Hier soir au Suoni : Hair Police, Le Révélateur, Noveller, BSC et Oneida

Début de l'événement: 

12 juin 2010 - 00:00
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Noveller photo cc Christian Morin 2010

Hier, premier samedi du Suoni, la foule s’est tassée serrée dans les deux principaux espaces du festival pour voir et entendre les deux têtes d’affiche de la soirée, Oneida et Hair Police.

Le groupe Oneida de NY nous a servi une excellente performance dans la salle exigüe de la Casa; leur rock répétitif et extatique mélange habilement guitares et électronique et intègre des influences de tant de styles qu'il sont très difficiles à catégoriser. Le groupe vient de faire paraître un triple album (!), second d'une trilogie (!!).

En première partie, un nouveau groupe local USA out of Vietnam. Le programme nous recommandait de ne pas avoir trop d’attentes étant donné qu’il s’agissait du premier concert du groupe. Coup de théâtre: nous avons eu droit à un excellent concert, admirablement exécuté et diablement efficace.

Le groupe Hair Police est monté sur scène de la Sala Rossa bien après minuit et n’a pas fait de quartier. Un show de tout au plus 25mn, d’une brutalité rarement entendue. Leur performance se termina au moment où les instruments ont cessé de répondre, dans un chaos total. Un pur ravissement.

En ouverture de la soirée, Roger Tellier-Craig nous a présenté son projet Le Révélateur. La performance est articulée autour de la projection d’un film 8mm noir impressionniste (on devine par-ci par là quelques ombres d'apparence humaine) et d’un savant jeu de lentilles qui crée des flous et des effets de profondeur. Le musicien est derrière la foule, et interprète la trame sonore du film en direct à l’aide de vieux synthés et autres claviers analogiques. Le résultat est planant et hypnotique et fait songer à la vieille école électronique allemande et à des groupes tels que Tangerine Dream et Harmonia.

Noveller est le projet de l’artiste et réalisatrice Sarah Lipstate. La guitariste qui se produit en solo s’appuie sur l’utilisation habile de boucles crées en direct pour la construction de pièces tantôt pesantes, tantôt éthérées. Des projections psychédéliques façon sixties comptent beaucoup dans sa performance et le résultat est convaincant.

Burning Star Core nous a présenté également une performance en solo. Le virtuose a poussé la sono de la Sala dans ses derniers retranchements avec son violon sur-amplifié et un déluge d’échantillonnages de cris d’animaux et de boucles sonores : la ferme à Maturin rencontre le Velvet Underground.

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