Expo Archipel à Montréal

La Galerie Orange et Parisian Laundry présentent le collectif Archipel au 81, rue Saint-Paul Est, reflet des pratiques actuelles en sculpture. Cet événement regroupe les créations de 12 sculpteurs d’envergure dans deux lieux, deux contextes distincts mais complémentaires.
Parisian Laundry est un vaste bâtiment industriel récemment restauré, situé dans le Centre-Ouest de Montréal. Ce lieu polyvalent, doté de trois spacieux espaces, présente le volet monumental de l’exposition. Rares sont les lieux où il est possible de réunir un corpus de sculptures de telles dimensions. Ainsi les sculpteurs sélectionnés expriment à travers leurs oeuvres toute la portée de leur savoir-faire et de leur recherche en confrontant, dans la démesure, volume et matière.
La Galerie Orange, située au coeur du Vieux-Montréal - alter ego métropolitain de Lacerte Art Contemporain, de Québec - offre des propositions aux volumétries plus contenues. Ce second volet permet donc d’apprécier une autre facette de la production de ces sculpteurs.
Archipel porte un regard panoramique sur diverses propositions de la sculpture actuelle. Cet événement permet également de conjuguer constats et questionnements sur les pratiques sculpturales d’aujourd’hui.
Le travail de Michel Archambault couvre une période de recherche féconde. Issu d’une pratique minimaliste, l’artiste s’interroge aujourd’hui sur la fonction de l’objet à l’aide de matériaux discordants (métal/textile) ou complémentaires (sculpture-photographie) dans des organisations fragilisées, aux frontières de l’habitat et du résiduel.
Valérie Blass est la cadette du collectif. Elle détient une maîtrise en arts visuels de l’UQAM et elle vit et travaille à Montréal .Ses œuvres récentes – des couples d’objets apparentés mais non-identiques – remettent en question les notions d’individualité et de séduction, thèmes récurrents chez elle.
Jean-Pierre Bourgault vit et pratique la sculpture à Saint-Jean-Port-Joli. Pratiquer la sculpture pour lui, c’est affirmer un statut de citoyen universel. Tout à fait à l’aise dans le format monumental qu’il affectionne, Bourgault a réalisé plusieurs œuvres publiques au Québec. Il est également l’un des fondateurs du centre Est-Nord-Est.
COZIC, c’est le duo formé de Yvon Cozic et de Monic Brassard, à la fois enseignants, commissaires et artistes. Les œuvres du duo ont pu être vues partout au Canada de même qu’en Europe. Le travail de COZIC démontre une volonté d’approcher différemment les matériaux utilisés de même que l’espace public.
L’artiste Mathieu Gaudet s’appuie sur les multiples langages signalétiques pour créer un univers à la frontière entre les charpentes en chantier, les artefacts cryptés d’une civilisation inconnue et les résidus industriels d’une culture en quête de sens et d’intention. Ses ensembles supposent la rigueur du geste desquels se dégagent un certain lyrisme minimal.
Depuis une quarantaine d’années maintenant que Peter Gnass pratique la sculpture au Québec. Au cœur de ses préoccupations d’artiste: la transformation de l’oeuvre en fonction du point de vue adopté par celui qui la regarde. Peter Gnass a exposé au Québec à de nombreuses reprises; plusieurs de ses œuvres publiques sont visibles à Montréal.
Guy Laramée est un artiste à la pratique transdisciplinaire. Son travail emprunte autant à la sculpture qu’à la peinture, à la musique et à l’écriture. Son récent corpus met en lumière la vanité et la finalité des réalisations humaines, dans des environnements intemporels et solennels.
Initiateur du projet Archipel, Jean-Pierre Morin est aussi un des sculpteurs les plus signifiants de sa génération. Sa démarche, à la fois formelle et ludique, offre un univers où la maîtrise du geste se met au service de la finalité de l’objet: à la fois publique et intime, complexe et accessible. Il enseigne et vit à Québec.
Basé à Toronto, John McEwen est un sculteur de renommée internationale. Il a développé un langage plastique habité de symboles simples et universels (animal au repos, construction humaine schématisée, étoile), éléments permettant une lecture accessible de ses propositions.
Pour Denis Rousseau, le langage et l’image sont les outils de base de son travail artistique. La ligne et la courbe se croisent, de même que le fixe et le cynétique. Dispositifs narratifs complexes et introspectifs qui font également appel à la vidéo et à la photo, ses installations sont imprégnées d’un humour subtil.
Bill Smith vit et travaille dans la banlieue de Chicago. Il a étudié en mécanique, en biologie et en arts visuels. Son travail semble fusionner les différentes facettes de sa formation. Les formes organiques de ses sculptures – assemblage méticuleux de billes, de boutons et autres minuscules objets fabriqués en série - confondent nature et culture avec profondeur et légèreté.
La sculpture de René Taillefer témoigne de son intérêt pour les architectures, celles de la nature comme celles de l’homme. Sensibles au passage du temps, ses pièces sont des dispositifs qui captent la lumière et l’espace dans une fixité constamment changeante. Il vit et travaille aujourd’hui sur l’Île d’Orléans.

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