Journée mémorable pour la clôture d’Osheaga 2012

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Il est certain que dame nature fût une artiste remarquée à cette septième édition du festival Osheaga, elle qui nous offrit des performances météorologiques imprévisibles. Néanmoins, selon moi, mieux vaut la pluie que le soleil plombant. Je ne dois pas être la seule, car une foule monstre était au rendez-vous, et oh combien en forme, pour la dernière journée, qui fût tout simplement mémorable.

Découverte express de Buraka Som Sistema

Sur ma route vers la scène verte (la reclue) pour Bloc Party, je fus irrésistiblement attirée vers la scène du Piknic Electronik qui semblait invertie d’un méchant party. J’ai eu le droit à une agréable découverte de la part de la formation portugaise d’électro dance Buraka Som Sistema. Les membres démontraient énormément d’énergie et le courant passait incontestablement à la foule qui a transformé l’espace en une géante piste de dance.

Bain de foule à Bloc Party

Je ne suis pas seule à le dire, la foule était tout simplement survoltée lors de la performance de Bloc Party. Le groupe anglais a servi leurs succès électrisants, Banquet, Modern Love, Helicopter. Le tout entrecoupé par quelques nouvelles chansons de leur album, Four, à paraitre le 20 août prochain. À la première écoute, le nouveau matériel semble moins convaincant que le son déchirant de leur rock alternatif auquel ils nous ont habitué. L’ensemble de performance des quatre membres était quant à elle fort soutenue et statisfaisante. Le bodysurfing, lequel j’ai moi-même expérimenté, était un mode continuel parmi les fans tassés devant la scène. Ce moment figure clairement à mon palmarès des meilleurs moments de la fin de semaine.

Montée de la pente avec Metric

Le groupe indie-rock canadien détient sans conteste le record de présences à Osheaga. Aux premières notes de la sombre pièce Artificial Nocturne, je savais que nous aurions droit à la même liste que lors de leur passage au Festival d’été de Québec. Une sélection musicale qui met en évidence leur nouvel album Synthetica, qui reprend quelque peu leur précédent opus, Fantasies, sans oublier les classiques tels que Dead Disco. La performance du groupe se fit tout en ascension. Emily Haines qui ne semblait pas au sommet de sa forme, reprit du poil de la bête vers la moitié du spectacle avec l’interprétation de Help I’m Alive. Bien que le groupe repose beaucoup sur la voix et la présence de celle-ci, le guitariste Jimmy Shaw a réussi à voler la vedette avec un solo de guitare enflammé sous l’aura de nuages gris menaçants.

The Blacks Keys et Moment Factory

Le duo derrière de The Black Keys a déversé leur sauce blues-rock assumée dont seuls eux connaissent le secret. Les spectateurs ont eu droit à leurs gros succès, Howlin’ For You, Tighten Up, Lonely Boy et j’en passe. Le chanteur-guitariste Dan Auerbach, semblait heureux de sa présence et était plus volubile qu’à son habitude. Par contre, les longues transitions entre les chansons alourdissaient un peu l’ensemble. On ne leur en tient pas rigueur considérant l’excellence de leurs pièces et l’aplomb de leurs interprétations lors de cette soirée de clotûre du festival.

L’équipe de Moment Factory avait promis un moment exceptionnel dont les festivaliers se rappelleront encore longtemps. Je n’ai qu’une chose à dire : Ne promets pas la lune, si tu ne rapportes que quelques étoiles. Les bracelets illuminés, lancés d’une grue lors de la performance de The Black Keys, étaient trop peu en nombre pour la foule à perte de vue et ils n’ont pas eu l’effet monstre escompté.

Personnellement, ce dimanche fut définitivement la journée à ne pas manquer de cette édition qui fût fort réussie malgré les aléas météorologiques. Le festival a réussi à s’imposer comme évènement majeur de la musique alternative indie-rock et à unir de façon harmonieuse plusieurs genres et pointures musicales sous un même nom : Osheaga.

À l’année prochaine!

Catherine Matusiak
Twitter @CatMatu

Crédit photo: Evenko