«Félix et Meira» ou la quête de l'amour

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Le nouveau film du réalisateur québécois, Maxime Giroux, Félix et Meira, sort en salle ce vendredi 30 janvier. Excentris nous a ouvert la salle de son cinéma pour l'avant-première. Critique.

« Amour impossible » aurait pu être le nom du film Felix et Meira. Les prénoms des deux protagonistes du nouveau long métrage de Maxime Giroux, qui sort en salle ce vendredi 30 janvier. Félix célibataire québécois, un peu marginal et rêveur, vient de perdre son père fortuné. Meira, femme juive hassidique, mariée et mère d'un nouveau né, est en pleine réflexion sur sa confession religieuse. Elle rêve d'une vie normale. Tous deux, vivent dans le Mile-End, quartier montréalais, où vit la communauté ultra-orthodoxe juive. Côtoyant les mêmes endroits et les mêmes trottoirs, Félix et Meira sont aussi proches qu'éloignés. Ces deux êtres, que tout oppose, vont se laisser tenter vers l'inconnu et emmener le spectateur dans leurs réflexions sur la vie à travers les rues de Montréal, New-York et Venise...

Réflexion sur la communauté juive hassidique du Mile-End.

Ce film dépeint la rencontre inattendue entre deux communautés distinctes, qui malgré leur proximité, ne communiquent pas. Dans le quartier du Mile-End à Montréal, en bordure d'Outremont, depuis le début du XXème siècle, vit l'une des communautés les plus orthodoxes du monde, après Jérusalem, New-York et Londres. Maxime Giroux, le réalisateur, a vécu dans ce quartier lorsqu'il avait une vingtaine d'année. Il dit avoir été « immédiatement intrigué par les juifs hassidiques ». Il a donc longuement observé ces religieux et entrepris des recherches qui ont vite transformé « son intérêt pour cette communauté en fascination » et c'est ce qui donna fruit à Félix et Meira. Un film romantique qui permet surtout d'avoir une réflexion et une compréhension sur la silencieuse mais très visible communauté hassidique de Montréal.

Mélanie Pinto