La Chine critiquée à l'OMC pour le contrôle des agences de presse étrangères

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La Chine a été critiquée lundi à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour son contrôle des agences de presse étrangères, à qui Pékin interdit de vendre leurs informations directement aux médias chinois.

Lors d'une réunion du comité pour le commerce des services financiers, le Canada, les Etats-Unis, le Japon et l'Union européenne ont interrogé la Chine à propos des mesures annoncées l'an dernier pour réglementer l'activité des agences de presse étrangères.
En réponse, la Chine a fait valoir qu'elle n'avait signé aucune disposition concernant les services d'information au cours de ses négociations d'adhésion à l'OMC, conclues fin 2001.

"Même si certaines agences de presse étrangères fournissent des services d'information financière à des utilisateurs chinois et se présentent comme des fournisseurs d'information financière+ ou des +sociétés de services financiers+, cela ne change rien à leur qualité d'agence de presse", a estimé le représentant chinois pendant la réunion.

"Par conséquent, les agences de presse étrangères, qui diffusent des nouvelles et des informations sur le territoire chinois, doivent appliquer les mesures", a-t-il ajouté.

Le protocole d'adhésion de la Chine à l'OMC comprend un passage concernant l'information financière, mais Pékin estime qu'il ne s'applique pas à des sociétés qui sont en premier lieu des agences de presse, a-t-on indiqué de source proche des discussions.
Pékin a réaffirmé en septembre 2006 le monopole de l'agence officielle Chine Nouvelle pour la distribution et la publication des informations d'agences étrangères, y compris les textes, les photos, l'infographie et les autres formes d'informations de presse.

La nouveauté résidait surtout dans l'apparente volonté de Chine Nouvelle d'accaparer le juteux marché chinois des informations économiques et financières, où dominent jusqu'à présent les étrangers comme Reuters ou Bloomberg.
En 1996, l'agence officielle avait tenté de revendiquer 15% des revenus tirés de ces informations financières, mais elle avait dû faire marche arrière en raison de la volonté de Pékin d'entrer à l'OMC, selon des sources professionnelles.

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