La programmation 2011-2012 du Théâtre Denise Pelletier annoncée

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La saison 2011-2012 du Théâtre Denise-Pelletier (TDP) résonnera de nombreuses tonalités et fera la part belle à la musique. Seize spectacles porteront le public de l’intime à l’universel et questionneront nos façons de voir, dire et sentir. Le public côtoiera des auteurs du répertoire mondial tels Tabarin, Corneille, Regnard, Goldoni, Strindberg, Rilke, Lorca, Prévert et Gary (Émile Ajar), et des créateurs québécois, belges, algériens, autochtones et canadiens.

La saison du TDP débutera le 16 septembre 2010 avec les Tabarinades de Tabarin, un auteur qui a légué un véritable théâtre des variétés désopilant, façon XVIIe siècle. À l’affiche un soir seulement à la Salle Denise-Pelletier, le spectacle, adapté et mise en scène par Jean-François Gagnon, avec Francis Colpron à la direction musicale, réunit quatre comédiens, dont Carl Béchard, et six musiciens de l’ensemble baroque Les Boréades. Présenté en collaboration avec la Maison de la culture Hochelaga-Maisonneuve et le CAM en tournée.

À compter du 21 septembre à la Salle Fred-Barry, Christian Vézina, poète et amoureux des mots, adaptera, mettra en scène et interprétera Tout Prévert, dix courtes pièces, aussi appelées poèmes, qui racontent des histoires, se payent la gueule des grands et prennent le parti des humbles. Une production du Théâtre Barbare.

Dès le 23 septembre à la Salle Denise-Pelletier, sera présenté Il Campiello de Goldoni, mis en scène par Serge Denoncourt, qui s’en est donné à cœur joie dans ce spectacle qui célèbre le plaisir de jouer. Cette production du Théâtre de l’Opsis a été saluée comme « un pur bonheur » lors de sa création en octobre 2010 à la 5e salle de la PDA.

Du 12 au 15 octobre à la Salle Fred-Barry, le TDP accueille de Belgique, un spectacle sur la mémoire et l’exil, Papa est en voyage, texte, chant et interprétation de Hamadi, une figure emblématique des conteurs d’aujourd’hui dans le paysage du conte en Europe. Mis en scène par Soufian El Boubsi, le fils d’Hamadi, le spectacle a remporté le prix Meilleur seul en scène de la critique théâtrale belge 2009. Quelque part au Maroc, un enfant essaie le costume que son père, travailleur immigré en Europe, vient de lui envoyer. Le costume est trop grand. La photo est prise, celle d’un enfant seul, noyé dans une immense veste grise. Dès qu’il reçoit cette photo empreinte de tristesse, le père fait venir auprès de lui sa femme et ses enfants. Une autre vie commence… Une production de la Charge du Rhinocéros.

Toujours à la Salle Fred-Barry, Le Destin tragi-comique de Tubby et Nottuby, texte, mise en scène et interprétation de Sophie Brech et Louis Fortier, prendra l’affiche du 19 octobre au 5 novembre. Cette histoire est celle de la rencontre de Tubby et Nottubby, deux personnages plus grands que nature que le destin vient surprendre, un soir de Noël, au seuil du désespoir. C’est aussi l’histoire de la quête extraordinaire dans laquelle ils seront propulsés, malgré eux, des quais de la Tamise, à Londres, jusqu’au-delà du réel. Hanté par un souffle shakespearien et baigné de la folie merveilleuse de Chaplin, Laurel et Hardy, ce spectacle, créé en France en 2009, raconte la force, mais aussi la fragilité de l’amitié, de l’amour et du rêve, ultimes remparts contre la cruauté du monde. Une production du Théâtre Fool and Feathers.

Inspirée du roman Océan mer d’Alessandro Baricco, La Maison, adaptée et mise en scène par Michelle Parent, sera proposée du 9 au 12 novembre à la Salle Fred-Barry. Le spectacle, qui réunira des artistes professionnels et non professionnels, sera présenté par Pirata Théâtre en collaboration avec la Maison Passages. Ce collectif de professionnels de théâtre redonne une voix à des personnes socialement exclues par la création dramatique et théâtrale. La Maison, c’est la pension Almayer, une auberge de sept chambres habitées par sept naufragés de la vie, sept personnages au destin étrange, venus s’échouer là où identités fantastiques, identités réelles et témoignages s’entremêlent et se confondent.

Le TDP invite le public à saisir l’occasion de découvrir la beauté des alexandrins en mode slam, dans une proposition de L’Illusion de Corneille, qui prendra l’affiche du 11 au 26 novembre à la Salle Denise-Pelletier. Anne Millaire, qui aime prendre des paris audacieux, signe la mise en scène du spectacle. Rappelons qu’elle nous avait offert en 2007, puis repris en 2009 à la demande générale, le conte philosophique Z comme Zadig, inspiré de l’œuvre de Voltaire. Sept comédiens, dont Denis Mercier et David-Alexandre Després, accompagnés des six musiciens du groupe Magnitude 6 nous serviront cette Illusion slamée…

À la Salle Fred-Barry, du 16 novembre au 3 décembre, le Théâtre du Solstice a choisi la traduction de Boris Vian pour faire revivre Mademoiselle Julie de Strindberg. Cette pièce nécessaire encore aujourd’hui, ouvre la blessure toujours vive provoquée par la violence des inégalités sociales, ce hasard de la naissance qui désigne leur place aux êtres humains, les enfermant dans une histoire déjà écrite. La mise en scène sera signée par Diane Ouimet.

La saison se poursuit en 2012, à compter du 18 janvier à la Salle Fred-Barry, avec Le Distrait de Jean-François Regnard, un auteur du XVIIe siècle à qui l’on doit Le Légataire universel. Frédéric Bélanger, qui signe l’adaptation et la mise en scène du spectacle, a choisi de situer l’action à Paris pendant la période des années folles nous invitant à « swinger » avec Benoit McGinnis en valet désopilant d’un Distrait défendu par le jeune François-Simon Poirier. Une production du Théâtre Advienne que pourra.

Le 20 janvier débutera à la Salle Denise-Pelletier, Musique pour Rainer Maria Rilke de Sébastien Harrison, dans une mise en scène de Martin Faucher. À l’ère de Facebook, Twitter et des textos, la littérature a-t-elle encore sa place ? Inspiré de Lettres à un jeune poète de Rilke, ce spectacle raconte l’expérience inoubliable de la découverte d’une œuvre à l’adolescence. La distribution de cette production du Théâtre Bluff réunira notamment Macha Limonchik et Albert Millaire.

Le Théâtre Ondinnok, première compagnie autochtone professionnelle au Québec, présente, du 8 au 25 février à la Salle Fred-Barry, Le Gouverneur de la rosée d’un auteur cree du Saskatchewan, Floyd Favel. L’histoire est celle d’une vieille femme cree vivant solitaire au fond des bois, d’un castor porteur d’un lourd secret, d’une nation décimée. Celle d’un passé et d’un présent confondus et d’un avenir à réinventer.

Suivra du 29 février au 17 mars à la Salle Fred-Barry, Cranbourne, une pièce de l’auteur et metteur en scène Fabien Cloutier, qui nous avait donné Scotstown en 2009, le chaînon manquant entre le conte urbain et la conterie rurale. Le voici de retour avec son personnage fétiche, le chum à Chabot, qui a toujours la langue aussi bien pendue. Une production du Théâtre Urbi et Orbi.

Du 16 au 31 mars à la Salle Denise-Pelletier sera présentée une Maison de Bernarda vibrante d’actualité, tout en chant et musique, résonnant comme un écho à la magnifique poésie de Federico Garcia Lorca. Le livret de ce drame musical est écrit par Sarah Berthiaume, la musique est de Vincent Beaulne et la mise en scène sera signée Ghyslain Filion. Dans la pièce, la veuve Bernarda, interprétée par Louise Laprade, fidèle à la coutume ancestrale, impose huit ans de réclusion à ses filles. En tentant d’échapper à cette loi, Adela, la plus jeune des sœurs, mettra en jeu sa propre vie. En collaboration avec l’Option-Théâtre du Collège Lionel-Groulx.

Le public devrait adopter sans peine du 21 mars au 7 avril à la Salle Fred-Barry, Gros-Câlin, un python de deux mètres avec lequel Michel Cousin, statisticien et solitaire, partage un deux et demi. Gros-Câlin, qui s’inspire de l’œuvre d’Émile Ajar, (Romain Gary) est adapté, mis en scène et interprété par Pascal Contamine, fasciné par la qualité de la langue de Romain Gary et séduit par le regard plein d’humour et de tendresse de l’auteur sur la société et ses paradoxes. Ce spectacle ludique explore avec compassion la peur de la solitude et le désir universel d’être aimé. Produit par le CIRAAM.

Acclamé au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Australie, ainsi qu’à Montréal lors de sa création en français l’année dernière, Bigger Than Jesus, one man show de Rick Miller s’installera à la Salle Fred-Barry du 12 au 21 avril 2012. Ce spectacle met à profit les talents de comédien, d’imitateur et de chanteur de Rick Miller que plusieurs ont découvert sous les traits d’une dizaine de personnages dans Lipsynch de Robert Lepage, présenté au TDP en 2010. Officiant une « messe » multimédia drôle et poignante, Miller aborde l’histoire du Christ de façon iconoclaste, mais jamais irrévérencieuse, pour nous offrir une expérience théâtrale singulière. Le spectacle a été conçu et écrit par Daniel Brooks et Rick Miller, et mis en scène par Daniel Brooks. Un spectacle de WYRD Productions et de Necessary Angel.

La saison 2011-2011 du TDP se terminera par les Zurbains 2012, qui en sont à leur quinzième édition. Un auteur de métier et quatre adolescents signent de nouveaux contes sur fond de ville et de région, qui abordent des thèmes touchant la réalité des jeunes.

Abonnement en ligne sur www.denise-pelletier.qc.ca ou par téléphone au 514 253-8974.

(Source : TDP)