«La Campagne» de Martin Crimp au théâtre Prospero dès le 4 octobre

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Présenter ce texte de Martin Crimp, c’est l’occasion pour La Veillée d’explorer pour une première fois cet auteur majeur de la dramaturgie contemporaine, parmi les plus joués dans le monde, de faire entendre la virtuosité et l’extrême précision de ses dialogues qui entremêlent si bien humour et cruauté. Pour Jérémie Niel et la compagnie Pétrus, c’est la chance de recréer de manière nouvelle ce texte présenté dans une première version, il y a maintenant dix ans.

La campagne de Crimp est intranquille, houleuse, inconfortable, la vérité y est insaisissable, dissimulée dans les nons-dits, le mystère et les violences masquées. Tout l’envers de la paix et du calme que son titre laisse présager. C’est en quelque sorte un voyage au bout de la nuit.

Résumé de l’action

Corinne et son époux Richard ont emménagé loin de la ville, pour échapper à un passé dérangeant qu’ils cernent mal. Puis surgit au cœur de la nuit, une jeune inconnue, Rebecca, dont l’étrange présence lézarde leur monde fragile. Tous trois se regardent, mais ne se voient pas ; leurs yeux ne se pénètrent pas, ils glissent sur les surfaces. Les personnages mentent l’un à l’autre, ils se mentent à eux-mêmes. Pourtant les fissurent, les écueils se font bien sentir. Et dans la pénombre : des seringues, un châle, une sacoche. Puis des souliers, une roche, des enfants qui ne se doutent de rien et des malades qui meurent de solitude. Et ça craque tout autour, et il vente dehors, dans une nuit poisseuse qui n’en finit plus. Et au matin, un pâle soleil s’élève ; mais il laisse encore place à la simulation. Parce que c’est justement ce dont il s’agit, se cacher, simuler, simuler l’amour, le bonheur, et s’y accrocher comme un héroïnomane à sa dose, sourd au monde qui gronde.