Entrevue avec Jesse Noah Klein – Un cinéaste vibrant de talent

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Jesse Noah Klein et Sarah Sutherland - Like a house on fire

 Le scénariste et réalisateur montréalais Jesse Noah Klein aura l’honneur de nous présenter dès demain 26 mars son dernier long métrage intitulé Like a house on fire au Cinéma du parc. Le film met en vedette Sarah Sutherland ainsi que Hubert Lenoir dans son premier rôle au grand écran.

Pour l’occasion, j’ai visionné Like a house on fire. J’ai été si agréablement surprise que je n’hésiterai pas à aller voir le reste de l’œuvre du cinéaste, car il a une signature artistique prenante et inspirante qui baigne au sein de ses films.

Synopsis

Dara rentre chez elle pour renouer avec son mari et sa jeune fille, qu’elle a quittée deux ans plus tôt. Lorsqu’elle arrive, elle découvre qu’une femme enceinte de sept mois a pris sa place et que sa fille ne la reconnaît plus. Like a house on fire raconte l’histoire de la lutte d’une femme pour retrouver la vie qu’elle a laissée derrière elle.

Pour réserver des billets, cliquez ici : https://cinemaduparc.com/fr/film/like-a-house-on-fire_fr.

Hubert Lenoir dans Like a house on fire de Jesse Noah Klein

Entrevue avec Jesse Noah Klein

Exceller en portant plus qu’un chapeau

Les personnages dans tes films ont majoritairement vécu des événements difficiles au sein d’une famille décousue et en sont ressortis plus que brisés. Like a house on fire n’en fait pas exception. Qu’est-ce qui t’attire chez ce genre de personnages psychologiquement détruits?

Je pense que toutes mes histoires mettent l’accent sur les personnages eux-mêmes parce que je pense qu’il y a de l’espoir là-dedans et je pense qu’ils peuvent tous commencer quelque part. Il y a toujours un développement et des relations avec d’autres personnages qui sont brisés, mais il y a toujours l’espoir que la situation s’améliorera. Tout au long de l’histoire, c’est possible pour les personnages de communiquer plus amplement et quand ils décident de faire ça, il y a toujours une amélioration intérieure comme « How they are inside » et avec les relations entre eux. Donc oui, il y a toujours des personnages dans mes histoires qui doivent décider comment ils veulent intégrer leurs amis et comment ils peuvent réussir à avoir de bonnes relations avec eux.

Qu’est-ce qui t’inspire dans la scénarisation et la réalisation de tes œuvres?

Ça dépend. Pour Like a house on fire, c’était le personnage de Dara. J’ai commencé vraiment avec elle et j’avais une idée très claire de qui s’était et l’histoire s’est développée ensuite. Dans mon film We’re still together, un des personnages, c’est mon frère et je voulais écrire un film pour lui. J’étais très content de la structure et du genre. Pour Like a house on fire, c’était les personnages dont celui de Dara.

C’est vraiment important d’avoir des personnages captivants et développés au cinéma. Souvent, l’histoire suit après et comme spectatrice ou spectateur, on s’intéresse avant tout aux personnages.

Oui ça dépend. Je dis tout le temps à mes étudiants quand j’enseigne au cégep qu’il n’y a pas une façon de commencer un scénario. Pour moi, personnellement, il n’y a pas une façon de faire. Pour Like a house on fire, c’était Dara. Par contre, pour mon prochain film, je n’ai pas commencé le scénario avec le personnage principal.

Comment as-tu réalisé la distribution? Qu’est-ce que tu recherchais avant tout chez les acteurs et actrices?

Pour tous les personnages, ça dépend. Pour Sarah Sutherland qui joue Dara, je trouvais qu’il y avait quelque chose de doux, mais compliqué avec elle et j’aimais sa façon d’interagir avec les gens. C’était un peu difficile ou straight en anglais. Je pense que Dara c’était exactement ce qu’on recherchait. Pour Jared Abrahamson qui joue Danny, c’était comme pour Sarah. Je pense que c’était une opportunité pour lui de faire quelque chose un peu différent des autres rôles qu’il joue la plupart du temps comme un père par exemple. Pour ces deux rôles, la chimie était immédiate. Ils étaient très impliqués dans leurs personnages.

Pourquoi as-tu choisi Hubert Lenoir pour interpréter le personnage de Jordan?

J’écoutais déjà la musique d’Hubert. Un jour, j’étais en train d’enseigner et je me suis dit « Ah! Hubert Lenoir serait très bon pour Jordan ». Il était 11h le matin, un mercredi. J’avais une idée en tête du personnage et j’ai pensé à lui. Je trouvais qu’il était très sensible et ça, c’était très important pour le rôle. C’était très facile de travailler avec lui. Il a une très bonne attitude et il a la qualité d’être photogénique sur l’écran et dans la caméra.

Sarah Sutherland dans Like a house on fire de Jesse Noah Klein

Études et voie cinématographique

Qu’est-ce qui t’a poussé à te diriger vers les études cinématographiques après celles en communications à l’université?

Quand j’étais au cégep et à l’université, je n’avais pas la confiance. Ça a pris des années pour que je prenne cette décision et après, j’ai fini à Concordia. Je suis allé aux États-Unis pour étudier les films pendant trois ans. Après ça, je me suis demandé qu’est-ce que je voyais pour mon premier long métrage We’re sill together. Pour le projet que je fais en ce moment, c’est beaucoup de travailler avec les acteurs. Avec les personnages qui sont brisés, je souhaite avoir de la puissance dans ce que je fais dans la performance et les personnages.

Le cinéma au Québec

Que penses-tu de l’industrie du cinéma au Québec en ce qui concerne les subventions et les projets qui sont choisis?

Je pense que le cinéma au Québec, c’est un espace vibrant. Il y a beaucoup de monde qui font des films très bons et je suis fier d’être dans cette communauté. Je pense qu’il y a des réalisateurs et des gens qui sont très bons et très passionnants. J’ai toujours hâte de faire mon prochain film. C’est toujours comme ça! Dans le Canada, je pense que Québec a un espace culturel très vibrant et inspirant.

De quelle façon la pandémie t’a-t-elle affecté dans ton travail et ta vie personnelle?

La part la plus difficile, c’était la distribution de Like a house on fire parce que le film jouait au TIFF en septembre, mais le TIFF a fait un sidebar qui s’appelle TIFF Select et qui était juste pour le market et pas pour une audience. Alors, on avait très hâte de partager la firme cet automne, mais ce n’était pas possible à cause de la pandémie. Maintenant, on ouvre sur un écran, le Cinéma du parc. Les distributeurs ont fait une job super bonne, mais la pandémie et la distribution ont été très difficiles.

Le plus difficile dans la dernière année, c’était de trouver comment on peut partager ce film dans un moment où c’est presque impossible d’avoir des films dans les cinémas.

Je suis très heureuse que Like a house on fire soit enfin prévu au cinéma!

Oui! J’ai très hâte de partager le film et de faire des interviews parce que ça a pris deux ans pour faire le film et ça aurait été très excitant d’aller au TIFF avec toute l’équipe, mais ce n’était pas possible cette année. On peut au moins partager le film maintenant dans les cinémas dès cette semaine alors je suis très fier.

À l’avenir…

Quels sont tes projets à venir?

Mon prochain film, je peux dire que ce sera un autre long métrage et ce sera plutôt atmosphérique. Dans un genre atmosphérique. C’est plutôt a ghost story. C’est un thriller, mais avec des éléments de ghost. J’espère qu’on pourra le tourner dans un an et j’espère tourner au Québec. On sait jamais. J’aime tourner ici, j’habite ici et j’aime le crew, les producteurs, les équipes. Je suis fier d’être dans le cinéma québécois et de vivre ici. Par exemple, Like a house on fire, c’est un film québécois 100 %, mais on a tourné à North Bay en Ontario. Les producteurs du Québec et les distributeurs sont du Québec, mais on a tourné en Ontario.

Pour en savoir plus, cliquez ici :
Pour réserver des billets au Cinéma du parc, cliquez ici : https://cinemaduparc.com/fr/film/like-a-house-on-fire_fr.
Crédit photo : Lindsay Sarazin.

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Bande-annonce du film Like a house on fire :