Galerie SAS: ne manquez pas le vernissage de demain sous aucun prétexte

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Mateo M. Mouvements Aléatoires. [ VERNISSAGE ] jeudi 15 mai 2008 à 17h30. de l'âme / of soul. Originaire de Marseille et diplômé des Arts Décoratifs de Strasbourg, Matéo. M vit et travaille à Montréal depuis dix ans.

En plus d'être directeur de création pour ses deux compagnies, Justhuman Workshop (Montréal) et Manifest (dont le siège social est à San Francisco), Matéo est aussi un artiste prolifique qui s'exprime à travers deux médiums : la peinture et l'art numérique. Depuis sa dernière exposition à la galerie [sas] en 2005, il a acquis une reconnaissance internationale. Il a été sélectionné pour participer à l'international Art Symposium en mars dernier à Dubaï, et a été invité à réaliser des performances d'art numérique « digital light painting » pour des évènements prestigieux à Paris, San Francisco et Dubaï.

Très personnelle et intime, sa peinture ne cherche nullement la séduction du spectateur. En revanche son art numérique est en immersion totale avec la société et les nouvelles technologies. Matéo utilise même le public comme support de ses œuvres lors de performances qu'il donne en direct à travers le monde. Deux médiums donc, radicalement différents par leur résonance, mais ayant la même source, la même approche : créer de manière spontanée.

Bien qu'influencé par la BD ou par des peintres tels que Pierre Soulage ou Antonio Tapiès, Matéo recherche constamment, dans son approche artistique, la force et la vitalité qui caractérisent l'Art Brut. Grand performeur, il ne peut peindre que dans l'urgence afin de laisser l'instinct dominer la réflexion. Il réalise son art numérique en direct et en public ; pour ses peintures, Matéo ne se donne jamais plus que quelques semaines pour réaliser une exposition. Ainsi, ses références, ses influences ou son intellect ne s'expriment qu'inconsciemment, laissant une grande place à la spontanéité et l’originalité.

Matéo cherche à saisir des émotions, des souvenirs, une dynamique ou des énergies ; des évènements fugaces, qui ne peuvent êtres captés et matérialisés que dans l'instant d'où, l'importance d'une exécution rapide. Pour cela, il utilise des techniques simples, des couleurs brutes (noir, blanc, bleu, rouge), des supports solides facilitant une gravure presque frénétique dans la matière (aluminium, bois, plexiglass). Les « accidents », les « hasards » d’un geste sortant de son supposé contrôle, font parties intégrantes de l'œuvre. Il les revendique, les utilise. Il libère ainsi son geste, animé par une énergie omniprésente, et laisse aller sa pulsion créatrice pour jeter sur l'œuvre la fougue charnelle qu'il entretient avec la matière.

Si ses œuvres sont faites dans l'urgence, elles n’en sont pas moins extrêmement travaillées. Matéo utilise une technique personnelle qu'il a développée au gré de son dialogue avec les matériaux. Il délaisse le pinceau pour des outils comme les feutres, la truelle, les clous et couvre les surfaces d'empreintes et de gravures. De près, elles révèlent une richesse de textures et une multitude de détails. Si on peut deviner sur certaines œuvres des figures ou des corps, ce sont plus les symboles des émotions que des figurations. Matéo suggère plus qu'il ne montre, il propose plus qu'il n'impose. Son art est une véritable rencontre entre la symbolique et le figuratif. C'est à travers la mise en scène de cette rencontre que ses œuvres peuvent révéler une introspection de l'âme, le langage graphique devient alors un substitut à l'incantation humaine.

Avec Mouvements Aléatoires, Matéo revisite cinq médiums différents : papier, bois, aluminium, sérigraphie et vidéo. Cinq médiums, cinq parcours ou le public pourra découvrir ou redécouvrir les différentes facettes d'un artiste singulier, au talent indéniable.

galerie [sas] du 15 mai au 14 juin 2008
372 rue Sainte-Catherine Ouest, espace 416

Espace 2 de la galerie [sas]

Guillaume Simoneau

Til Kingdom Comes...
(or a Slight Difficulty to Breathe)

[ VERNISSAGE ]
jeudi 15 mai 2008
17h30

© Guillaume Simoneau Cire de Céline, Caesar Palace 2007, Impression chromogénique 92x92 cm

La Guillaume Simoneau est né dans un village de la rive sud de Québec. Dans une petite communauté où les habitants vivent dans une étroite proximité, il acquiert rapidement un sens aigu de l'observation et une grande aisance à entrer en relation avec les gens. Il étudie en sciences appliquées lorsqu'il croise l’univers de Larry Towell, rencontre qui va littéralement changer sa vie et provoquer un virage drastique dans son parcours académique et professionnel. Les images de Towell, qui l'émerveillent tant par leur propos que par leur style et leur composition, le portent à se lancer dans un travail de création photographique qui a aujourd'hui gagné le support du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec.

L’artiste rassemble ici huit œuvres issues d’un travail qui s'est échelonné sur cinq années. Unies dans leurs différences, ces images forment en quelque sorte un portrait de famille dont les membres ont été éparpillés et qu'on a reconstituée. À travers elles, Guillaume Simoneau illustre notre zeitgeist : l'esprit de notre temps. Il met en scène les enjeux propres à notre ère qui est celle du pouvoir, du capitalisme et de la mondialisation, tout en restant convaincu que rien n'est venu à bout de la beauté, de la force et de l'espoir que couve toujours notre humanité bien imparfaite. Il soulève les préoccupations et les maux que laisse dans son sillon l'édification des empires modernes, plaçant le spectateur devant les icônes de la globalisation, du corporatisme, de la consommation, des changements climatiques, du pouvoir, de l'oppression, de la violence. Cette série exprime le déclin d'une vision utopique, la perte de l'innocence, le passage vers la vulnérabilité, vers une vision lucide de la réalité et de ses travers. Mais ici, désillusion n'est pas synonyme de désespoir. En fait, le spectateur se trouve témoin d'une beauté en transition, ce qui explique le sentiment d'attraction-répulsion que fait naître ces oeuvres. En relevant les séquelles d'un monde manifestement imparfait, ces fragments narratifs surviennent dans l'espoir d'un dialogue plus ouvert et plus étendu, un dialogue qui traverserait le micro comme le macro, érigeant des ponts entre les maux individuels et universels.

Guillaume Simoneau cherche à raconter le monde le plus objectivement possible, traitant des humains, des objets et des paysages indistinctement et accordant autant d'importance aux uns qu'aux autres. Le lieu physique tient un rôle prépondérant dans cette série. Les images ont d’ailleurs été inspirées de lieux divers tels que Las Vegas et Marrakesh, ainsi que le Mexique et le Québec. En effet, puisque selon lui, le quotidien agit comme un voile sur les yeux, le voyage fait partie intégrante de la vie de l'artiste et de sa pratique. Le déplacement et la rencontre de lieux nouveaux éveillent ses sens et les images iconiques ressortent naturellement.

Le magazine Walrus a récemment publié sa série ‘After Prom’. Il est l'un des membres fondateurs de 7578 et a enseigné au Maine Photographic Workshop ainsi qu’en de nombreux centres, cégeps, et universités à travers le Québec, y compris le centre Saidye Bronfman et Dawson College, où il a fondé F-Start, un camp d'été pour les jeunes. Il compte parmi ses clients la majorité des médias imprimés de Montréal.

galerie [sas] du 15 mai au 14 juin 2008
372 rue Sainte-Catherine Ouest, espace 416

galerie [sas]

galerie [sas] : 372, Sainte-Catherine ouest > espace 416 tél : 514 878 3409 > info@galeriesas.com > www.galeriesas.com heures d'ouverture : du lundi au vendredi de 9h00 à 17h00 et le samedi de 12h00 à 17h00

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