Gabriel Arcand, Violette Chauveau et Marie-France Lambert réunis dans Avant la retraite

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Le Groupe de la Veillée, par l’entremise de sa directrice artistique Carmen Jolin, propose en reprise cette pièce forte du dramaturge autrichien Thomas Bernhard. Brillamment portée par Gabriel Arcand, Violette Chauveau et Marie-France Lambert, Avant la retraite a remporté lors de sa création à l’automne 2014 un franc succès et il semblait important d’offrir l’opportunité au public de voir ou revoir cette oeuvre marquante. Mais pas seulement. Cette pièce demeure un avertissement contre toutes les dérives totalitaires et rappelle la façon pernicieuse dont le fascisme s’infiltre au sein d’une communauté ou d’une nation. Sa pertinence, au regard des différentes crises qui agitent le monde actuel et qui sont, on le sait, un terreau fertile pour transformer la peur et la tentation du repli sur soi en idées nauséabondes, est immense.

Échos des médias :

« Une pièce dense et forte […] La mise en scène de Catherine Vidal est impeccable, slalomant entre réalisme et métaphores. »
— M. Cloutier, La Presse

« Un trio grandiose d’acteurs […]. […] un théâtre intelligent qui nous met en garde contre les comportements qui pourraient mener à une nouvelle dérive similaire au nazisme. […] Une grande pièce, à voir sans faute. »
— P. St-Onge, MonTheatre.qc.ca

« Avant la retraite est une oeuvre subtile, tout en nuances [...] plus que nécessaire. »
— H. Prévost, Pieuvre.ca

« Une pièce coup-de-poing. Un texte très fort »
— A-M. Kerouac, Catherine et Laurent, CIBL 101,5

Une journée particulière

Ils sont trois. Rudolf Höller, ex-officier, occupe encore la fonction de président du tribunal d’une petite ville, avant sa retraite prochaine. Il rentre chez lui où l’attendent ses deux soeurs. Vera, dévouée, admirative fanatique de son frère, et Clara, la soeur revêche, clouée à un fauteuil roulant, pleine d’amertume et de haine. Triangle familial étouffant, tous trois sont les produits de leur époque et en portent les séquelles.

Ce soir-là c’est le 7 octobre, jour de la naissance d’un haut dignitaire du IIIe Reich, idole de Rudolf et Vera, qui chaque année célèbrent son anniversaire comme il se doit. Une cérémonie clandestine et nostalgique, sordide et ridicule se déroule… Sous-titrée Comédie de l’âme allemande, traversée d’un humour ravageur, Avant la retraite dissèque au scalpel la bonne conscience et l’hypocrisie d’une société toujours habitée par ses vieux démons.

Thomas Bernhard

Un joyeux mélancolique

« L'échec, thème obsessionnel, domine toute l'oeuvre de Bernhard. Mais par un détachement amusé, par un dosage subtil et séduisant entre résignation et révolte, il tient l'échec en échec, il en fait un art. Par ailleurs, son oeuvre est nourrie, traversée, hantée par l'Autriche. Un des aspects les plus marquants de ses écrits est la critique virulente de son pays auquel il reste pourtant profondément, charnellement attaché. Provocateur et redresseur de torts, il élabore un art de l'irritation qui, en fait, est un art d'exister. C'est vivre dans une sorte de relation amour-haine envers toute chose. »

Erika Tunner dans Thomas Bernhard : un joyeux mélancolique.

Thomas Bernhard est l’auteur d’une imposante œuvre théâtrale, poétique et romanesque, marquée par son habileté à sonder les ambiguïtés de la psyché humaine.

Avant la retraite

Du 17 novembre au 5 décembre 2015

Texte Thomas Bernhard

Mise en scène Catherine Vidal

Traduction Claude Porcell

Avec Gabriel Arcand, Violette Chauveau, Marie-France Lambert

Scénographie Geneviève Lizotte / Costumes Elen Ewing

Éclairages François Marceau / Conception Sonore Francis Rossignol

Assistance à la mise en scène Alexandra Sutto