Duceppe présente «Race»

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Duceppe présente «Race»

Un homme d’affaires, blanc et fortuné, est accusé d'avoir violé une jeune femme noire dans une chambre d'hôtel new-yorkaise. Deux avocats, un noir et un blanc, ainsi que leur assistante de race noire, doivent décider s'ils représenteront ou non cet homme. Leurs échanges soulèvent de très délicates questions, jetant un regard brutal sur l’Amérique, ses conflits raciaux et leurs implications dans les rapports individuels et juridiques.

Voilà un autre brillant suspense de l’Américain David Mamet dont l’intrigue semble faire écho à l’affaire DSK. Pure coïncidence puisque Race triomphait à Broadway en 2009. Et encore plus que de discrimination et de justice, il est question ici de mensonges. « La race, comme le sexe, est un sujet sur lequel il est presque impossible de dire la vérité. Dans chaque cas, le désir, l’intérêt personnel et l’image de soi font que la vérité est embarrassante à partager, non seulement avec des étrangers — qui peuvent, légitimement ou non, être considérés comme des opposants —, mais aussi avec les membres de son propre groupe, et certainement avec soi-même », affirmait Mamet dans le New York Times.

L'AUTEUR - David Mamet

David Mamet est un auteur, dramaturge, scénariste, réalisateur et producteur américain, né à Chicago en 1947. Parmi ses plus grands succès sur scène et au cinéma, on retrouve la pièce Glengarry Glen Ross (1992) et le scénario du film Les Incorruptibles (1987). David Mamet commence à écrire alors qu’il fréquente le Goddard College dans le Vermont. Il étudie ensuite le théâtre à New York. En 1976, avec un trio « off-Broadway », il présente ses toutes premières pièces : The Duck Variations, Sexual Perversity in Chicago et American Buffalo. Il obtient aussitôt le Obie Award du « Best New American Play » et le New York Drama Critics Circle Award pour American Buffalo.

LA METTEURE EN SCÈNE - Martine Beaulne

Jeune diplômée du Conservatoire d’art dramatique de Montréal (1975), Martine Beaulne parcourt la planète avec un vif désir de découvrir ce qui se fait ailleurs. Avec Giovanni Poli, Eugenio Barba, Guy Freixe, Shogu Otah et le groupe Dairakudakan, elle approfondit aux quatre coins du monde ses connaissances, autant de la commedia dell’arte que du nô moderne ou de la comédie classique.

LA TRADUCTRICE - Maryse Warda

Les nombreuses traductions et adaptations de Maryse Warda cumulent les distinctions. Son travail sur Motel de passage, une série de George F. Walker, reçoit d’ailleurs en 2000 le Masque de la meilleure traduction et se retrouve en lice pour le prix du Gouverneur général. L’Académie québécoise du théâtre mettra en nomination deux autres de ses traductions, celles de Wit de Margaret Edson et de Variations sur un temps de David Ives. Enfin, l’Association québécoise des critiques de théâtre retient sa version de Traces d’étoiles de Cindy Lou Johnson — sa toute première traduction —, comme finaliste en 1992.

RACE
Du 17 février au 26 mars

Texte de David Mamet
Mise en scène de Martine Beaulne
Traduction de Maryse Warda

Avec
Benoît Gouin
Frédéric Pierre
Henri Chassé
Myriam De Verger

Décor Richard Lacroix
Costumes Daniel Fortin
Éclairages Guy Simard
Musique Ludovic Bonnier
Accessoires Normand Blais
Assistance à la mise en scène Guillaume Cyr