«La vieille fille et la mort», le premier polar d'une série prometteuse

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«La vieille fille et la mort», Francine Pelletier

L'auteure de science-fiction Francine Pelletier offre aux amateurs de polars un excellent premier roman de ce genre, sous le pseudonyme de Catherine Sylvestre. L'auteure a choisi de se cacher derrière ce pseudonyme à la fois pour ce distancer de son œuvre précédente et pour le plaisir d'être dans la peau d'une autre.

L'auteure du roman en est donc le personnage, sous la forme d'une commis de bibliothèque. Célibataire depuis deux ans, seule pour son trente-huitième anniversaire, elle décide de faire couler le champagne à flot. Elle s'endort dans son assiette pour découvrir à son réveil la porte de ses voisins entrouverte. C'est un drôle de bruit en provenance de leur appartement qui l'a tiré de son sommeil éthylique. Pour s'assurer que des voleurs ne sont pas à l’œuvre, elle y pénètre. Elle y découvre deux cadavres.

Elle retourne prestement chez elle pour y appeler la police. Depuis, elle se perd en conjectures et veut découvrir la raison de ces deux morts violentes. Elle ne croit pas le sergent-détective Yves Tremblay, qui prétend avoir la situation en main, et se lance dans une quête qui ne lui apportera que des ennuis.

C'est une enquête intrigante et drôle que raconte Francine Pelletier par l'entremise de Catherine Sylvestre. «L'attitude de Catherine, son entêtement à découvrir qui a commis ses crimes, est une réaction de ma part à des polars que j'ai lus dans lesquels la découverte du coupable est un «jeu», comme dans les Agatha Christie où, à la fin, Hercule Poirot organise toute une mise en scène pour dévoiler la vérité», raconte l'auteure. Francine Pelletier revisite donc par le polar ses premiers amours de jeunesse.

Trois autres titres suivront «La vieille fille et la mort», publié chez les Éditions Alire.