Gilles Villeneuve nous quittait il y a 40 ans

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Le pilote de F1 Gilles Villeneuve

Drôle d’anniversaire que celui connu durant le premier Grand Prix de Formule 1 de l’histoire disputé à Miami. En ce 8 mai, l’ensemble du paddock et du monde de la course automobile fêtaient bien tristement l’anniversaire de la mort de l’un de ses plus illustres personnages : Gilles Villeneuve. Parti en 1982 sur le circuit de Zolder en Belgique, le Québécois a laissé une empreinte indélébile dans le microcosme de la F1 et également auprès des fans.  

S’il ne fut jamais champion du monde malgré un talent hors pair et plusieurs victoires en Grand Prix, Villeneuve aura, de loin, peut-être suivi le titre de son fils Jacques en 1997, pourtant âgé de 11 ans à la mort accidentelle de son père. Une ligne de vie, dans la lignée d’un paternel encore considéré aujourd’hui comme une légende ultime, sur la piste et dans son comportement. 

Gilles Villeneuve aura marqué la F1 à tout jamais

Photo par Pixabay, CC0 

Légende : Le circuit national porte le nom de Gilles

Des débuts remarqués 

Sans grande aide financière dans un sport encore drôlement malmené par les plus grands portefeuilles à l’époque, le jeune Gilles se fait remarquer en Formule Ford au sein de son pays et également des États-Unis où il parvient, à 23 ans, à remporter le championnat national de manière impressionnante. Vient alors l’antichambre de la Formule 1 avec la F2 et les premiers tours de piste de l’autre côté de l’Atlantique, en Europe. En France et bien qu’il partage seulement la même langue, le natif de Saint-Jean Richelieu épate sur le circuit urbain de Pau. Malgré un concours de circonstances ne le faisant pas terminer son premier GP européen en catégorie mineure, il prouvait sa capacité à s’exporter à l’étranger sans ciller, peut-être à l’image d’un éminent joueur de poker capable d’aligner les belles parties, qu’importe où il se trouve. 

De retour sur son continent, celui qui allait plus tard se faire surnommer « l’ange des chicanes », participait à une course d’exhibition. Un terme que les pilotes ne connaissent pas et qui lui allait toutefois lui ouvrir les portes de la Formule 1, sous la pression d’un certain James Hunt, champion du monde battu ce même jour. 

Les portes de Ferrari s’ouvrent 

Malgré un problème de fiabilité lors de son premier Grand Prix disputé avec McLaren, Ferrari fit rapidement les yeux doux au francophone, définitivement impressionnant en piste. L’année suivante au volant du cheval cabré, l’histoire légendaire démarrait, tout comme la relation idyllique avec les tifosi. 

Gilles Villeneuve aura marqué la F1 à tout jamais.

 Photo par Wikimedia Commons, CC0 

Légende : Villeneuve sur sa Ferrari

Sur ses six victoires, toutes remportées avec l’iconique écurie italienne, la plus retentissante est certainement la première. Disputé sur le circuit de l’île Notre-Dame de Montréal, il marquait à lui seul l’histoire du sport canadien pour la première édition d’un Grand Prix tenu sans cesse depuis à quelques exceptions près. 

Un caractère unique 

Il était probablement le seul à accepter l’amitié, à l’offrir à un autre pilote. C’est d’ailleurs bien tristement sa grande relation avec Didier Pironi, son coéquipier chez Ferrari qui l’aura poussé à manquer de lucidité le jour de sa mort sur le circuit de Zolder, quelques jours après une dispute roues contre roues connue à San Marin. Il était un pilote sans la moindre concession, probablement jamais champion du monde durant ses premières années à cause de son incapacité à penser à long terme, à ne pas se concentrer uniquement sur la course disputée. 

Broyeur de frein, ange des chicanes, les surnoms fuyaient et sa popularité grandissait à mesure de ses faits d’armes. Pilote exceptionnel, homme apprécié au-delà des circuits, il reste 40 ans après sa mort, l’un des pilotes préférés des fans et même de ceux qui ne l’ont jamais connu. Preuve de son aura légendaire et de son capital sympathie, auréolé à sa façon du titre de champion du monde de son fils, 15 ans après sa mort. 

À Monza, Spa ou bien entendu au circuit qui porte son nom à Montréal, impossible de passer un Grand Prix sans voir un drapeau à son effigie flotter. Gentleman sans concession et fougueux pilote, Villeneuve aura marqué la F1 à tout jamais.