La Fondation littéraire Fleur de Lys publie deux auteurs de Québec

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Le phénomène du livre gratuit sur Internet prend lentement mais sûrement de l’ampleur au Québec. À preuve, la Fondation littéraire Fleur de Lys, pionnier québécois de l’édition en ligne, vient de publier coup sur coup en juillet deux auteurs de Québec en libre diffusion sur le Web, Dominic Haerinck, membre du groupe de musique traditionnelle écossaise Crépuscule, et Henri Marineau, biographe de Louis Garneau.

Le premier offre un recueil de contes et des légendes celtiques sous le titre «Le chant du barde» et le second signe une satire intitulée «Dis-moi ce que tu penses!». Les deux livres sont gratuits, sous leur forme numérique. C’est aussi le cas des auteurs Michel Leclerc, Denyse Désy-Giguère, Denis BariBeau et Marie Cholette, tous de la région de Québec. Au total, la Fondation littéraire Fleur de Lys compte plus de 30 titres gratuits téléchargés plus de 5,000 fois au cours de l'année 2007. La page d'accueil de cette bibliothèque en ligne a reçu près 30,000 visiteurs (uniques) depuis le début de l'année.

Ce nouveau type d’accès au livre s’inscrit dans la culture de gratuité qui caractérise de plus en plus l’Internet. Les lecteurs ont ainsi accès à des milliers d’exemplaires numériques complets de livres en différents formats dont le plus populaire demeure le fameux PDF (Portable Document Format).

Le chant du barde, Dominic Haerinck,

contes et légendes celtiques, Fondation littéraire Fleur de Lys, 2008, 380 pages

Les conteurs, et l’art du conte qu’ils pratiquaient, ont toujours occupé une place privilégiée au sein des différentes cultures celtiques qui ont fleuri en Europe et ailleurs dans le monde. Leur art, différent au niveau formel des grands poèmes épiques grecs ou anglo-saxons, était caractérisé par le mariage de la prose et de la poésie, cette dernière, habilement manipulée par le poète celtique, servant à rehausser et à mettre en relief les dialogues des personnages et l’expression de leurs sentiments.

Ce recueil présente plus d’une dizaine de contes et légendes tirés de la mythologie et du folklore irlandais, écossais et gallois. Dans la plus fidèle tradition des conteurs gaéliques, la majorité des dialogues sont présentés en vers selon des règles de vérification stricte. Une prose simple mais élégante et une poésie colorée et complexe redonnent vie aux Finn McCumhal, Taliesin et CuChulainn et autres héros gaéliques et gallois d’antan.

Riches en enchantements et en exploits héroïques, ces contes et légendes, choisis parmi les plus connus de leurs cultures respectives, offrent aux lecteurs une fenêtre vers un imaginaire fertile et ancien où le mondain et le surnaturel se côtoient aisément et où la passion amoureuse et les conflits guerriers vont main dans la main.

Exemplaire numérique gratuit à l’adresse suivante :

http://manuscritdepot.com/a.dominic-haerinck.1.htm

«Dis-moi ce que tu penses!», Henri Marineau,

satire, Fondation littéraire Fleur de Lys, 2008, 268 pages.

«À l'aube de la soixantaine, les circonstances de la vie ont attiré mon attention, jusque-là envahie par des priorités aussi essentielles que la réussite professionnelle ou l'apanage des distractions indispensables à l'expulsion du stress inhérent à cette même réussite, sur une petite voix qui, patiemment, laissait entendre sporadiquement une sorte de sourde ritournelle.

Grâce à ces merveilleuses circonstances de la vie, j'ai fini par découvrir l'origine de cette patiente ritournelle dans le tréfonds de ma mémoire morte. Pour tout dire, le gazouillis des oiseaux s'est alors métamorphosé en un chant mélodieux que mes tympans se sont mis à écouter, d'abord avec attention, ensuite avec émerveillement. Tout à coup, les visites familiales d'antan au zoo prenaient du sens, plus particulièrement lorsque ma mémoire vive s'est rappelée qu'étant jeune, planté devant quelque animal, il m'arrivait de me demander dans ma petite tête ce qui pouvait bien trotter dans la tête de ces étranges créatures, dévisagées par une meute d'humains bien pensants. Pour avoir enfin une réponse à ma question, j'ai décrété, et je ne suis pas le seul à le croire, que les animaux, non seulement pensaient mais aussi ressentaient les choses, et, pour vous le prouver, je vous offre cette satire et vous invite à vous y glisser, entre parenthèses et entre les lignes.»

Exemplaire numérique gratuit à l’adresse suivante :

http://manuscritdepot.com/a.henri-marineau.1.htm

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