Irina Brook présente la pièce En attendant le songe... d'après Shakespeare, à l'Usine C le

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Irina Brook, fille du légendaire Peter Brook, sera à Montréal pour la première fois avec sa plus récente création En attendant le songe d’après Le Songe d’une nuit d’été de William Shakespeare.

Créée en 2007 au Festival Dedans-Dehors de Brétigny, la pièce, qui fait présentement l’objet d’une tournée au Québec, a aussi tenu l’affiche au Festival Off d’Avignon avant d’entamer unetournée française, marquée par un mois aux Bouffes du Nord. Cette mise en scène ludique et accessible à tous fera escale à l’Usine C le temps de deux courtes représentations. C’est l’occasion de découvrir l’une des metteurs en scène les plus en vogue en Europe.

Le Songe d’une nuit d’été est une pièce marquante pour la famille Brook : en 1970, Peter Brook en a fait une mise en scène qui a marqué l’imaginaire de sa fille. « Le songe d’une nuit d’été a été le premier spectacle de mon enfance », dit-elle. « J’avais sept ans et j’ai eu la première révélation de mon amour pour les acteurs et pour Shakespeare ». C’est donc dans cet esprit qu’Irina Brook a décidé d’adapter ce conte féérique qui a traversé les âges et d’en faire une pièce burlesque, festive et quelque peu foraine. Jouée à la manière élisabéthaine, la distribution ne comprend que des hommes, en l’occurrence les comédiens Emmanuel Guillaume, Jerry di Giacomo, Hovnatan Avedikian, Gerald Papasian, Christian Pélissier et Augustin Ruhabura.

La Compagnie internationale d’Athènes devait présenter la pièce Le Songe d’une nuit d’été mais ô malheur, les comédiens, décors et costumes sont manquants. Il n’y a que six techniciens qui ont réussi à atterrir dans la forêt d’Athènes. Ils devront donc faire mauvaise fortune, bon cœur et interpréter à eux seuls tous les personnages du conte! C’est ainsi que nous retrouverons les jeunes fiancés de la cour de Thésée, les fées, la majestueuse reine Titania confrontée à Obéron, le loufoque roi des elfes, et le fameux Puck. Tous, sous le traitement audacieux et résolument moderne d’Irina Brook.

Élevée entre la France et l’Angleterre et formée à New York, c’est dans les années 90 qu’Irina Brook se consacre à la mise en scène. En 1998, elle monte Une bête sur la lune de Richard Kalinoski qui a été récompensé de cinq Molières. Elle est l’une des rares metteurs en scène invitées par Ariane Mnouchkine à diriger la prestigieuse troupe du Théâtre du Soleil dans l’adaptation française de All’s well that ends well au Festival d’Avignon. En 2000, sa création Résonances lui vaut deux prix dont celui de révélation féminine aux Molières et celui du meilleur espoir à la SACD. En 2002, Irina Brook a été nommée Chevalier des Arts et des Lettres par le Ministère de la Culture.

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