«If you run, money will run after you» – Sarah préfère la course

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Sarah préfère la course, est le tout premier long métrage de Chloé Robichaud et a fait partie de la sélection officielle de Cannes dans la catégorie « Un certain regard ». Malgré que le film n’ait pas remporté la caméra d’or, il a certes été très chaleureusement accueilli par les spectateurs qui étaient présents sur la croisette.

Le film raconte la vie d’une jeune femme réservée, Sarah qui est âgée de 20 ans. Tel que l’indique le titre, sa passion est la course de fond. Native d’une banlieue de la ville de Québec, elle a l’ambition de continuer à exceller dans son sport et d’aménager à Montréal pour se joindre à l’équipe de sport d’athlétisme. Le seul souci est le financement. Malgré la désapprobation de la mère de Sarah, Isabelle (interprétée par Hélène Florent), elle est fermement décidée à faire ses boîtes et prendre la route en direction de la grande ville avec son ami Antoine (joué par Jean-Sébastien Courchesne). Puisque Sarah ne peut pas toucher aux prêts et bourses pour payer ses études, ce dernier lui proposera comme solution, de se marier. L’acceptation de cette offre aura des conséquences inattendues tout au long de l'histoire.

On peut se demander : « où est-ce que l’histoire de ce film veut-elle nous mener? Quelle est l’approche voulue? ». L’important n’est pas l’histoire en elle-même, mais bien dans la profondeur et la subtilité du personnage principal, interprété merveilleusement par Sophie Desmarais. Si vous recherchez l’intrigue ou un « punch », vous allez plutôt être déçu. Il faut aller au-delà des événements pour réellement apprécier le film de Chloé Robichaud. Chaque plan est étudié avec minutie et chaque détail que l’on retrouve dans les scènes est important, afin de bien comprendre la synergie des personnages et les désirs de Sarah.

Le moment le plus touchant est certainement lorsque Sarah dit d’un ton affirmé au journaliste étudiant, Sean, qu’elle ne croit pas au destin, mais qu’elle croit à la seule chose qu’elle puisse contrôler: la course, car elle ne pas peut trouver autre chose qui lui fait le même effet. Bref, la seule chose qui la rend heureuse et épanouie. Même si Sarah manque d’assurance et qu'elle doit faire face à des embûches, elle est prête à tout pour arriver à ses fins.

Ce long métrage plaira davantage à un auditoire féminin âgé dans la vingtaine. Il se différencie des autres de par son originalité et sa fraîcheur. Chloé Robichaud a réussit à exposer parfaitement le sentiment que l’on a (en tant que femme) durant cette période de la vie où chaque décision compte pour notre avenir ainsi que les divers questionnements suivant l'étape de l'adolescence.

Je termine ici par une citation du personnage de l’Entraîneure de McGill (jouée par Micheline Lanctôt) et qui résume bien, selon moi, l’importance de vivre pleinement notre passion, parce que «…plus on vieillit, moins on coure vite! ».

La grande sortie Québécoise du film, Sarah préfère la course, aura lieu le 7 juin prochain!

Vous pouvez visiter la page Facebook pour plus de détails : https://www.facebook.com/SarahPrefereLaCourse
Ou encore leur site web : http://sarahpreferelacourse.com