La Traviata : un classique tout en beauté moderne

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19 octobre 2019 - 19:20
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La Traviata : un classique tout en beauté moderne

L’Opéra de Québec a présenté La Traviata, ce classique opéra, samedi dernier le 19 octobre au Grand Théâtre de Québec. La pièce originale, qui a été écrite en 1853 à Vienne par Giuseppe Verdi, est restée fidèle à ses origines, mais redorée par une mise en scène brillante signée Oriol Thomas. Accessible et agréable, la pièce, dans le regard de Thomas et complices, a saisi le public dès les premiers instants. C’est une Traviata toute en beauté moderne qui a pétiller devant le Québec, après une représentation récente tout aussi réussie en Islande.

Une histoire d’amour puissante et tragique

La Traviata est un tableau d’amour et de déchirures, de maladie et de deuil. Violetta (Marianne Fiset), sa perle principale, est une femme de joie, aussi atteinte d’une grave maladie. Elle est un jour conquise par le cœur d’Alfredo (Rocco Rupolo), qui lui voue un amour passionné. Une fois qu’elle succombe à son amour éperdu, Violetta renonce aux plaisirs des nuits charnelles pour se livrer toute entière à lui. Toute juste comblée par une vie d’amour et de bonheur, la pauvre femme doit faire face aux volontés cruelles du père de son amoureux, Giorgo Germont (Gregory Dahl) : C’est en effet une voix grave et puissante qui demande l’impossible mais fatale demande à Violetta : renoncer à son amour pour Alfredo afin de sauver le mariage de sa sœur. L’union entre une courtisane et son fils salirait le nom de la famille et menacerait donc le mariage.

Des voix exceptionnelles

Le succès de cette réécriture scénique est pour beaucoup dû à la voix impressionnante de Marianne Fiset. Elle est sans doute l’un des plus grands atouts de l’œuvre. Elle aurait pu émouvoir et convaincre le dernier intéressé par le théâtre lyrique.

Un opéra accessible

Pour des gens mordus d’opéra ou pour de simples initiés, l’œuvre en est une de toutes les beautés et accessible à un public large. Tantôt dans une ambiance de fête, tantôt dans une ambiance de drame percutant, le public peut y vivre un éventail d’émotions et dans une longueur raisonnable.

Une mise en scène qui se démarque

Le début du spectacle avait tout pour gagner l’attention du publique : Violetta entre en scène, flamboyante dans ses atours rouges et dentelles, au cœur d’une foule de courtisanes et clients qui vivent la fête. L’actrice commence à livrer son plus grand atout : sa voix soprano d’une souplesse et virtuosité sans fin. Des chorégraphies sensuelles entre clients et courtisane se modifient selon les sentiments du protagoniste. On retrouve dans la pièce un fin équilibre entre des moments plus colorés et cocasses comme ceux-ci et des moments plus sobres et sombres.

Un décor qui frappe

La scénographie est remarquable. Les jeux de lumières et les projections du visage et de la silhouette de la protagoniste sur une grande plateforme lors de moments clés sont des particularités qui ajoutent au charme de l’œuvre.

Outre le jeu des comédiens qui manquait parfois de naturel, l’œuvre dans son ensemble est une vraie réussite. Revisiter un classique ne doit certainement pas être chose facile. Il va toutefois sans dire que dans cette actualisation de La Traviata, tous les ingrédients étaient présents pour faire goûter au public un vrai festin de plaisir.

Les prochaines représentations de La Traviata au Grand Théâtre de Québec ont lieu les 22, 24 et 26 octobre.

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