Lancement prochain d'un livre sur l'Auberge St-Antoine

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Les Éditions Sylvain Harvey (http://www.editionssylvainharvey.com/) vont lancer dans les prochaines semaines un beau livre de textes et photos sur l'Auberge St-Antoine (http://www.saint-antoine.com/menu.html), un hôtel de luxe du Vieux-Port de Québec propriété de la famille Price. Le livre s'appelle: Un passé plus-que-parfait

Les photos sont de Victor Diaz Lamich (http://fr.wikipedia.org/wiki/Victor_Diaz_Lamich) et l'auteure du livre est Camille Lapointe (http://www.bookfinder.com/author/camille-lapointe/).

Camille Lapointe est archéologue et historienne de l’art. Passionnée d’écriture, elle est l’auteure de nombreux articles et ouvrages portant sur le patrimoine culturel, dont Trésors et secrets de Place-Royale. Sa collaboration au projet de l’Auberge Saint-Antoine remonte à 2003, alors qu’elle signait les textes d’exposition.

Ayant suivi de près l'évolution de ce dossier, je peux affirmer que le travail a été acharné et le souci de précision extrême.

Le lancement aura lieu le mardi 20 novembre 2007 à 17h à l'Auberge St-Antoine.

«Un passé plus-que-parfait» paraîtra aussi simultanément en novembre prochain en version anglaise sous le titre de Past perfect.

Voici les détails:

Beau livre
Plus de 150 photographies (iconographie ancienne et actuelle)
144 pages
Couverture rigide
Format 13 x 9,5

Auteure : Camille Lapointe
Préface : Henri Dorion, géographe
Photographe : Victor Diaz Lamich
Mise en page : André Durocher (Syclone)
Éditeur : Sylvain Harvey

En vente en librairie dès le 15 novembre 2007
46,95$

Le résumé:

Un passé plus-que-parfait, c’est l’histoire d’un lieu d’accueil exceptionnel. C’est également l’histoire d’une ville, inscrite en 1985 sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco, et d’un pays ouvert depuis longtemps sur le monde.

Rue Saint-Antoine, la chaussée a retenu les contours du fleuve Saint-Laurent à marée haute. L’Auberge Saint-Antoine, pourtant si actuelle, entremêle avec art hospitalité et histoire. On y raconte le rivage, les quais et le port, créant des liens avec les résidants et les voyageurs d’autrefois. Ici, les vestiges archéologiques, libérés de leur poids de terre et restaurés avec soin, se parent d’une lumière aux couleurs changeantes : de simples passants, ils vous transforment en visiteurs.

Ce beau livre éclaire, par le texte et l’image, les liens établis entre aujourd’hui et autrefois dans l’aménagement des lieux, présente le travail multidisciplinaire des archéologues et engage le dialogue avec « ceux des autres siècles ». Son titre rappelle qu’à chaque jour, nous faisons l’histoire ; il dit encore que, même si la perfection n’est pas de ce monde, tous ceux qui se sont engagés avec la famille Price dans « l’aventure de l’îlot Hunt » recherchaient l’excellence.
Entrez donc dans ce passé plus que parfait…

La préface:

Préface

Ouvrir ce livre, c’est franchir l’embrasure d’un mur dont chaque pierre est chargée d’histoire, comme l’Auberge Saint-Antoine elle-même. C’est pénétrer dans un condensé des annales du Vieux-Québec et plus particulièrement d’un quartier qui fut un lieu de rencontres privilégié. Chaque page de cet ouvrage, comme chacune des pièces de l’auberge, est un rendez-vous avec un espace-temps fait d’évènements, d’activités et de personnages, importants ou plus modestes, qui ont animé les rues, les quais, les auberges, les boutiques et magasins de la basse ville et cela, depuis la naissance de Québec, il y a quatre siècles, jusqu’à aujourd’hui.

Ces personnages ont été de tous les métiers et l’auteure a su joliment présenter au lecteur les marins, négociants, tonneliers, tanneurs, menuisiers, plâtriers et maçons dont le bel ouvrage a laissé des traces qu’architectes et archéologues ont su mettre en valeur. Ces artisans d’hier et d’aujourd’hui habitent l’auberge de la famille Price et, comme un écho fidèle, le livre de Camille Lapointe. Ici comme là, on les entend deviser et on les voit presque construire de solides plafonds voûtés, préparer et utiliser le précieux plâtre de Paris, rouler des tonneaux et transporter force marchandises du port à l’auberge, tanner des peaux pour chausser tous ces gens.

Dans les pages qui suivent, par la force des mots comme par la magie de l’image, leçons d’histoire, leçons de géographie et leçons de choses se croisent comme se jouxtent sur les murs de l’auberge les objets qui en constituent la mémoire matérielle. Ce livre est donc en quelque sorte un guide pour une visite éclairée d’un musée -- car l’auberge en est un au sens noble du terme – un musée qui a le très rare avantage de loger ses visiteurs. Il faut ajouter que ce haut lieu de l’hospitalité sait aussi très bien nourrir ses hôtes car la table, qui varie au rythme des saisons, y est d’une très grande tenue. Et le livre de nous présenter aussi les fruits et les saveurs d’antan.

Camille Lapointe présente avec un même souci du détail le contenu et le contenant de cette auberge-musée. Avec la même logique d’ensemble également : c’est ainsi que les six étages de l’édifice correspondent à autant de couches historiques que l’auteure évoque en faisant dialoguer le passé avec le présent. Munis de ce guide ou l’ayant en mémoire, le visiteur constatera que les objets illustrent le discours en une heureuse dialectique. Et ces chapelets d’artefacts qui décorent chaque début de chapitre sont autant de morceaux d’un puzzle dont le livre reconstruit la synthèse, celle d’un espace-temps de trois siècles et demi d’histoire. En visitant, par le livre, les différentes pièces de l’auberge, il se trouvera à consulter une petite encyclopédie illustrée de l’histoire de Québec : la faune, les fruits, les épices, la monnaie, les objets de la vie courante, des visages, le maître de poste…

S’il y réside, ce sont les artefacts qui lui livreront directement leur message. Il en gardera par la suite un vif souvenir car ce livre prolongera le plaisir du séjour, en évoquant la chaleur du lieu, ses espaces d’intimité ou de rencontre, la richesse de sa décoration. Par photos interposées, il reverra à travers les fenêtres de l’Auberge, de belles échappées sur la ville, depuis le fleuve jusqu’au sommet du cap. Des photos d’époque complèteront la scène en ramenant une douce nostalgie au seuil du présent. Dans les deux cas, le visiteur-lecteur aura apprécié la grande richesse du contenu.

Quant au contenant, on peut dire qu’il est double : comme deux réalités qui s’emboîtent, les édifices qui composent l’auberge, aussi bien que le quartier dans lequel elle s’inscrit, font l’objet d’une présentation qui amène le lecteur comme le visiteur à arpenter les rues que surplombe le haut rocher du Gibraltar d’Amérique, du Berceau de l’Amérique française, de la Vieille capitale. Ces surnoms illustrent les aspects militaires, culturels et politiques qui ont justifié l’inscription de Québec sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Ces multiples dimensions de la ville se retrouvent dans l’histoire du quartier entourant l’auberge. Autour de ces rues étroites, le long de ses quais, à l’ombre des murs qui s’y sont construits et souvent superposés, se sont accumulés de multiples éléments patrimoniaux des présences française et britannique. Cette vie de quartier renaît dans les propos de Camille Lapointe, judicieusement appuyés par les photographies de Victor Diaz Lamich, le tout mis en valeur avec grande compétence par André Durocher. Les nombreux objets qui habitent l’auberge, grâce au minutieux travail d’une large équipe d’archéologues et de muséologues, sont autant de parcelles d’une mémoire que les citoyens de Québec aiment à partager avec les amis d’ici et d’ailleurs.

Au seuil de son quatrième centenaire d’existence, la ville de Québec a beaucoup à offrir à tous ceux qui s’intéressent à l’esprit du lieu, à la mémoire des objets, aux racines du présent. Ce livre est une invite à concentrer le plaisir de cette triple découverte en allant bénéficier de l’hospitalité de la famille Price qui est à la mesure de la noble et savante beauté de l’Auberge Saint-Antoine. Il est à la fois, un guide, une évocation, une invite et un souvenir, un plaisir pour l’esprit et un régal pour l’œil ; il aura, tout comme le lieu privilégié qu’il présente, largement contribué au devoir de mémoire dont sont investies les villes du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Bonne lecture. Bon séjour.

Henri Dorion, géographe

Notre photo: Victor Diaz Lamich, copyright 2007

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