«Glauque | Là où la terre se termine» de Joyce Baker – Entre légendes et mystères

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Auteure Joyce Baker

Les mythes et les légendes ont toujours été une source de curiosité et d’engouement pour moi. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours adoré les histoires étranges et mystérieuses qui donnent la chair de poule – des péripéties reliant le surnaturel, l’au-delà et l’inconnu en des récits plus farfelus les uns que les autres.

Le recueil Glauque | Là où la terre se termine de Joyce Baker m’a aussitôt intéressée par son titre intriguant, par sa couverture à la fois magnifique et énigmatique ainsi que par son résumé qui appâterait n’importe quelle personne avide de mystères.

En fait, le recueil m’a tant plu que je l’ai dévoré en moins de deux (quelques heures pour être plus précise) – vous dire à quel point j’aime ce genre littéraire!

La Gaspésie, terre de traditions et de dangers

Les terres gaspésiennes sont dotées d’une allure qui leur est propre – des paysages qui émerveillent et fascinent tout en étant parfois inquiétants et dangereux si on s’aventure trop loin.

L’auteure nous plonge dans cet univers à part où se mélangent beauté et perdition – un univers où les personnages se mêlent aux légendes et aux traditions de la Gaspésie et où des événements étranges affectent le cours naturel des choses.

J’ai d’ailleurs particulièrement aimé la façon dont l’auteure aborde le territoire en usant d’anecdotes uniques pour tisser des liens avec les personnages et leurs histoires. Chaque récit dépeint un portrait de la Gaspésie et on y retrouve des traditions, des légendes ou des faits sur le territoire gaspésien ce qui nourrit le caractère vraisemblable des histoires.

Glauque - Là où la terre se termine de Joyce Baker

Des nouvelles d'un même espace

Ce que j’ai aimé du recueil, c’est que toutes les nouvelles se déroulent dans un même espace – un même territoire – mais chacune reste unique en soi et peut très bien vivre en dehors du recueil. Elles sont toutes écrites à la première personne ce qui nous rapproche considérablement des protagonistes tout en nous permettant aussi de nous mettre à la place des personnages.

En fait, je lisais les histoires comme si j’y étais et avec la richesse du vocabulaire, les péripéties, les légendes et les personnages, j’avais franchement l’impression d’y être. Les histoires me faisaient réellement penser au genre de légendes qu’on nous racontait autour d’un feu de camp pendant l’été.

Lorsque je lisais une autre nouvelle, j’étais toujours intriguée de voir comment l’auteure incorporerait le mystère et le surnaturel à son récit. Chaque fois, je n’étais pas déçue. Malgré le fait que l’ensemble des nouvelles se reliait de par le territoire et les traditions gaspésiennes, chaque récit avait sa propre couleur – une âme qui lui était propre.

Recueil de richesse

Je pense qu’avec ce simple survol de Glauque | Là où la terre se termine de Joyce Baker, je n’ai pas besoin de vous dire que je vous le recommande. Même si vous êtes plutôt du genre à éviter les films d’horreur et les histoires d’épouvantes, le recueil se lit très bien le soir avant de se coucher et ne vous empêchera certainement pas de bien dormir.

L’une des richesses de cette œuvre, c’est justement que l’auteure a su doser afin que l’ensemble de ses histoires se lise dans l’ordre que vous le souhaitez, à n’importe quelle heure.

Par contre, j’ai pour vous un conseil si vous vous le procurez : prenez votre temps, car il se lit très rapidement – c’est la lecture de chevet parfaite pour les amateurs et amatrices lecture tout comme les forcené(e)s de lecture!

Pour en savoir plus sur l'auteure, cliquez ici : https://www.quebec-amerique.com/auteurs/joyce-baker-1671.
Pour vous procurer un exemplaire, cliquez ici : https://www.leslibraires.ca/livres/glauque-la-ou-la-terre-se-joyce-bake….

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