sandra Meigs aborde son sujet avec l’approche gestaltiste, laquelle a marqué toute l’œuvre de son impressionnante carrière.

BANQUE D’ŒUVRES D’ART DU CONSEIL DES ARTS DU CANADA

Célébration des arts de la C.-B. à la Mezzanine du CNA

· Klatle-Bhiest un artiste de descendance squamish et kwakwaka’wakw. Il travaille au mât totémique Legacy Sea to Sky, commandé pour les Jeux olympiques de Vancouver. Klatle-Bhi est né à Alert Bay et habite sur la réserve de Capilano, à Vancouver.

· Originaire d’Alert Bay et de descendance kwakwaka’wakw, Liz Carter habite à Campbell River. Ses œuvres explorent la façon dont des matériaux comme l’écorce de cèdre, le bois, le cuivre, les boutons, les peaux et les photographies peuvent symboliser son histoire. Elle est inscrite au baccalauréat à l’Institut Emily Carr.

· Jim Hart, artiste haïda qui porte le nom de famille Edenshaw, partage son temps entre sa résidence de Vancouver et celle d’Old Masset, sur les îles haïda Gwaii. Son travail avec l’artiste haïda bien connu Bill Reid dans les années 1980 influence son souci de l’esthétisme et son exactitude culturelle. Il a sculpté de nombreux mâts totémiques et est un bijoutier accompli.

· C’est tout récemment queFred Herzog a commencé à exposer les photographies qu’il prend depuis 60 ans. Le sentiment d’urgence et l’importance historique qu’elles dégagent l’ont placé parmi les meilleurs photographes de la côte Ouest.

· Les expositions de plus en plus expérimentales de Sandra Meigs depuis le milieu des années 1980 ont fait d’elle une artiste canadienne en vue. Le caractère enjoué de la forme et du contenu de ses œuvres dissimule une maturité émotionnelle et esthétique ainsi qu’une relation avec l’inconscient.

· Jayce Salloum est un artiste multimédia bien connu sur la scène internationale qui s’engage à représenter les manifestations des identités culturelles. L’image de premier plan représente un cabinet des curiosités virtuel.

· Stephen Waddell ne photographie pas seulement ce qu’il voit, mais la façon dont il voit. Un personnage solitaire dans un paysage urbain est présenté avec l’éclairage et la composition officielle d’une peinture historique. Ses œuvres reflètent l’unique personne comme une présence distillée en un moment précis.

· La photographie Chinese Golfers de Gu Xiong est une considération énigmatique de la mondialisation et de la difficulté à savoir où la partie se déroule : Chongqing, Beijing, Shanghai ou les basses-terres continentales de la Colombie-Britannique.

· Au premier coup d’œil, les œuvres de Jeremy Stanbridge semblent appartenir à l’école de photographie artistique de Vancouver. Il s’agit plutôt de surfaces abstraites soigneusement et délicatement peintes qui présentent un coloris subtil et légèrement flou.

FILM

Des œuvres indépendantes qui offrent un

portrait résolument éclectique – et vert – des artistes

en arts médiatiques contemporains de la C.-B.

En collaboration avec l’Office national du film du Canada, la Scène CB est fière de présenter Écran Vert de l’ONF, un événement qui réunit deux films inspirants réalisés à Vancouver (23 avril, Club SAW, 20 h). Dans le court-métrage Indigenous Plant Diva, réalisé par Kamala Todd, Cease Wyss dévoile les remarquables pouvoirs de guérison des plantes que l’on trouve au centre-ville de Vancouver. Il sera suivi de Carts of Darkness, un documentaire réalisé par Murray Siple qui sera présenté en primeur à Ottawa. Celui-ci porte sur des sans-abris qui ont transformé l’ennuyeuse activité qu’est la collecte de bouteilles vides, leur principale source de revenus, en sport extrême – la course de chariots d’épicerie. Filmée en haute définition, l’œuvre réunit notamment des œuvres musicales de Black Mountain et de Ladyhawk. Elle emprunte également le langage cinématique des films portant sur les sports extrêmes pour mettre en lumière les risques et l’intensité qui caractérisent une vie vécue sur la corde raide.

Ne manquez pas l’événement cinématographique de la Scène CB (28 avril, Auditorium de la Bibliothèque et Archives Canada, 20 h) organisé par Terry McEvoy, programmateur des images canadiennes au Festival international du film de Vancouver. Ce rendez-vous du film et de la vidéo indépendants réunit les huit courts-métrages suivants :

Windfisherman, Anna McRoberts

Dans la ville la plus venteuse au monde, un homme va à la « pêche » afin de retrouver des objets qui se sont envolés. Son métier, il ne l’a pas à cœur, il l’a dans le sang... jusqu’à ce qu’il apprenne une leçon de vie inestimable. (12 min)

The Sparkle Lite Motel, Cory Kinney

Jeunes mariés, George et Anna comptent bien s’éclater au Motel Sparkle Lite. Leur suite nuptiale leur réserve cependant tout autre chose. (16 min)

Regarding Sarah, Michelle Porter

Une femme âgée cherche désespérément à filmer sa vie avant de tout oublier. (14 min)

Headshot, Dennis Heaton

Croyant passer une audition bien ordinaire, Todd découvre qu’il auditionne pour le rôle principal dans un film de pornographie meurtrière. Il apprend ensuite que le rôle lui a échappé. (7 min)

M.O.O.D., Ann Marie Fleming

Ann Marie Fleming éveille le désir avec fantaisie et esprit. (2 min)

No Bikini, Claudia Morgado Escanilla

Robin nous fait découvrir l’été magnifique de ses sept ans et comment celui-ci a façonné son esprit pour le reste de sa vie. (9 min)

Power Lunch, Ben Ratner

Un Américain et un Canadien entrent dans un bar. Qui paiera l’addition? C’est ce que nous apprendra cette mordante comédie sociopolitique. (9 min)

Paul Pontius, Jesse McKeown

Chrétien régénéré qui n’a pas bu depuis 20 ans, Paul Pontius tente de retrouver la foi en Dieu en provoquant lui-même sa rechute. (21 min)

THÉÂTRE

Du théâtre en boîtes, du théâtre français et même du théâtre qui n’est pas véritablement du théâtre!

Le milieu théâtral de la Colombie-Britannique regorge d’innovation et de créativité. La Scène CB vous offre une vitrine formidable sur des œuvres créées par des artistes de la côte Ouest.

THE ECSTASY OF RITA JOE

29 avril – 16 mai; 19 h 30 (2, 9 et 16 mai à 14 h et 19 h 30)

Théâtre du Centre national des Arts

Texte de George Ryga

Mise en scène d’Yvette Nolan

Mettant en vedette August Schellenberg en David Joe

Avec Pierre Brault, Layne Coleman, Ryan Cunningham, Todd Duckworth, Telly James, Darcey Johnson, Falen Johnson, Kevin Loring, Renae Morriseau, Jeremy Proulx, Michelle St. John, et Lisa C. Ravensbergen en Rita Joe.

En 1967, le dramaturge canadien George Ryga ouvrait la voie à la dramaturgie canadienne naissante avecThe Ecstasy of Rita Joe. Cette œuvre capitale, qui inaugurait en 1969 le Théâtre du Centre national des Arts, a braqué les projecteurs sur les Premières nations et sur les questions autochtones. Le tableau était direct, puissant et dénué de sentimentalité. Le théâtre canadien n’allait plus jamais être le même.

Rita Joe, une jeune membre des Premières nations, quitte sa réserve et se rend en ville pour chercher du travail et faire sa vie. Elle n’y trouve pourtant que racisme, pauvreté et obstacles. Elle est condamnée à errer dans ce monde pour lequel elle n’a pas été préparée, ne pouvant ni rentrer chez elle ni rester en ville, prisonnière d’un no man’s land où échouent des créatures invisibles comme elle. En 1969, une comédienne blanche – la remarquable Frances Hyland – a incarné le rôle de Rita Joe. Aujourd’hui, c’est l’artiste des Premières nations Lisa C. Ravensbergen qui interprétera ce rôle. Voilà qui a changé. Mais cette nouvelle mouture de la pièce exige que nous remettions en question les autres évolutions survenues depuis que la pièce a choqué les auditoires par sa candeur politique. La Compagnie de théâtre anglais du Centre national des Arts est ravie que le comédien August Schellenberg se joigne à la distribution. Il y a de cela presque 40 ans, M. Schellenberg avait joué le rôle de Jaimie Paul dans la production originale. Une coproduction de la Compagnie de théâtre anglais du Centre national des Arts et du Western Canada Theatre (Kamloops, C.-B.).

MOM’S THE WORD 2: UNHINGED

30 avril – 1er mai; 20 h (2 mai à 14 h et à 20 h)

Théâtre de la cour des Arts

Avec Alison Kelly, Robin Nichol, Jill Daum, Deborah Williams et Barbara Pollard

Après le succès international monstre récolté par leur pièce Mom’s the Word, qui portait un regard amusé… et plus qu’amusant sur la vie avec un bébé, les créatrices récidivent avec Mom’s the Word 2: Unhinged, une satire tout aussi mordante et exubérante. Les bébés ont grandi et leurs mères – Alison Kelly,Robin Nichol,Jill Daum,Barbara Pollard et Deborah Williams – ont, avec l’âge, élargi leur esprit. Dans cette nouvelle comédie, elles se lancent dans un délirant exposé des hauts et des bas de la vie avec un adolescent. Pot-pourri de sketches à crouler de rire et d’anecdotes croustillantes, agrémentés de quelques numéros musicaux dévergondés, la pièce divertit et charme par son mélange d’humour tordant, de vérités crues, d’accès de rage de la mi-quarantaine et de réflexions poignantes d’intensité – sur le cancer du sein, la façon de composer avec un ado toxicomane, ou la première visite avec sa fille dans le rayon des soutien-gorge. Une pièce criante de vérité. Nul besoin d’avoir un adolescent pour entrer dans le jeu; il suffit d’être passé par là un jour…

BIOBOXES

Des performances interactives de sept minutes

22, 23 et 24 avril (12 h – 14 h 15 et 17 h 30 – 19 h 45) 25 avril (13 h 30 – 15 h 45 et

18 h – 20 h 15)

Irving Greenberg Theatre Centre (GCTC)

1233, rue Wellington Ouest

Mise en scène de Maiko Bae Yamamoto et James Long

Avec Anita Rochon, Marco Soriano, Paul Ternes, Cindy Mochizuki, Donna Soares et Una Memisevic

Le spectacle BIOBOXES de la compagnie Theatre Replacement est un recueil de six prestations bilingues pour spectateur unique qui ont lieu dans le plus intime des théâtres – une boîte qui repose sur les épaules du comédien. Pendant chacune des représentations de sept minutes, un seul comédien partage une histoire vraie au sujet d’une personne réelle, avec un seul spectateur. Comédien et spectateur sont en face-à-face, suffisamment près l’un de l’autre pour entendre le cœur de l’autre battre, voire même sentir l’haleine de son vis-à-vis. Cette série éclectique de contes – créée par quelques-uns des artistes vancouvérois les plus audacieux et les plus divers sur le plan culturel – montre sans ambages à quel point le théâtre peut être interactif et personnel.

Une production de Theatre Replacement, présentée en collaboration avec la GCTC.

ASSEMBLY

24 – 25 avril à 20 h et 25 avril à 14 h

Centre national des Arts, salle Panorama

Mise en scène de Paul Ternes

Avec Katy Harris-McLeod, Andrew Laurenson, Billy Marchenski et Emelia Symington Fedy

Un hilarant séminaire de cheminement personnel vous plonge littéralement dans un autre monde. Voilà la proposition de Radix Theatre, qui s’amène avec sa pièce Assembly, couronnée de deux prix Jessie Richardson. Cette production porte sur la quête d’unité dans un monde de plus en plus divisé, et dévoile la clé de la plénitude au regard de la vie qui se désagrège autour de nous. Les quatre animateurs du séminaire échangent avec les spectateurs, posant des questions bizarres et recevant des réponses d’une franchise pour le moins déconcertante : « Qui, dans cette assemblée, prie? Qui ment? » Les réunions biscornues en petits groupes deviennent un cadre où alternent parodie goguenarde et drame absurde et où, ensemble, nous nous ouvrons à nos désirs les plus profonds et tentons de nous rappeler la raison d’être de l’interaction humaine. Radix Theatre présentera également sa pièce à succès de 2007, The Performance Art Trap, lors de SWARM, la soirée d’ouverture de la Scène CB, qui aura lieu le 21 avril.

RAGE (en français)

29 avril – 2 mai à 20 h

La Nouvelle Scène, 333, rue King-Edward

Texte de Michele Riml

Traduction de Sarah Migneron

Mise en scène de Joël Beddows

Avec Nathaly Charrette, Victor Andrés et Trelles Turgeon

Une confrontation élève-enseignant dégénère. Qu’est-ce qui a bien pu les en amener là? Faut-il blâmer les parents du jeune ou le système scolaire? Et jusqu’à quel point peut-on prendre à partie la société qui favorise l’apathie face à la violence? Dans Rage, une œuvre captivante de la dramaturge vancouvéroise Michele Riml, on pénètre dans le bureau de la conseillère en orientation. L’échange d’idées entre l’enseignante et l’élève cède le pas à la confrontation, puis aux menaces. Aucune solution ne semble tenable. D’abord montée en anglais par le Green Thumb Theatre, la très acclamée compagnie britanno-colombienne pour jeune public, Rage a été couronnée du prix Jessie Richardson 2005 pour la meilleure production. Le metteur en scène plusieurs fois primé Joël Beddows mène de main de maître cette première version française de la pièce. Une production du Théâtre la Catapulte coprésentée par la Scène CB.

LA VUE D’EN HAUT (en français)

22 – 25 avril à 20 h

La Nouvelle Scène, 333, rue King-Edward

Texte de James Long

Traduction de Philippe Ducros

Mise en scène de Craig Holzschuh

Avec Joey Lespérance, Rachel Robillard, Allen Morrison et Samantha Madely

La passion et la provocation règnent toujours en maître sur les scènes théâtrales francophones de la Colombie-Britannique. Situé au centre-ville de Vancouver, le Théâtre la Seizième est connu pour la qualité de ses tournées. La compagnie s’amène ce printemps à Ottawa avec une nouvelle adaptation du drame apocalyptique du dramaturge britanno-colombien James Long,La Vue d’en haut (The View from Above), dans une traduction de Philippe Ducros et une mise en scène de Craig Holzschuh. Cette satire politique et environnementale percutante met en scène deux des préoccupations notoires de Vancouver – les intempéries et le sans-abrisme. Avec ses pluies diluviennes et une famille sur le point de sombrer dans le désespoir, cette pièce s’approche dangereusement de la vérité. Une production du Théâtre la Seizième, coprésentée par la Scène CB et le Théâtre la Catapulte.

HEADLINES THEATRE: 2° of fear and desire

22 avril à 20 h

Club SAW, 67, rue Nicholas

Avec David Diamond

Le réchauffement climatique est-il réellement un enjeu? Là n’est plus la question. Il faut maintenant se demander ce que nous faisons pour cette cause. Acclamé pour son théâtre de création collaboratif, Headlines Theatre s’est donné comme mandat de conscientiser le public sur des questions d’actualité et, à cet effet, propose une série d’événements populaires sur le réchauffement climatique. Ces ateliers grand public, intitulés 2° of fear and desire, sont en réalité une enquête théâtrale sur le changement climatique – sans pièce, sans comédien et sans texte. Voilà du théâtre sans filet. L’événement a remporté un franc succès lorsqu’il a été présenté pendant treize jours à Vancouver en 2007, ainsi qu’au One Yellow Rabbit High Performance Rodeo à Calgary. Nul doute, cette compagnie novatrice nous force à remettre en question des enjeux importants qui nous concernent tous. Une production de Headlines Theatre.

DANSE

Une première mondiale, de la danse fusion asiatique et

de la chorégraphie visionnaire sur une « petite scène »

Ne manquez la toute nouvelle création de Crystal Pite et de sa compagnie Kidd Pivot (24 et 25 avril, Théâtre du CNA, 19 h 30). Crystal Pite est une véritable sensation du monde de la danse. Établie à Vancouver, cette danseuse-chorégraphe primée est en grande demande, créant des œuvres pour le Ballett Frankfurt, le Nederlands Dans Theater 1, les Ballets jazz de Montréal (bjm_danse), Ballet British Columbia, Alberta Ballet, Dance Victoria, Cedar Lake Contemporary Ballet, ainsi que pour des danseurs indépendants. Son œuvre est le fruit d’un réjouissant mariage de musiques, de textes et de conceptions visuelles inédits, d’un esprit vif et d’une inventivité hors du commun. Le style particulier de Pite allie des éléments classiques, la complexité et la liberté de l’improvisation structurée et une forte sensibilité théâtrale. Mais chez Pite, c’est la physicalité qui triomphe. Ses manœuvres cinétiques dévoilent aux spectateurs des mondes entiers. Ses évocations physiques sont caractérisées par « la complexité, la délicatesse, l’articulation, la liberté et un corps expansif. Elle lève le voile sur son pays intérieur, glorieux et survolté. » (Philip Szporer). La brillante compagnie de Crystal Pite, Kidd Pivot, crée des œuvres de performance qui sont assemblées avec autant de témérité que de rigueur, trouvant le point d’équilibre entre, d’un côté, la précision parfaite et de l’autre, l’irrévérence et le risque. Crystal Pite, artiste associée de la Danse au Centre national des Arts, a présenté au CNA en 2007 sa chorégraphie Lost Action, qui a remporté un énorme succès auprès du public et des critiques partout au Canada. Elle a volé la vedette au Gala 2008 des Prix du Gouverneur général pour les arts de la scène, et ses prestations de Decembering and Fault ont été le clou de l’édition 2008 du Festival Danse Canada. Les festivaliers de la Scène CB auront l’occasion de voir sa nouvelle œuvre, fort attendue, laquelle sera par la suite présentée aux Jeux olympiques d’hiver de 2010 à Vancouver. Crystal Pite a reçu le Prix du mentorat 2008 décerné dans le cadre des Prix du Gouverneur général pour les arts de la scène. Une présentation du Département de la Danse du CNA.

Au moyen d’une direction artistique d’une grande précision, le danseur-chorégraphe sino-canadien Wen Wei Wang, lauréat du Prix Rio Tinto-Alcan 2009 en danse, allie harmonieusement danse chinoise classique, ballet traditionnel et chorégraphie contemporaine. Ce mélange de styles a donné lieu à une œuvre incroyable au langage dépouillé, évocateur, avant-gardiste et très inventif. Cock-Pit (30 avril-2 mai, Studio du CNA, 20 h) se veut le reflet des propres expériences du danseur-chorégraphe en Chine, où il a partagé pendant plus de cinq ans une chambrette avec cinq autres garçons également inscrits à l’école de danse qu’il fréquentait. Cette œuvre pour une danseuse et cinq danseurs a recours au mouvement, au dialogue et au chant pour aborder la violence, les insécurités masculines et les liens affectifs entre hommes. La structure narrative épurée met en scène les relations alambiquées des personnages et met à nu, au moyen du mouvement, la complexité de la proximité physique. Les cinq danseurs sont confinés à une pièce sans entrée ni sortie; ils y demeurent pendant l’ensemble du spectacle. Ils n’ont droit à aucune solitude, sauf lorsqu’ils se réfugient dans leur imaginaire. Ils sont psychologiquement isolés, mais inéluctablement ensemble. Chacun est vulnérable, susceptible et, par conséquent, affaibli. La danseuse, elle, entre et sort de scène, comme si elle n’avait été qu’imaginée; elle est à la fois archétype de la mère et symbole de sexualité. Pour cette nouvelle création de danse prometteuse, Wen Wei Wang collabore à nouveau avec le compositeur Giorgio Magnanensi et le concepteur d’éclairages James Proudfoot. Une présentation du Département de la Danse du CNA.

De l’extraordinaire danse contemporaine, une intime salle cabaret et une scène ridiculement petite : vous êtes bel et bien à Dances for a Small Stage® (30 avril -1er mai, Quatrième Salle du CNA, 21 h 30). Coproductrices de MovEnt, Day Helesic et Julie-anne Saroyan présentent leur formidable événement vancouvérois à la Scène Colombie-Britannique pour nous faire découvrir une vision résolument personnelle et originale du milieu de la danse de la côte Ouest. Huit chorégraphes visionnaires s’amènent sur la « petite scène » pour offrir des prestations uniques. Directeur artistique de Co. Vision Selective et codirecteur artistique de la réputée compagnie The Holy Body Tattoo, Noam Gagnon interprétera sa création Unfold me, chorégraphie empreinte de passion et de vulnérabilité. Coproductrice artistique et chorégraphe principale de MovEnt, Day Helesic interprétera Before I Sleep, qui raconte l’histoire d’une femme terrassée par une peur qui l’empêche de dormir. Directrice artistique de the response, Amber Funk Barton livrera un solo qui amalgame audacieusement le hip-hop, le ballet et la danse contemporaine. Danseur hyperkinétique âgé de 23 ans, Shay Kuebler a été propulsé sur la scène vancouvéroise de la danse en 2006. Il dégage une énergie si contagieuse que le public n’a qu’une seule envie : se lever et danser avec lui. Alvin Erasga Tolentino, de Co. Erasga, est connu pour ses dynamiques œuvres hybrides qui explorent la culture asiatique et les enjeux identitaires de la société contemporaine occidentale. Cori Caulfield, de Coriograph Theatre, est réputée pour son mouvement précis et sa forme sculpturale. Elle interprétera sa nouvelle création, Aureole. Codirecteur artistique de Moving Dragon, Chengxin Wei interprétera sa nouvelle chorégraphie dans laquelle il aborde les traditions asiatiques et le mouvement contemporain occidental. Directrice artistique de Tara Cheyenne Performance, Tara Cheyenne Friedenberg est réputée pour ses hilarantes créations de danse-théâtre qui s’articulent autour d’un personnage. Elle présentera Melissa: your new youth leader, œuvre d’une exubérance débridée. Chengxin Wei a reçu la Bourse-prestige David Leighton pour les arts 2009.

Les réputés musiciens de l’Orchid Ensemble unissent leur talent aux membres de Moving Dragon, Chengxin Wei (chorégraphe et danseur) et Jessica Jone (danseuse), afin de présenter Triaspora (28 avril, Studio du CNA, 20 h), un spectacle alliant sublimement la danse, la musique et l’art multimédia. S’inspirant de véritables histoires tirées d’entrevues personnelles et d’archives, l’œuvre aborde le thème de l’immigration des Chinois au Canada au moyen d’une chorégraphie magnifique, d’une instrumentation éclectique et virtuose et d’art multimédia étonnant. Amalgamant les traditions asiatiques à l’expression contemporaine, ces remarquables artistes créent un mélange grisant de style, de mouvement et de son. Moving Dragon ponctue la danse contemporaine de la pensée et du mouvement chinois. L’Orchid Ensemble interprétera des œuvres créées par les compositeurs britanno-colombiens Jin Zhang, Mark Armanini et Ya-wen Wang avec des instruments de musique traditionnels chinois et des percussions occidentales. Les artistes en arts médiatiques Kenneth Newby et Aleksandra Dulic animeront l’espace avec une exposition interactive multimédia. Chengxin Wei a reçu la Bourse-prestige David Leighton pour les arts 2009. Présenté en collaboration avec l’Ottawa Asian Heritage Month Society.

LITTÉRATURE

De Generation X à Cellist of Sarajevo,

nous vous offrons une licence poétique pour pouvoir profiter de tout

Parmi les artistes incontournables appartenant au volet littéraire de la Scène CB, mentionnons : Douglas Coupland et Patrick Lane, deux écrivains des plus primés et provocateurs de la Colombie-Britannique; Shane Koyczan et Kinnie Starr, des artistes de spoken word qui redéfinissent la poésie telle que nous la connaissons; ainsi que le nouvelliste à succès Steven Galloway, auteur du roman The Cellist of Sarajevo.

Une soirée avec Douglas Coupland

Quatrième Salle du CNA, 19 h 30, 28 avril, Billets : 20 $ à la Billetterie du CNA, par téléphone au 613.755.1111 ou en ligne à scenecb.ca

Ne manquez pas cette occasion unique de voir l’artiste, écrivain et vedette du milieu littéraire Douglas Coupland s’entretenir avec Laurie Brown, animatrice de CBC Radio (The Signal). Coupland a fait une entrée fracassante sur la scène mondiale en 1991 avec son roman intitulé Generation X: Tales for an Accelerated Culture et ses néologismes désormais célèbres, « McJob » et « Génération X », le propulsant illico au rang de gourou de la culture populaire. Véritable esprit universel, Coupland a publié douze romans et plusieurs titres de non-fiction, en plus d’écrire et de jouer pour la Royal Shakespeare Company, en Angleterre. Il a fait des études d’art et de design au Canada, en Italie et au Japon. En 2001, il a relancé sa carrière d’artiste visuel et ses œuvres ont été exposées en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. En 2006, il a signé pour la première fois un scénario de film, Everything’s Gone Green. Depuis lors, on peut lire son interprétation visionnaire de la culture populaire dans un blogue du New York Times, et son roman jPod a été porté au petit écran et diffusé par la CBC. Son nouveau roman s’intitule The Gum Thief.

Kinnie Starr / Tons of Fun University

Quatrième Salle du CNA, 20 h, 23 avril, Billets : 12 $ à la Billetterie du CNA, par téléphone au 613.755.1111 ou en ligne à scenecb.ca

Brouillant les frontières entre la poésie et la musique, Shane Koyczan, C.R. Avery, Mike McGee et Kinnie Starr jettent un regard tout nouveau sur la poésie. Vous pensez vraiment connaître la poésie? Un instant! Oubliez les vers appris sur les bancs de l’école : il est temps de vous inscrire à l’université, et précisément à la Tons of Fun University (alias T.O.F.U.). Les contributions collectives de ce trio, composé de Shane Koyczan, C.R. Avery et Mike McGee, atteignent le sommet de l’art de la poésie scénique. Chaque membre sait aussi brasser la scène slam lors de tournées solo. Des rimes à cadence rapide, de la musique enlevante et un enthousiasme infectieux : voilà ce qui caractérise ce trio débridé, qui confère à la poésie le côté branché qu’il lui manquait. Prête à prendre d’assaut leur spectacle gonflé à la testostérone, la MC-chanteuse-poète-compositrice-beatnik Kinnie Starr nous arrive avec son propre style de spoken word, teinté de hip-hop, de punk et de rock alternatif et décrit comme du « hip-hop agro groove ». Cette artiste pluridisciplinaire, nommée aux prix Juno, a dévoilé son immense talent un bon soir à New York, durant une soirée à micro ouvert où l’auditoire enthousiaste l’a rappelée à trois reprises. Depuis ce jour, elle a enregistré de nombreux albums (dont un rappant en anglais, en espagnol et en français), elle s’est produite avec le Cirque du Soleil, elle a participé à la tournée Lilith Fair de 1997 et ses chansons ont font partie des trames sonores de la série télévisée The L Word et du film Thirteen. T.O.F.U. et Kinnie Starr ensemble sur scène = une soirée carrément déridante.

Cabaret Littéraire avec Steven Galloway, Anosh Irani, Shane Koyczan et Shaena Lambert, ainsi que la musique de Sal Ferreras et Poetic License

Quatrième Salle du CNA, 20 h, 24 avril, Billets : 12 $ à la Billetterie du CNA, par téléphone au 613.755.1111 ou en ligne à scenecb.ca

Créé par Alma Lee, directrice fondatrice du Vancouver International Writers and Readers Festival, Literary Cabaret est un délicieux mélange de littérature et de musique qui met à l’avant-plan quelques-uns des meilleurs auteurs de la Colombie-Britannique, le tout animé par Sal Ferreras et son groupe Poetic License. Sur scène : le dramaturge et nouvelliste Anosh Irani, la romancière et nouvelliste Shaena Lambert, Steven Galloway, auteur du roman The Cellist of Sarajevo, et Shane Koyczan, écrivain, poète et l’une des plus importantes figures mondiales du spoken word. Une soirée qui réunit de grands auteurs et de la musique sensas!

Soirée de poésie avec Robert Bringhurst, Lorna Crozier, Patrick Lane etEvelyn Lau, animée par Alma Lee.

St. Brigid’s Centre for the Arts and Humanities, 314, rue St. Patrick, 20 h, 30 avril, Billets : 12 $ à la Billetterie du CNA, par téléphone au 613.755.1111, en ligne à scenecb.ca ou par l’entremise du Writers Festival ou à la porte (1 heure avant la représentation).

Le jeudi 30 avril, la poésie à l’état pur sera à l’honneur lors d’une soirée organisée en partenariat avec l’Ottawa International Writers Festival. Alma Lee, fondatrice du Vancouver International Writers and Readers Festival, vous invite à une soirée de poésie incroyable qui vous chavirera. Quatre des plus grands poètes canadiens de la C.-B. vous amèneront là où vous ne pensiez pas que les mots pouvaient vous transporter. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, Patrick Lane a été nommé « meilleur poète de sa génération » par de nombreux critiques et chroniqueurs. Sa partenaire, Lorna Crozier, autre célébrité du milieu littéraire en C.-B., a reçu en 1992, un Prix littéraire du Gouverneur général, catégorie poésie, et a publié quatorze recueils de poésie. Selon Margaret Laurence, « une poète comme Crozier mérite toute notre gratitude ». Evelyn Lau a fait la manchette avec son autobiographie Runaway: Diary of a Street Kid, parue alors qu’elle n’avait que 18 ans. Depuis, elle a publié huit autres ouvrages, y compris de nombreux recueils de poésie, a été mise en nomination pour un Prix du Gouverneur général. Robert Bringhurst a publié quinze recueils de poésie, douze recueils de poèmes en prose et traduit quatre ouvrages de l’haïda vers l’anglais. Il a reçu une nomination aux Prix du Gouverneur général et au Griffin Poetry Prize pour son œuvre. Événement présenté en collaboration avec l’Ottawa International Writers Festival www.writersfestival.org

DÉVELOPPEMENT DURABLE

« L’artiste est la voix du peuple. » — Alice Walker

Parmi les moments marquants du volet durable de la Scène CB, mentionnons : le forum

Point des arts animé par Leurs Excellences la très honorable Michaëlle Jean, gouverneure générale du Canada, et M. Jean-Daniel Lafond, ainsi qu’une pièce de théâtre interactive intitulée 2° of fear and desire, mise en scène par David Diamond de la Headlines Theatre Company, dans laquelle le public est la réponse à la question suivante : « que fait-on maintenant pour le réchauffement de la planète? »

Le grand art – toutes disciplines confondues – est l’âme d’une société. Pas d’art, pas d’âme, pas de société. L’art et ses créateurs nous offrent une façon de voir la vie autrement. Ils permettent de confronter des enjeux communs à tous et nous aident à mieux comprendre comment l’art contribue au dialogue et permet d’améliorer le monde dans lequel nous vivons... comment l’art édifie une société durable.

À la Scène CB, nous avons longuement réfléchi à cette question et nous avons organisé quelques rencontres pour vous inviter à y penser, vous aussi. La raison d’être de cette initiative est l’art lui-même. La diversité culturelle, le changement social, la responsabilité (ou l’irresponsabilité) environnementale, autant de thèmes qui émergent des arts visuels et médiatiques, du théâtre, de la plume et de la musique de nombreux artistes britanno-colombiens, dont plusieurs cherchent activement à susciter dialogues et débats publics.

« Les arts et la culture font partie intégrante de la vie « durable » en Colombie-Britannique – ils sont le cœur et l’âme des gens de la côte Ouest. La Scène CB est l’occasion de faire découvrir leur identité au reste du Canada », ont déclaré Fei et Milton Wong, présidents d’honneur du B.C. Strategy Council.

Le Point des arts

Le Salon du CNA, 19 h à 21 h, 20 avril, entrée gratuite, RSVP avant le 16 avril 2009 à conference@gg.ca

En contrepoint à chaque cérémonie honorant les réalisations des artistes canadiens, Rideau Hall organise un forum intitulé Le Point des arts. Cette initiative mise sur pied par Son Excellence Jean-Daniel Lafond s’avère une occasion de réunir des artistes, des administrateurs, des universitaires et des membres du grand public pour discuter de questions entourant la place de la culture dans la société. Leurs Excellences, la très honorable Michaëlle Jean, gouverneure générale du Canada, et M. Jean-Daniel Lafond sont heureux de vous inviter au Point des arts qui portera sur la question suivante : Comment les arts soutiennent-ils nos collectivités?

MODÉRATEUR : Hank Bull

CONFÉRENCIERS : Robert Clark, chef exécutif du C Restaurant; David Diamond, Headlines Theatre Company; Craig Holzschuh, directeur artistique et général, Théâtre la Seizième; Michael Nicoll Yahgulanaas, auteur et artiste; Maiko Bae Yamamoto, directrice artistique, Theatre Replacement.

Headlines Theatre :2º of fear and desire

Club Saw, 67, rue Nicholas, 20 h, 22 avril, libre contribution

Le temps où on remettait en question l’existence même du réchauffement de la planète est bien révolu. La véritable question est maintenant : « Que fait-on? » Headlines Theatre, acclamé pour son théâtre de création collaboratif qui vise à conscientiser le public sur des questions d’actualité, a créé une série d’événements communautaires sur le réchauffement planétaire. Ces ateliers publics, ayant pour titre 2˚ of fear and desire, proposent une interrogation théâtrale sur cette question environnementale... sans pièce, sans comédien et sans texte. Voici du théâtre... sans filet.

Que reste-t-il dans les profondeurs bleutées?

Robert Clark / Michael Blackie Démonstration et dégustation culinaire

Le Salon au CNA, 19 h, 23 avril, Billets : 60 $ à la Billetterie du CNA, par téléphone au 613.755.1111 ou en ligne à scenecb.ca

Joignez-vous à Robert Clark, chef exécutif du C Restaurant, établissement primé de Vancouver, qui vous entretiendra sur la gastronomie, les bons poissons et l’alimentation responsable, particulièrement en ce qui a trait aux produits de la mer. Le chef Clark et le Michael Blackie, chef principal du CNA, animeront une dégustation de plats, accompagnés de vins de la Colombie-Britannique.

La Vue d’en haut

La Nouvelle Scène, 333, rue King-Edward, 22 – 25 avril, Billets : 26,50 $ + à la Billetterie de La Nouvelle Scène

La production du Théâtre la Seizième du drame apocalyptique de James Long est une satire politique et environnementale percutante qui met en scène deux des fléaux de Vancouver – les intempéries et le sans-abrisme. Avec ses pluies diluviennes et une famille sur le point de sombrer dans le désespoir, cette pièce s’approche dangereusement de la vérité.

Écran Vert

Club SAW, 67, rue Nicholas, 20 h, Entrée libre

En collaboration avec l’Office national du film du Canada, la Scène CB présente un long métrage de Murray Siple intitulé Carts of Darkness. Ce documentaire porte sur des sans-abris qui ont transformé l’ennuyeuse activité qu’est la collecte de bouteilles vides, leur principale source de revenus, en sport extrême – la course de chariots d’épicerie. Également au programme, un court métrage de Kamala Todd, Indigenous Plant Diva, suit Cease Wyss qui dévoile les remarquables pouvoirs de guérison des plantes que l’on trouve au centre-ville de Vancouver.

Flight of the Hummingbird: A Parable for the Environment

École secondaire Canterbury, 900 Canterbury, 13 h, 22 avril, Réservé aux élèves de l’école secondaire Canterbury

Michael Nicoll Yahgulanaas parlera de son beau livre, Flight of the Hummingbird, un hymne émouvant à la nature. Il discutera avec les élèves des petites choses que chacun peut faire pour changer le monde. Yahgulanaas puise dans le riche répertoire de contes haïdas des histoires qu’il transforme en œuvres d’art à la fois contemporaines, accessibles et pertinentes. Les questions sociales et environnementales jouent un grand rôle dans l’œuvre de cet homme qui croit passionnément au pouvoir que recèlent les petits gestes.

SWARM

Oui, ça bourdonne! Et c’est à vous de découvrir pourquoi!

21 avril – Un soir seulement

SWARM – [essaim] – nom. 1. Groupe d’abeilles qui quittent une ruche, accompagné d’une reine, pour s’installer ailleurs et créer une autre colonie. 2. Groupe, ensemble nombreux de choses ou de personnes qui se déplacent.

La Scène CB démarre en trombe avec SWARM, une fête multimédia unique et en mouvement qui réunit des installations, du théâtre interactif, de la performance artistique et une dégustation de vin. SWARM vous fera vivre un voyage incroyable et découvrir des artistes en arts visuels et de performance de la Colombie-Britannique. Regroupant onze expositions et plus de 60 artistes, l’événement se déroulera le mardi 21 avril, de 18 h aux petites heures du matin. L’entrée à toutes les activités est gratuite!

À l’image de son édition annuelle vancouvéroise, gargantuesque fête artistique ponctuée d’une tournée de galeries, SWARM participe à la Scène CB, pour nous ouvrir les portes des centres d’artistes autogérés, des organismes culturels et des galeries d’ici afin de mettre en valeur le dynamisme et la diversité du milieu artistique à Vancouver.

La fête commence à 18 h. Marchez, courez, enfourchez votre vélo ou prenez la navette (gratuit) au départ du CNA et visitez huit expositions : Axenéo7/Daïmõn, la Banque d’œuvres d’art du Conseil des Arts du Canada (Mezzanine du CNA), la Galerie d’art de l’hôtel de ville (Ottawa), le MCPC du Musée des beaux-arts du Canada, la Galerie 101, le Musée des beaux-arts du Canada, la Galerie d’art d’Ottawa et la Galerie Saw. Venez vivre l’art, rencontrer des gens, prendre un verre, reprendre votre place dans la navette et visitez la prochaine exposition. La navette SWARM sera en fonction de 18 h à 21 h. La tournée des galeries se terminera au CNA avec le party d’ouverture de SWARM — une unique soirée réunissant du théâtre interactif éclairant créé par Theatre Replacement et Radix Theatre, DJ Timothy Wisdom qui mixera les tubes les plus branchés de la scène de musique indépendante vancouvéroise, des installations d’art public extérieures et intérieures créées par les artistes haïdas Marianne Nicolson, Michael Nicoll Yahgulanaas et HJim Hart, une dégustation de vins de la C.-B. ainsi qu’une spectaculaire performance Rebecca Belmore, artiste des Premières nations.

Il y aura aussi un party de clôture à la Galerie SAW, question de permettre à cette nouvelle colonie d’amoureux des arts, née de l’expérience incomparable qu’est SWARM, de bourdonner de plaisir jusqu’aux petites heures de matin! L’entrée est libre au party d’ouverture de SWARM.

Le party SWARM réunit les prestations suivantes :

À la fois performance et jeu de société, WeeTubeest une œuvre de performance et une installation in situ créée par Theatre Replacement qui s’adresse à un petit public. Les performeurs regardent des vidéos sur YouTube avec les spectateurs et interprètent ensuite les commentaires affichés sur le site en se mettant en scène, notamment en préparant et en servant des biscuits et du mais soufflé pour micro-ondes, en buvant une bière ou en ouvrant des cadeaux. Le public est libre d’entrer et de sortir à sa guise durant cette pièce de deux à trois heures.

The Performance Art Trap de Radix Theatre est une expérience théâtrale visuellement étonnante et totalement unique, intime et stimulante. Les pièges sont conçus avec des boîtes en carton géantes faites sur mesure et à l’intérieur se trouve le performeur, en l’occurrence « l’appât ». Ce théâtre « un-contre-un » en boîtes représente une métaphore des pièges que nous tendent la vie professionnelle, l’amour, la célébrité et la mort.

Initialement créée pour Hive 2 dans le cadre du Magnetic North Theatre Festival de Vancouver (2008), Victorious est la réponse de Rebecca Belmore aux excuses officielles présentées par le premier ministre Stephen Harper aux anciens élèves des pensionnats indiens. Projetant en arrière-plan une vidéo de d’images d’abeilles, Belmore sculpte sur un modèle vivant, assis sur une chaise de jardin, en utilisant du ruban-cache, du papier journal et du miel. Belmore retravaille une image de la reine Victoria pour en faire une « souveraine » des Premières nations. Telle une artiste au service de la reine, Belmore crée une reine indienne – majestueuse et puissante – avec des matériaux de la vie quotidienne.

Le magnifique mât totémique du réputé sculpteur haïda Jim Hart raconte l’histoire de Bear Mother (l’ourse) et ses enfants jumeaux. Sculpté dans un tronc de cèdre rouge vieux 400 ans, le mât représente l’ourse et sa relation avec ses jumeaux, l’un qui a la forme d’un humain et l’autre qui a celle d’un ourson. Dans le ventre se trouve une ouverture qui symbolise les entrailles.

Avec Pedal to the Meddle, l’artiste Michael Nicoll Yahgulanaas explore les relations entre les cultures autochtones et colonisatrices et défend de façon convaincante ses convictions sur la « tradition de l’innovation » et comment les peuples autochtones qui participent à l’expérience canadienne ne sont pas des colonisés mais bien des forces vives et complexes.

Organisé par la PAARC, Pacific Association of Artist Run Centres, SWARM est un événement annuel parmi les plus courus à Vancouver. Les centres d’artistes autogérés sont des organismes sans but lucratif – créés pour les artistes et dirigés par les artistes – dont la mission est d’encourager les pratiques artistiques nouvelles et novatrices. Habituellement, les centres organisent des expositions d’art contemporain en parallèle avec les grandes institutions publiques et les galeries privées et commerciales. Ils constituent une alternative aux artistes qui souhaitent être représentés autrement. La plupart des artistes, des conservateurs et des praticiens les plus connus au Canada et de renommée internationale qui œuvrent en art contemporain sont issus du mouvement des centres d’artistes autogérés.

ARTS CULINAIRES

Ô les délicieux petits plats… et le vin divin, bien sûr!

Parmi les incontournables du volet culinaire de la Scène CB, mentionnons : Melissa Craig du Bearfoot Bistro à Whistler et Robert Clark du C Restaurant, deux des chefs les plus novateurs et intéressants de la Colombie-Britannique. Leur passion pour la gastronomie vous inspirera et leur cuisine réjouira vos papilles.

Que reste-t-il dans les profondeurs bleutées?

Robert Clark / Michael Blackie Démonstration et dégustation culinaire

Le Salon du CNA, 19 h, 23 avril, Billets : 60 $ à la Billetterie du CNA, par téléphone au 613.755.1111 ou en ligne à scenecb.ca

Venez entendre Robert Clark, chef exécutif du C Restaurant, établissement primé de Vancouver, parler de gastronomie, des bons poissons et de l’alimentation responsable, particulièrement en ce qui a trait aux produits de la mer. Le chef Clark, résume en peu de mots sa vision du métier : « Le travail d’un chef cuisinier ne consiste pas seulement à servir des mets délicieux, mais aussi à encourager son personnel et ses clients à privilégier les aliments issus de méthodes de production durables. » Pour lui, un chef doit prendre des décisions éclairées. Le chef Clark et le réputé Michael Blackie, nouveau chef principal du CNA, dévoileront leurs secrets culinaires et leur philosophie dans le cadre d’une démonstration gastronomique. Suivra une dégustation de plats inspirés des menus du C Restaurant, accompagnés de vins de la C.-B.

Une soirée gourmande avec la chef de l’année du Canada, Melissa Craig

salle Panorama du CNA, 18 h 30, 29 avril, Billets : 125 $ à la Billetterie du CNA, par téléphone au 613.755.1111 ou en ligne à scenecb.ca

Melissa Craig, chef exécutive primée du Bearfoot Bistro, à Whistler, est une perle rare dans un domaine qui a de tout temps été la chasse gardée des hommes. Nous sommes ravis de l’accueillir au CNA pour ce qui sera assurément un événement culinaire hors du commun. Médaillée d’or aux Championnats culinaires canadiens 2008, Melissa Craig concoctera un somptueux repas cinq services, avec un accord de grands vins de la Colombie-Britannique. Sa « cuisine canadienne contemporaine » marie habilement les ingrédients de la côte Ouest et de l’étranger, privilégie une présentation immaculée et témoigne d’un art passionné, tout en simplicité. Une soirée incontournable pour les amateurs de bonne chère et de bons vins.

Dégustation de vins de la C.-B.

Play Food & Wine, 1, rue York, 19 H, 22 avril, Billets : 60 $ en vente à Play Food & Wine ou par téléphone au 613.667.9207

Une sortie dans le Marché, ça vous dirait? Joignez-vous à la Scène CB, à Stephen Beckta et à Vincor pour une délectable dégustation de vins au nouveau restaurant branché de Beckta, Play Food & Wine. Animée par un sommelier d’expérience, cette soirée vous permettra d’améliorer vos connaissances, de découvrir quelques-uns des meilleurs vins britanno-colombiens et de déguster des canapés préparés dans les cuisines de Play Food & Wine. La Colombie-Britannique est une région vinicole petite, soit, mais qui produit d’excellents vins. Certains grands vignobles du monde produisent davantage de vin que l’ensemble de la production vinicole de la province, mais les vignerons britanno-colombiens estiment que les vins qu’ils produisent à petite échelle leur permettent de mieux exploiter les richesses du sol. La Colombie-Britannique est également un jeune joueur dans l’industrie vinicole, ce qui signifie qu’elle peut tirer profit des pratiques exemplaires adoptées ailleurs et attirer des vignerons d’expérience de partout dans le monde. Cette région se trouve également à la limite septentrionale des zones pouvant soutenir la culture des vignes et la production du vin, ce qui, selon certains, rehausse la qualité du raisin puisque les vignes peinent à produire des fruits mûrs à l’intérieur d’une courte saison, et concentre les saveurs et les sucres. Voilà une formidable occasion de découvrir plusieurs grands vins de la Colombie-Britannique, produits par des vignobles tels Osoyoos Larose, Nk’Mip, See Ya Later Ranch et Sumac Ridge.

Menu de la Scène CB - Le Café

Le Café au CNA, 21 avril - 3 mai, réservations au 613.594.5127

Pendant toute la durée du festival, le restaurant primé du Centre national des Arts, Le Café, présentera un menu spécial mettant en vedette la gastronomie de la Colombie-Britannique. Les plus grands chefs de la province y dévoileront les secrets de leurs plats les plus réputés, mettant également à l’honneur les produits régionaux du terroir. Laissez-vous tenter par une escapade gastronomique au CNA et découvrez l’immense talent des chefs et des artisans britanno-colombiens de l’heure.

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