À la rencontre des designers de mode de la Semaine de mode de Montréal - Amélie Gingras-Rioux (Annie 50)

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C’est dans le cœur du Vieux-Montréal, où les rues pavées donnent la direction du Marché Bonsecours, qu’aura lieu la 18e édition de la Semaine de mode de Montréal qui arrive à grand pas. Pour se familiariser avec les grands noms de la mode de Montréal, j’ai entrepris de discuter du quotidien et du style de vie des designers montréalais avec… les designers eux-mêmes!

Pour la huitième entrevue, un entretien téléphonique avec Amélie Gingras-Rioux, l’une des deux designers du label Annie 50; Annie Chagnon étant aussi designer et associée dans cette belle aventure. Le duo présentera la collection automne/hiver 2010-2011, le mercredi 3 mars prochain.

Amélie Gingras-Rioux décrit le travail de l’équipe d’Annie 50, ce qu’il reste à finaliser avant le défilé. La collection est complétée, le styling est presque complété, le casting est aussi presque fini.

Le plus long à terminer demeure la répétition d’échantillons, pour s’assurer que chacun des représentants aient leur duplicata de chaque modèle avant de partir vendre la collection.

Danielle Martin : Dans ce tourbillon de préparatif, dites-nous, que faites-vous pour vous détendre à quelques jours de votre défilé de la semaine prochaine?
Amélie Gingras-Rioux : Je prends un verre de vin. Je m’organise pour avoir un horaire assez normal, de 9h à 18h, sauf deux semaines par année, durant la semaine de mode, Annie et moi travaillons un peu plus, et aussi durant les « trade shows »… mais sinon, je me concentre.

DM : Auriez-vous un petit spot cool à nous partager, où vous sortez et où vous y croisez des gens au look intéressant?
AGR : Oui, il y a Les Conserves et la Salle à manger qui sont de bons restos. Annie sort aussi à la Rockette, sur St-Denis – coin Mont-Royal. C’est « Rock à Bill-Rock », quand le DJ est bon, quand il y a de la musique des années 50, on peut danser toute la nuit!

DM : Dites-nous, quel est le dernier livre que vous avez lu? Et quelle en serait la couleur?
AGR : C’est le livre The Road, de Cormac McCarthy. Il a aussi écrit « No Country for old men ». Le film du même nom a été realisé par Ethan et Joel Coen. Le film et le livre sont apocalyptiques. Je l’ai dévoré [le livre], il faut vraiment être bien psychologiquement pour lire ce livre. La couleur, c’est le noir. Le noir n’évoque pas nécessairement du négatif. J’aime le noir, c’est pas diffus, c’est rare que t’as l’air fou en noir. On peut vraiment te remarquer ou te confondre. Il y a toujours les opposés avec le noir.

DM : Quel est alors votre film préféré?
AGR : En ce moment, je suis plus « séries »! Il y a les séries Dexter, et aussi The Wire, que j’ai dévoré comme à toute allure! Il y a aussi la série HBO avec la famille de mormon : Big Love, qui vivent ensemble, un homme vit avec ses trois femmes et c’est comme s’ils vivaient le rêve américain, mais c’est complètement absurde et délicieux!

DM : Quelle musique écoutez-vous ces jours-ci?
AGR : Au studio, avec Annie, on écoute beaucoup de chose, mais entre autres Blond Red Head, Karkwa et aussi du Vanessa Paradis. Il y a un album avec ses vieux succès qui est sorti et on écoute Tandem, Joe le taxi et ces choses-là.

DM Quelle est la dernière exposition que vous avez visitée?
AGR : C’est celle d’un peintre qui peint des obèses, ses tableaux sont plein de couleurs! Oups, un moment s.v.p.!

Ici, nous avons dû interrompre notre discussion, parce qu’Annie annonce que la modèle tant attendue qui vient de Singapour, arrive pour les essayages! On se rappelle donc pour finaliser…

DM : Nous en étions à la prochaine question, dites-nous, quelle a été votre plus grande réalisation à ce jour?
AGR : Notre compagnie! Avoir réussi à la faire survivre dans notre société surtout, c’est notre plus grande réalisation!

DM : Auriez-vous déjà fait un « fashion faux-pas » mémorable?
AGR : Dans les années 80, j’ai dû en faire, mais j’étais jeune!

DM : Auriez-vous une primeur à nous annoncer en vue de votre défilé de la semaine prochaine?
AGR : On choisit toujour un thème à la fin de la collection pour travailler le look book. Cette fois, c’est Hitchcock! Dans la musique, dans l’éclairage, dans les accessoires et dans l’ambiance. C’est là dans le look! Le noir des années 50; Hitchcock était un grand maître de l’horreur et du suspens! La façon qu’il faisait ses éclairages, la musique, l’ambiance, … nous a beaucoup inspiré pour le lookbook et pour le défilé.

Annie Chagnon a étudié le design de mode au Cégep Marie-Victorin; Amélie Gingras-Rioux, la commercialisation de la mode à l’École supérieure de mode de Montréal, à l’UQÀM. Le duo s’est associé et a fondé Annie 50, le 14 février 2005. Toujours inspirées par les années 50, la féminité et la coquetterie, les collections Annie 50 exigent une production éthique. Pour en connaître davantage sur la griffe et les points de vente d’Annie 50, visitez le site www.annie50.com

Dans les prochains jours, vous pourrez lire les réponses d’entrevue des designers : Mariouche Gagné de Harricana, Philippe Dubuc et Nadya Toto.

Photo : sensationmode.com

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