EXCLUSIF - Un portrait du peintre anglais Henry Daniel Thielcke retrouvé à New York

Catégories:

Un portrait du peintre anglais Henry Daniel Thielcke (1788-1874), qui a vécu à Québec durant les années 1830-1855, existe bel et bien et c'est sa famille à New York est en sa possession. La famille Thielcke m’a contacté hier soir, et quel bonheur ce fût.

La peinture: http://patwhite.com/node/4729/edit

Mon dossier complet sur le peintre Henry Daniel Thielcke : http://www.patwhite.com/thielcke

Nous sommes peut-être en train de résoudre le mystère sur la vie de Thielcke, ce peintre méconnu. Il s’agirait en fait du seul «self-portrait» au monde de M. Thielcke. James «Thielcke» Lowe (un des descendants) me dit qu’il est aussi en possession d’une peinture du père de Henry Daniel Thielcke, Johann Von Thielcke, qui venait d’Allemagne et qui était en lien avec la Reine Charlotte, qui a elle-même marié George III. M. Lowe possède également une peinture de Charles Mackay Thielcke, un des enfants de Henry Daniel Thielcke, de même que l'arbre généalogique de toute la famille Thielcke.

Voici les noms des trois peintures, qui m'ont été présentées à Québec le 2 août 2008 par la famille Thielcke. Elles sont en possession du Musée national des beaux arts du Québec en ce moment:

1. Sepia drawing of Johan Von Thielcke (father of H. D. Thielcke)

2. Self portrait of H. D. Thielcke and wife

3. Athlete at Rest. By H. D. Thielcke

J’ai été contacté directement par Marc «Thielcke» Hardekopf, un avocat de New York qui est l’arrière-arrière-arrière-arrière petit-fils de Henry Daniel Thielcke et aussi le neveu de James Lowe, qui possède les trois peintures et bien des documents personnels de Thielcke transmis de génération en génération. Il habite à Sea Cliff, dans l’État de New York.

Son dernier nom est Lowe parce que son père changea son nom pour une consonance plus américaine et moins allemande dans les années 1930 pour devenir un acteur. Cette histoire me semble formidable et mystérieuse à la fois, étant donné que nous creusons de l’information vieille de 140 ans!

Par ailleurs, on m’informe qu’un des arrière petit-fils de M. Thielcke est toujours vivant à l’âge de 95 ans.

À suivre! La famille Thielcke sera à Québec les 1er et 2 août 2008 ainsi que le 7 août 2009.

La vie de Thielcke: http://patwhite.com/node/3722

C'est par exemple grâce à Louis-Joseph Papineau que, dans les années 1830, Antoine Plamondon et Henry Daniel Thielcke occupèrent chacun un atelier dans l'édifice du Parlement. Enfin, dès les années 1850, les photographes livrèrent une nouvelle concurrence aux peintres, appelés après tout à produire des œuvres où la ressemblance était fort prisée.

Par ses illustrations et ses commentaires, le catalogue se révèle d'une richesse impressionante. On y trouve de nombreuses et belles reproductions en noir et blanc, auxquelles s'ajoutent 32 planches en couleur. Cinq articles de présentation approfondissent certains des thèmes de l'exposition. Pour sa part, John R. Porter commente le marché de l'art au Québec, un marché dominé par la copie de sujets religieux et par des portraits de notables et de membres du clergé. D'après lui, la demande, chancelante au début, devient moins instable vers la fin de la période. Paul Bourassa analyse la fonction du portrait en tant que célébration de l'individu. Selon lui, les «bourgeois de la vie civile et religieuse... recherchaient] le portrait comme moyen de se définir, de s'affirmer et de se survivre» (p. 37). Alors que le portrait était tout aussi apprécié des francophones que des anglophones, ces derniers s'intéressaient davantage au pittoresque dans les paysages. L'esthétique dont les toiles étaient inspirées donnait un aspect britannique au paysage nord-américain.

Source : http://74.125.93.132/search?q=cache:n62cXnyPuR8J:www.erudit.org/revue/ha...

aussi sur l'impact de Thielcke:

Dans un renversement de perspective, des paysages et portraits d'autochtones réalisés par certains artistes européens du XIXe siècle contribuent, selon Guy Sioui Durand, à un regard critique nouveau des sciences humaines sur les cultures autochtones en même temps que sur leurs propres disciplines. Ainsi, parallèlement aux portraits d'Amérindiens « à l'état pur » promulgués entre autres par George Catlin et Paul Kane, véhiculant l'idéologie rousseauiste du « Bon Sauvage» d'avant la civilisation, des œuvres de peintres tels qu'Antoine Plamondon, Henri D. Thielcke ou Cornélius Krieghoff participeraient à une entreprise de déconstruction du colonialisme au profit de l'interdisciplinarité.

Voir Guy Sioui Durand, « Jouer à l'Indien est une chose, être Amérindien en est une autre », loc. cil.,
p.23-36.

Partager

Facebook icon
Twitter icon
Instagram icon