Katie Melua: déesse géorgienne à la voix de diamant

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Katie Melua FIJM - crédit photo: victor diaz lamich

"The piano keys are black and white, but they sound like a million colours in your mind." -Spider's web, Katie Melua

L'auteure-compositrice et interprète Katie Melua, a donné hier soir un spectacle intimiste, malgré une salle immense. Elle a réussie sans difficulté à aller chercher son public. Sa voix divine, délicate et angélique créait une atmosphère toute particulière. Devant ses admirateurs Montréalais, elle retrouvait l'engouement de ses premiers passages au festival de jazz et a raconté que c'est ici qu'elle a assisté aux 2 meilleurs spectacles qu'elle a jamais vus, dont celui de Leonard Cohen en 2008 et celui de l'année précédente, Paul Simmons. Juste avant que l'artiste Géorgienne monte sur scène, André Ménard, co-fondateur du festival, a confié une anecdote au fait que Katie avait tellement trouvé la salle Wilfrid Pelletier jolie, qu'elle souhaitait s'y produire un jour et maintenant, c'est chose faite pour la jolie chanteuse britannique d'adoption.

D'une voix gracieuse et posée, elle a ouvert le spectacle avec la pièce de son plus récent album Ketevan, Chase me. Cet album est pour Melua, l'affirmation de son identité en tant qu'artiste, qui a fait bien du chemin depuis son tube populaire qui l'a propulsée dans le billboard nord-américain, Nine million bicycles. Maintenant, c'est une femme qui possède une très belle assurance et un style de sa voix qui ressemble sensiblement à celle de la légendaire Joni Mitchell. Certaines de ces pièces interprétées durant la soirée rappelaient un peu un temps ancien et rétro à la fois. Le romantisme et la joie de vivre de Katie brillait comme un diamant sur les planches de la scène, elle semblait très relaxe et semblait savourer pleinement ce moment. Même après un absence de quelques années en sol canadien, ses fans fidèles lui faisaient sentir comme si elle n'avait jamais vraiment quitté et qu'elle était toujours la bienvenue. Le moment le plus touchant de cette soirée a été certes celui où elle a interprété au piano, une chanson qui lui tenait à cœur, qui lui rappelle l'époque du groupe de Mamas & the papas dans les années 80 qui l'a inspiré et influencé à écrire I never fall. Elle a aussi ajouté que son nom de naissance était Ketevan et également le titre qu'elle soigneusement sélectionné pour son dernier album. Elle s'est également faite plaisir en reprenant, d'une façon sublime, une pièce de son idole qu'elle voue une grande admiration, Leonard Cohen, qui est In my secret life. Une des choses que ses admirateurs appréciaient beaucoup est la manière qu'elle interagissait avec ceux-ci entre chaque interprétation de ses chansons, les gens se sentaient en parfaite communication avec l'artiste, voire même envoûté par sa beauté et sa douce voix. Un des titres de son 4e album qui a beaucoup plus au gens présent dans la salle et qui lui a valu une grande acclamation, est la chanson The flood . Le spectacle s'est terminé par un forte vague de rappel par son public, qui souhaitait ardemment que la déesse revienne sur scène. Donc, elle a terminé la soirée en interprétant 2 autres titres, dont la pièce Close to crazy. En conclusion, ses fans se souviendront longtemps de son passage et auront sûrement hâte qu'elle revienne lors de sa prochaine tournée !

Crédit photo: victor diaz lamich