La Cinémathèque québécoise présentera une exposition et plusieurs films dans le cadre du Festival Fantasia

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La Cinémathèque québécoise accueillera Fantasia dans ses salles de projection et présentera dès le 7 juillet une programmation qui devrait attirer les amoureux du cinéma de genre.

Ken Russel, cinéaste-culte ayant foudroyé les conventions, fera l’objet d’une exposition de photographies, du 7 juillet au 27 août, ainsi que d’une rétrospective, du 21 au 25 juillet.

Chairs et viscères : corps étranges proposera, du 7 au 18 juillet, une sélection de films sanguinolents, et le programme Culte et insolite, les 9 et 10 juillet, offrira quelques œuvres québécoises étranges ou oubliées. L’installation vidéo Long Live the New Flesh, de l’artiste belge Nicolas Provost, devrait aussi faire frissonner les amateurs de sensations, du 7 juillet au 27 août...

Programmation en salle

Ken Russel, du 21 au 25 juillet
L’art de Ken Russell en est un de convulsions, d’extravagances et de délires baroques. Pour souligner le prix remis cette année par Fantasia à ce cinéaste, la Cinémathèque québécoise propose de redécouvrir sur grand écran, et en 35 mm, dix de ses films marquants. En plus des oeuvres Women in Love et Crimes of Passion, le public pourra découvrir un cinéma de l’excès, réinventant la biographie filmée (Valentino, Music Lovers, Savage Messiah), l’adaptation littéraire (Lair of the White Worm, The Rainbow, Salome's Last Dance), la science-fiction (Billion Dollar Brain), télescopant le kitsch et le sublime dans des œuvres aux vertus hallucinatoires. De passage à Montréal, Ken Russell rencontrera le public lors de certaines projections à la Cinémathèque.

Chairs et viscères : corps étranges, du 7 au 18 juillet
Entre répulsion et désir, autodestructions et mutations, un cycle qui traite des rapports extrêmes et horrifiques au corps humain, à sa dimension biologique et animale. De Videodrome à Tetsuo en passant par Hellraiser, un cinéma qui prend aux tripes.

Culte et insolite, les 9 et 10 juillet
À l’occasion de Fantasia, un film culte et un insolite oublié du patrimoine québécois. Parlez-nous d’amour (1976) de Jean-Claude Lord, sur un texte mordant de Michel Tremblay et Manette : la folle et les dieux de carton (1965), l’histoire d’une héroïne sadienne au coeur de la Révolution tranquille.

Expositions

Ken Russel, photographe, du 7 juillet au 27 août
« Le lieu est toujours déterminant. J’ai pris la plupart de mes photos dans trois endroits. À Walthamstow, où j’ai appris mon métier, dans West London, dont j’ai arpenté toutes les routes, et dans une maison de pension de Bayswater. J’en photographiais les locataires tout en m’amusant
sur le toit-terrasse à réaliser des études stylisées en noir et blanc. J’ai fait la plupart de mes photos avec un bon vieux Rolleicord, sur pellicule Ilford FP3 et sans filtre. Vous ne verrez ici aucune photo couleur. La couleur donne parfois aux images un vernis glamour, et mes souvenirs de l’époque lointaine où j’étais photographe, il y a de cela un demi-siècle, sont tout en contrastes monochromes. La couleur s’en est effacée. »

Ken Russell
Long Live the New Flesh, du 7 juillet au 27 août
Dans cette oeuvre vidéo de l’artiste belge Nicolas Provost, chairs et viscères se déploient à l’écran, des fragments de films d’horreur se dévorent les uns les autres. La technique de Long Live the New Flesh (2010) produit des images qui se consument les unes les autres et portent le pouvoir visuel de l’horreur à son point d’incandescence. Il y déconstruit l’iconographie d’un média de masse pour élaborer, au-delà de l’horreur et de la dissection, un nouveau récit visuel.

Pour tous les détails sur la programmation : www.cinematheque.qc.ca.

Cinémathèque québécoise - 335, boul. De Maisonneuve Est, Montréal (métro Berri-UQAM).

(Source : Cinémathèque québécoise)

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