Le Cinéma Parallèle présente sa rentrée culturelle

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Pour sa rentrée culturelle, le Cinéma Parallèle d'Ex-Centris propose 3 titres en primeur (Nestor et les oubliés de Benoit Pilon, Nuit Noire, 17 octobre 1961 de Alain Tasma et Le Journal de Knud Rasmussen de Zacharias Kunuk et Norman Cohn), plus une soirée expérimentale en présence de l’artiste britannique Guy Sherwin et un programme de courts, À court d’amour, qui met particulièrement en vedette la série Nous sommes tous les jours de Lyne Charlebois.

Nuit noire, 17 octobre 1961 du cinéaste Alain Tasma est une page d’histoire marquante et cachée de l’histoire récente de la France. Automne 1961, la guerre d’Algérie a franchi la Méditérranée. L’affrontement entre FLN (Front de libération nationale) et forces de police fait de nombreux morts des deux côtés. Un climat de guerre règne sur Paris. La préfecture de police décrète le couvre-feu pour les FMA (Français musulmans d’Algérie). La direction du FLN, pour protester contre cette mesure, organise une manifestation dans les rues de la capitale. Celle-ci se déroule dans la soirée du 17 octobre et elle donne lieu à une répression sanglante. Présenté dès le 1er septembre en version originale française.

Nestor et les oubliés, dernier film de Benoit Pilon (Roger Toupin, épicier variété), trace le portrait de Louis-Joseph Hébert, alias Nestor. Orphelin de la période de Duplessis au charisme indéniable et au verbe imagé, Nestor fascine par son allure de vieux motard excentrique, par son amour des gens et de la vie, et surtout par la force de son instinct de survie. Nestor est un combattant, un survivant attachant qui impose le respect. Aujourd’hui, il supporte ses compagnons de l’orphelinat d’Huberdeau dans leur lutte pour regagner leur dignité perdue. Un combat de David contre Goliath où rires, larmes et fraternité, s’entremêlent quotidiennement. Présenté dès le 8 septembre en version originale française avec sous-titres anglais.

Après Atanarjuat, l’homme rapide qui se méritait la Caméra d’or à Cannes en 2001, Zacharias Kunuk et Norman Cohn nous offre Le Journal de Knud Rasmussen. Janvier 1922. Poussé par les forces vives d’un nouveau siècle qui font pression sur tout, l’explorateur et scientifique danois Knud Rasmussen visite le campement isolé du grand chaman d’Iglulik, Aua. Pour Rasmussen et son protégé, le jeune anthropologue Therkel Mathiassen, l’arrivée au campement familial d’Aua ressemble à l’arrivée au paradis. Mais les Danois ne se rendent pas compte alors que cette forteresse temporaire de beauté et de tranquillité se trouve cernée déjà par le rouleau compresseur du XXe siècle et que les Inuits se retrouvent à une frontière, un tournant de leur histoire. Avec : Palak Innushuk, Jens Jorn Spottag, Natar Ungalaaq, Leah Angutimarik, Kim Bodnia. Présenté dès le 29 septembre en version originale en inuktitut et danois, sous-titrée en français.
Locomotion Films présente À Court d’amour

À Court d’amour est un programme savoureux concocté par Locomotion Films et le Cinéma Parallèle. Au menu : la série Nous sommes tous les jours, dernier opus de la photographe, réalisatrice Lyne Charlebois (Nos étés). Inspirée des sept jours de la semaine, cette série est une variation sur un thème éternel : l’Amour. Sept jours, sept films, sept façons de décliner le verbe aimer. Avec : Anne-Marie-Cadieux, Sylvie Drapeau, Patrick Goyette, Christian Bégin, Benoit Gouin et plusieurs autres. Également au programme, deux courts métrages : THE FIRST DAY OF MY LIFE du cinéaste David Uloth, récipiendaire de nombreux prix internationaux, et L’ANNULAIRE (GAUCHE), de Martin Talbot. Ce programme est présenté du 6 au 12 octobre en version originale française.

Guy Sherwin (1975–2003) Short Film Series/Animal Studies/Prelude/Messages

LE COLLECTIF DOUBLE NÉGATIF présente une sélection de films 16 mm du cinéaste britannique GUY SHERWIN. Personnage-clé du cinéma expérimental britannique depuis plus de trois décennies, Guy Sherwin continue à réaliser des films qui offrent les aperçus d’un univers poétique d’une grande beauté en articulant les éléments essentiels du cinéma : le mouvement de la lumière dans le temps. Ce programme est présenté en collaboration avec le British Council. Programme de 75 minutes, sans dialogue, présenté le jeudi 21 septembre. En présence du réalisateur à la séance de 21h.

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