Festival Altérité, pas à pas ! à Tangente

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Festival Altérité, pas à pas ! à Tangente

Tangente s’associe une fois de plus à Altérité, pas à pas! dans le cadre de la 3ème édition du festival produit par Nord Sud Arts et Cultures, dont la mission est de promouvoir la rencontre, le rapprochement, le rassemblement et la création avec l’autre dans la différence.

Pour l’occasion, Tangente présentera trois pièces de chorégraphes provenant du Maroc, de l’Iran et d’Israël, dont deux premières mondiales.

Après des solos remarqués au Festival TransAmériques en 2012 et au MAI (Montréal, arts interculturels) en 2017, le chorégraphe marocain Taoufiq Izzediou revient à la charge avec une œuvre créée avec cinq jeunes danseurs. Alors que les questions sur les migrations humaines et les frontières alimentent des débats autour du monde, Borderlines met les postes de contrôle sous la loupe, ces barrières visibles autant que celles s’érigeant à l’intérieur de soi. Enveloppé par une bande-son tirée de sources marocaines traditionnelles et contemporaines, ce quintette ardent cherche à s’approprier l’espace ou à s’en créer un si nécessaire. Dans une société où les individus sont sous surveillance constante, que reste-t-il de l’intimité? Une coprésentation avec le MAI du 10 au 13 octobre.

Suivra un programme double du 17 au 20 octobre. L’Israélien Elad Schechter, récipiendaire de la médaille d’argent à la Beijing International Ballet and Choreography Competition en 2011, présentera Premiere, une rare collaboration entre une artiste musulmane et un chorégraphe juif. La pièce est une forme de protestation, une performance initialement mise en scène dans l’ouest de la ville où ils sont nés et ont grandi, Jérusalem. Elad et l’interprète Rand Ziad Taha cherchent à révéler divers aspects de la culture arabe. Rand dépose un Walkman, un appareil photo Polaroid et un téléphone cellulaire sur scène, converse avec sa mère en direct, écoute une chanson d’amour algérienne. Elle porte un costume dont les différentes couches évoquent les couleurs du drapeau de la Palestine. Son masbacha (chapelet arabe) inspire des mouvements qui repoussent les limites de la physicalité.

De son côté, le couple créateur composé de la chorégraphe-interprète Nasim Lootij et du dramaturge Kiasa Nazeran se penchera sur la destruction d’œuvres d’art et l’interdiction pour les femmes de danser et chanter en Iran. Dans La Chute, Nasim lutte pour se lever, résistant à des forces hostiles. L’éclairage fragmente son corps telles les branches d’un arbre, une métaphore dramatique pour les efforts des musiciens d’autrefois qui se sont vus empêchés de créer une musique nationale visant à unir les différents groupes ethniques. Cette chorégraphie néo-expressionniste rend hommage à ces artistes et à la ténacité des Iraniens.

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