Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue Jour 1 : découvertes et coups sûrs

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Ça faisait bien 4 ans que je n’avais pas eu la chance de revivre le FME. Le festival se déroule toujours lors de la dernière longue fin de semaine avant la rentrée. Cette année, du jeudi 30 août au dimanche 2 septembre, la ville de Rouyn-Noranda se transforme et s’électrise au rythme de groupes d’ici et d’ailleurs, et dans toutes les styles.

Shows cachés

Outre ses installations, un des éléments signature du festival est sans aucun doute ses shows cachés. Ceux-ci sont entièrement gratuits, et situés un peu partout dans la ville. Il suffit de télécharger l’application du FME pour recevoir en tout temps les notifications qui vous diront tout sur ces mystérieux shows cachés.

C’est d’ailleurs comme ça que s’est démarrée la journée du jeudi, près du lac Osisko, à la maison Dumulon, où Ingrid St-Pierre a performé sous un ciel ensoleillé. Puis-je mentionner que ce matin-là, il faisait 6 degrés et que les nuages dominaient le ciel? Belle tournure météo en faveur du FME!

La prestation était minimaliste : Ingrid au piano, accompagnée d’une violoncelliste. Elle a, à deux reprises, quitté le micro pour performer sans micro et système de son. L’une de ces deux fois, c’était pour interpréter à merveille une chanson de Brassens «La non demande en mariage» en s’accompagnant de son ukulele. Elle a conclue en chantant une petite dernière en version a capella en se rapprochant de son public - et s’éloignant du micro.

Doublé réussi à l’Agora des arts

De retour sur la Murdoch, le show de la rentrée commence déjà à créer une file d’entrée sur le site extérieur. De mon côté, j’opte pour un doublé à l’Agora des arts, cette ancienne église devenue salle de performance artistique.

En première partie, découverte pour moi : Nakhane. Natif d’Afrique du Sud où il a autrefois chanté dans les chorales d’églises, il prête maintenant sa voix à une musique électro. Il y aborde l’homosexualité, les sexes et les genres : des thèmes que le catholicisme ne lui permettait pas d’aborder. Vêtu d’un veston sous le quel il arbore un simple harnais de cuir, de style bondage. Sous ses airs androgyne, il a entamé sa performance sous une note plus mélancolique. Toutefois, ses dernières chansons et son succès You will not die ont remis rapidement l’électricité dans l’air.

La porte était maintenant ouverte pour Hubert Lenoir et son groupe.
Depuis Santa Teresa, mes tentatives répétées afin de le voir performer sur scène se sont avérées inutiles. Mais voilà, enfin, je n’allais pas manquer ça. Et quel moment! Il faut dire qu’ils ont failli ne pas se rendre, car leur véhicule était tombé en panne!
Tout de même, malgré ces turbulences sur la route, Hubert et son band ont ouvert tout en douceur avec Si on s’y mettait pour ensuite enchainer avec Fille de personne II , au grand bonheur de tous. Ils ont aussi joué Momo, une de mes préférées, entièrement instrumentale. C’est à ce moment qu’Hubert a invité quelques personnes à danser sur scène. Mais mes moments préférés : deux nouveautés jamais entendues. Verdict? J’ai hâte d’en entendre encore plus. Alors Hubert, tu nous sors ça quand?

Découvrez
Hubert Lenoir : https://hubertlenoir.bandcamp.com/album/darl-ne
Nakhane : https://soundcloud.com/nakhane
Ingrid St-Pierre : https://www.ingridstpierre.com/

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