Le Bal en Blanc, une tradition mise à mal…

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C’est en sortant du Bal en Blanc que la réalité vous frappe de plein fouet. On vous dévisage dans la rue (normal, le blanc n’est tellement pas une couleur IN de nos jours). Vous rentrez chez vous, des crampes dans les jambes, les paupières qui s’écroulent, mais vous avez tout de même la curiosité de regarder ce qui se dit sur l’un des plus gros événements montréalais rassemblant les passionnés de musique électronique.

Et le constat est décevant, tout comme chaque événement relié aux afters et autres soirées interminables à Montréal. Les photos choisies sont des plus douteuses; les propos font référence avant tout aux problèmes (ou absences de problèmes) reliés à la prise de stupéfiant; et ce, sur un ton moralisateur qui fait frémir les boomers, indigne les parents et divise une jeunesse en mal d’expériences.

En gros, le raveur stéréotypé (soient les 15 000 personnes présentes dimanche dernier au Bal en Blanc) peut être défini de la sorte :

- Un être qui se lève le matin avec de la musique techno en guise de réveil
- Un être qui ne sait pas s’habiller, préférant des tenues ultras légères qui pour les hommes laissent place à un torse imberbe surprotéiné et pour les filles, trois coups de ficelles qui emballent parties génitales et mammaires d’un seul coup.
- Un(e) coké(e) de première, qui ne sait pas faire la fête sans son pot, sa seringue, ses pilules, etc.
- Un asocial, qui hiberne 11 mois dans l’année et qui se réveille trois semaines avant le Bal en Blanc pour aller faire des UV et s’appliquer de l’autobronzant
- Un être qui ne sait pas danser, préférant l’utilisation d’objets fluorescents rappelant étrangement une bataille de sabres laser dans la Guerre des Étoiles

La réalité est bien différente! La plupart des participants qui sont venus à cet événement sont bien loin de coller aux images véhiculées par les médias! Si vous êtes fan de danse, si vous avez envi de vous laisser bercer par des vibrations électroniques, si vous voulez passer un bon moment entre amis et bouger dans une ambiance survoltée, le Bal en Blanc est LA soirée par excellence! Pas besoin de répondre aux critères énoncés ci-dessus pour pouvoir se joindre au mouvement. La passion du bon son et de la danse sont les seuls prérequis!

Bref, la parenthèse est fermée et j'espère que les mentalités évolueront assez pour donner une vision neuve et réaliste lors de la 18e édition!

À part ça, qu’en est-il du Bal en Blanc de cette année?

Pour ce qui est de cette 17e édition sous la thématique du Saint VS Pêcher, la déception est de mise. Tiesto a dû gruger un beau budget dans la production de l’événement. Les DJs, de réputations internationales (en grande majorité) sont pourtant au rendez-vous. Par contre, pour ce qui est du décor, c’est un beau zéro pointé. On a tout simplement l’impression d’être dans un énorme hangar divisé en deux, sans le côté sensationnel de la rave qui s’organise illégalement dans un lieu désaffecté… L’année dernière, les participants avaient eu le droit à quelques décors bien pensés, des lumières mettant en valeur autant les danseurs que les DJs. Malheureusement, Productions Playground a préféré miser sur le son.

Amateur de trance, notre groupe a délaissé très rapidement le côté Main House où, à en entendre les échos laissés sur divers forums web, Tiësto a présenté un nouveau set davantage mainstream qui a su faire bouger les foules.

Du côté de la salle Trance, le Bal en Blanc a vraiment commencé sur les coups de 7 h avec l’arrivée de Markus Schulz (http://www.markusschulz.com), talent incontesté de cette édition. Déception du côté de Sander van Doorn et d’Above & Beyond qui laissent deux sets inachevés ou inconstants. En effet, seule la dernière heure de Sander van Doorn valait vraiment le détour, alors qu’Above & Beyond a laissé la foule sans son à quelques reprises... C'est finalement Ben Gold (http://www.myspace.com/bengoldonline) qui a conclue dès 10 h en s’approchant de la perfection avec un set des plus vibrants.

Malheureusement, c’était déjà la fin et la foule, à bout de souffle et à court de jambes, devait quitter la salle pour profiter du soleil déjà à son zénith.

En comparaison avec le Bal en Blanc de l’année dernière, la déception est de mise. Du point de vue de l’atmosphère, des décors et des sets de quelques DJs, on ne retrouve pas la qualité des éditions précédentes. L'année dernière nous avait transporté du début jusqu'à la fin. Ce n'est pas le cas avec cette 17e édition. Pourtant, c’est avec hâte que l’on attend les surprises de la 18e, sous le signe de la danse et de la musique à outrance.

L’année prochaine, le Bal en Blanc fêtera ses 18 ans. La majorité, ça se fête.

Plus de renseignements sur :

http://productionsplayground.com/
https://www.facebook.com/pages/GROUPE-OFFICIEL-DE-PRODUCTIONS-PLAYGROUN…

Pour la liste des sons joués dans la salle Trance : http://www.hawtmusik.com/

Crédit photo : http://www.montrealguestlist.com/