La rentrée 2008 du Cinéma Parallèle

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En septembre, le Cinéma Parallèle propose de belles rencontres. Portraits de femmes mystiques, de femmes dignes et travailleuses, de femmes extrêmes, de jeunes immigrants, regards poétiques sur un peuple du Sud qui fait rêver, etc. Cinq films qui vous plongent au cœur de conflits humains, avec en prime un programme de courts-métrages québécois concocté par le Vidéographe : les œuvres des meilleurs réalisateurs de la relève. La rentrée sera sous le signe de la découverte au Cinéma Parallèle.

La violence au féminin; un film sensible sur un sujet tabou (Jan Bonny)
L’Un contre l’autre (Gegenüber) est le premier long métrage du réalisateur allemand Jan Bonny qui nous plonge dans l’univers de la violence conjugale. Georg est un policier dévoué, très apprécié par ses collègues. Il est aussi admiré pour l’harmonie apparente du couple qu’il forme avec Anne. Mais cette façade soigneusement entretenue cache une autre réalité : leur vie conjugale est un désastre. Anne, exaspérée par la faiblesse de son mari et par la médiocrité générale de sa vie, est devenue violente, et son mari encaisse les coups au nom d’un amour indéfectible. Présenté dès le 12 septembre en version originale allemande avec sous-titres français. Avec Matthias Brandt et Victoria Trauttmansdorff.

« Dans une relation, on s’habitue à tout et cela représente d’abord une force incroyable. Sans elle, ce serait tout simplement intenable. Mais le caractère inévitable de cette évolution présente évidemment aussi le risque de l’excès d’habitude, qui peut à son tour entraîner un excès de sensibilité à certains stimuli, bons et mauvais. À un moment donné, l’un des deux commence à faire monter la mise, juste pour ressentir à nouveau quelque chose. » - Jan Bonny, au sujet de son film.

Quand les femmes se mobilisent (Isaac Isitan)
L’usine Brukman est sans doute l’exemple le plus édifiant des nombreuses expériences d’autogestion en Argentine. En 2001, pendant la crise financière argentine, les ouvrières de cette manufacture de vêtements occupèrent leur usine désertée par les patrons et continuèrent la production sur le modèle de l’autogestion. Ces simples couturières ont fait de Brukman non plus le nom d’un entrepreneur exploiteur, mais le symbole d’un nouveau mode de travail et de production : celui des travailleurs sans patron. Isaac Isitan a suivi pendant plusieurs années le combat de ces femmes intrépides : de la remise en marche de l’usine au délogement, des mois de lutte pour récupérer l’entreprise aux démêlés avec la justice. Le film raconte cette aventure qui, entreprise comme une démarche de survie, est devenue une véritable école de citoyenneté. Au-delà du documentaire politique, Les Femmes de la Brukman propose une approche intime des femmes qui ont su trouver le chemin du travail dans la dignité. Présenté dès le 5 septembre en version originale espagnole avec sous-titres français.

Marie Tifo devient Marie de l’Incarnation (Jean-Daniel Lafond)
Jusqu'où peut mener un amour passionné entre une femme et Dieu, son Divin Époux? Le film de Jean-Daniel Lafond dessine un portrait étonnant de Marie de l'Incarnation, qui quitte la France après avoir abandonné son fils pour devenir bâtisseuse et missionnaire en Canada au milieu du 17e siècle. Folle de Dieu, ses écrits mystiques d'une sensualité exceptionnelle, en font la première écrivaine de la Nouvelle-France. Véritable thriller spirituel, le film accompagne la comédienne Marie Tifo à la recherche de ce personnage hors du commun. À partir d'un texte théâtral établi par Jean-Daniel Lafond, elle affronte l'écriture incandescente de la religieuse, des lettres où Marie de l'Incarnation se confie à son fils avec une troublante impudeur. Mettant en lumière la fusion progressive entre une comédienne et un personnage, érigeant un pont entre deux époques, ce roman documentaire nous transporte dans un fascinant voyage historique et artistique. Présenté à compter du 12 septembre en version originale française.

Une nouvelle génération présentée par Claude Godbout
Celui qui a produit « Les Ordres » et « Les Bons Débarras » nous présente sa deuxième réalisation : La génération 101; un panoramique sur une génération qui n’a pas fini de nous surprendre. Au-delà des débats linguistiques et identitaires qu’il soulève, ce film évoque une histoire d’amitié et de partage. Il présente le parcours atypique de quatre jeunes immigrants qui, chacun selon ses convictions, s’impliquent dans leur nouvelle société. Ces quatre jeunes dénoncent le racisme, le chômage qui frappe certaines communautés, et s’interrogent sur l’insertion de ces centaines de jeunes immigrants qui maîtrisent aujourd’hui parfaitement le français, mais qui n’ont pas développé, comme eux, de réels contacts avec la société d’accueil. En fait, quel est l’avenir culturel du Québec dans une société de plus en plus métissée? À la fin de La génération 101, malgré les questions et les doutes, on assiste à la naissance d’une nouvelle société québécoise, parlant toujours en français, mais multilingue et ouverte sur le monde. Présenté à partir du 19 septembre en version originale française.

Une ode à la vie du regretté Fernand Bélanger
Comme à Cuba ne veut rien démontrer sinon donner à voir le jaillissement de la vie au cœur du quotidien. Donner accès au merveilleux, à l’insolite, au bonheur de découvrir une autre culture. Ce carnet de voyage est une rêverie, une méditation, un hymne aux Cubains et à leur vitalité ! Ce film posthume de Fernand Bélanger a été terminé par ses collaborateurs de toujours, Yves Angrignon et Louise Dugal, dans l’esprit de l’œuvre qu’il avait entamée avant son décès en 2006. Présenté dès le 26 septembre en version originale espagnole, sous-titrée en français.

Les réalisateurs de la relève au premier plan
Vidéographe présente Court toujours, un programme regroupant sept courts métrages québécois, réalisés entre 2005 à 2007. Deuil, globalisation, amour, paranoïa, adolescence, survivance sont les thèmes à l’honneur. Une chance unique de voir ou de revoir sur grand écran Petit Dimanche de Nicolas Roy, L’Éducation nautique de Christian Laurence, Et si… l’espace d’un instant de Fabrice Barrilliet, Dernier mots de Joe Balass, Magasin de Julien Knafo, Laura et L’Étranger de Guillaume Fortin. Sept films, six jeunes réalisateurs québécois, une semaine seulement ! Venez célébrer le court métrage avec nous ! Du 29 août au 4 septembre, en version originale française. Tarif spécial : 7,50$

Fondé en 1967, le Cinéma Parallèle est un organisme à but non lucratif qui défend le cinéma indépendant et la vidéo du Québec et du Canada, encourage la relève et fait découvrir de nouveaux auteurs internationaux. Le Cinéma Parallèle est le lauréat du Grand Prix 2001 du Conseil des arts de Montréal. Le Cinéma Parallèle remercie de leur soutien : la Société des entreprises culturelles du Québec, le Conseil des Arts du Canada, Téléfilm Canada, le Conseil des Arts de Montréal et Propriétés Terra Incognita.

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